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PREFACE

DE LA PREMIÈRE ÉDITION (i).

Ces Nouveaux Élémens de Physiologie , où se trouve sommairement exposée la doctrine que je professe depuis quelques années dans des cours publics , sont faits sur le modèle de la Petite Physiologie du grand et immortel Haller ( Primœ Lineœ Physiologiœ ). Loin de moi , toutefois , la prétention d'avoir égalé un ouvrage qui , comme l'observe un Lomme d'un rare talent (2), changea, lorsqu'il parut, la face de la science, et réunit tous les suffrages. Si ces Nouveaux Élémens méritent de lui être préférés , la gloire n'en est point à leur

(1) La première édition des Nouveaux Elémens de Physiologie , publiée en l'an ix (1801), est antérieure à VAnatomie générale de Bichat , dont l'auteur fut le condisciple. Nés dans la même province , formés à la même école , écrivant à la même époque, on doit, malgré d'assez nombreuses différences , trouver une conformité frappante jdans la doctrine générale de leurs ouvrages. . . • ■ ■

(2) Lorsqiie Haller publia celui de ses ouvrages qu'il estimait le plus , ses Premières Lignes de Physiologie , il s'éleva dans les écoles un grand murmure : on était accoutumé à trouver dans les écrits de ce genre de longs raisonnemens presque toujours dénués, de preuves, des opinions extraordinaires ou des fictions brillantes. Dans celui-ci , l'on fut étonné de ne voir que des faits nombreux, des détails précis , des conséquences rapides, etc. VicQ-n'AzTE.

XVllj PRÉFACE.

auteur , mais au temps où il écrit , riche d'une multitude de données et de résultats que lui fournissent les sciences physiques perfectionnées , et qui font , pour ainsi dire , de la Physiologie une science toute nouvelle.

Il n'est pas difficile de reconnaître que le plan d'après lequel j'ai travaillé diffère essentiellement de celui qu'ont adopté plusieurs médecins estimables , et que les Traités de Physiologie dont la publication est la plus récente ne ressemblent à celui-ci que par leur titre. En réunissant un grand nombre de faits, en ajoutant à ceux déjà connus les fruits de mes observations et de mes propres expériences, en les enchaînant par une méthode qui joint i'exactitude à la simplicité, je me suis proposé de tenir un juste milieu entre les livres élémentaires d'une concision trop voisine de la sécheresse et de l'obscurité, et ces ouvrages dont les auteurs, entrant dans tous les détails, épuisant en quelque sorte leur sujet, semblent n'avoir écrit que pour ceux qui ont le temps ou la volonté de les approfondir.

S'il se trouve des personnes qui disent que l'entreprise que j'ai tentée est bien au-dessus de ce que comporte mon âge, je leur répondrai, au risque de paraître soutenir un paradoxe, que les jeunes gens sont peut-être les plus propres à la rédaction des ouvrages élémentaires, parce? qu'ils ont mieux présentes à la mémoire les difficultés que l'étude leur a opposées , la marche qu'ils ont suivie pour les suritnonlerj et qu'une expérience récente les

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