‹ Nouveaux élémens de physiologie (volume 2)Chapitre 5 sur 23 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

DE LA PREMIÈRE ÉDITION (i).

Ces Nouveaux Élémens de Physiologie^ où se trouve sommairement exposée la doctrine que je professe^ depuis plusieurs années , dans des cours puMics^ sont fisdts sur le modèle de Ja petite Physiologie da grand et immortel ïlaU 1er (JPfimœ Lineœ Physiologiœ). Loin de moi j toutefois ^ la prétention d'avoir égalé un ouvrage qui y comme l'observe un homme d'un rare talent (2) , changea , lorsqu'il parut , la face de la science ^ et réunit tous les suffrages. Si ces Nouveaux Élémens méritent de lui être préférés y la gloire n'en est point à leur auteur ^ mais

au temps où il écrit ^ riche d'une multitude de

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(1} Publiée en Tan iz : i8oi«

(a) Lorsque Haller publia celui de ses ouvrages qu'il estî«> moit le plus , ses Premières lignes de Physiologie , il 8*éleva dans les écoles un grand murmure ; on étoit accoutumé -à trouyer , dans les écrits de ce genre , de longs raisonnemens presque toujours dénués de preuves , des opinions extraor* naires ou des fictions brillantes. Dans celui - ci , Ton fut étonné de ne voir que des fiedts nombreux > des détails précis , des conséquences rapiiles , etc. Vic^n'AzTa.

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données et de résidtats que lui fournissent les sciences* physiques perfectionnées^ et qui font^ pour ainsi dire ^ de la Physiologie une science toute nouvelle.

Il n'est pas difficile de reconnoitre que le plan d'après lequel j'ai travaillé ^ diff&re essen** tiellement de celui qu'ont adopté plusieurs médecins estimables ^ et que les Traités de Phy^ siologie dont la publication es;!: la plus récente ^ ne ressemblent à celui-ci que par leur titre. En réunissant un grand nombre de Êdts y en ajoutant à ceux déjà connus les fruits de mes observations et de mes propres expériences $ en les enchaînant par une méthode qui joint Texac-titude à la simplicité , je me suis proposé de tenir un juste milieu entre les livres élémentaires d'une concision trop voisine de la sécheresse et de l'obscurité ^ et ces ouvrages dont les auteurs, entrant dans tous les détails^ épuisant en quel** que sorte leur sujet ^ semblent n'avoir écrit que pour ceux qui ont le temps ou la volonté de les approfondir.

S'il se trouve des personnes qui disent que l'entreprise que j'ai tentée est bien au-dessus de ce que comporte mon âge, je leur répondrai, au risque de paroître soutenir un para**

PRÉFACE* xiij

ùoxe, que les jeunes gens sont peutétre les plus propres à la rédaction des ouvrages élémentaires^ parce qu'ils ont mieux présentes à la mémoire les difficultés, que Tétude leur a opposées^ la marche qu'ils ont suivie pour les. surmonter ^ et qu'une expérience récente les éclaire $ur. les dé£Eiuts et les avantages des méthQd6s(i); de manière que celui qui auroit acquis^ dans le moindre espace de temps ^ la plus grande somme de connoissances solides^ seroit celui qui^ à quelques égards ^ dirigeroit le mieux ses successeurs dans les routes épineuses de l'instruction et du savoir.

Four ce qui concerne l'esprit dans lequel MvA rédigés ces Nouveaux Élémens , j'ai constamment sacrifié l'élégance à la clarté , bien convaincu que cette derniè.re qualité fait le premier mérite d'un livre élémentaire. En outre^ jie pense avoir observé partout le même

(i) « Pour exposer la mérité dans Tordre le plus parfait , il » faut remarquer celui dans lequel elle a pu naturell^ent élrê

> trouvée ; car la meilleure manière d'instruire les autres » c*est » de les conduire par la route qu'on a dû tenir pour s'ins* » truire aoî-méme. Par ce moyen , on ne paroitroit pas tant » démontrer des vérités déjà découvertes 9 que faire chercher et

> trouver des vérités nouvelles ».

CojrniLLÀC.

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