‹ Nouveaux éléments complets de la science et de l'art du dentiste (volume 2)Chapitre 2 sur 31 · VIN · texte numérisé non relu

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y trouve la description, laite sur le tou le plus sérieux, de l’opération cjui a pour but la (ixation d’une pièce de denture à la mâchoire supérieure au moyen , de quoi? d'un lien passe à travers

l épaisseur de l'os maxillaire , etc., etc. î î

Quant à l’ouvrage de Maury, écrit sous l’influence de ce préjugé qui semblait depuis longtemps faire au dentiste l obligation de ne pas devoir sortir du cercle étroit de la partie essentiellement pratique de sa spécialité , tout y est réduit â des proportions qui ne le rendent utile que pour une étude tout-à-fait sommaire de la matière, ou que pour servir de memento à ceux qui savent déjà.

Ce que nous disons de l’ouvrage de Maury s’applique, à plus forte raison, à celui que vient de publier M. Lefoulon, qui n’en est au fond que la reproduction , moins la précision de certains détails pratiques ; mais plus aussi un certain air mondain qui trahit sa véritable destination et dé-

montre que l’instruction des dentistes n’était pas le véritable but de Fauteur, comme nous n’aurons que trop souvent occasion de le prouver, et comme le prouve ce praticien lui-même , qui a cru pouvoir dire en trente-six lignes tout ce qui concerne les crochets, nos meilleurs et les plus habituels moyens de maintenir fixées dans la bou-

che les diverses pièces de denture artificielle, et

qui consacre quatre pages à célébrer tes vertus de la plus innocente pâte odontalgique qui ait jamais été préconisée.

Bien convaincus que la bonne foi est la première obligation que contractent envers la société ceux qui écrivent , nous n’apporterons dans l’exposé de tout ce qui nous est propre rien de cette réserve et de cette discrétion qui portent quelques uns de nos confrères à faire mystère de leurs découvertes ou de leurs procédés opératoires. Ils ignorent combien en cela ils se rendent coupables; car, si ces procédés sont parfaits, ils en bornent la propagation ; s’ils ne sont que supérieurs à ceux qui sont généralement usités, mûris par d’autres , ils pourraient recevoir d’utiles perfectionnements, et, dans tous les cas, rendre au public les plus éminents services; enfin, s’ils sont défectueux, ils s’exposent, en refusant de se laisser éclairer, à tourner sans cesse dans un cercle vicieux et souvent à décheoir d’une position que pouvaient leur avoir acquise de longs et de pénibles travaux.

Si l’amour de la science et le désir du bien général ne sont pas, aux yeux de ces confrères mal à propos discrets, des motifs suffisants pour rendre publiques les découvertes auxquelles auraient pu les conduire tantôt le hasard, tantôt

une position particulière, qu ils sachent au moins que leur intérêt personnel , au défaut d’un plus noble mobile , leur en fait un devoir; et si légoïsme les aveuglait au point d’en douter, qu’ils méditent a cet égard les paroles suivantes d’un maître de l’art dont ils invoquent souvent le témoignage et l’autorité ( I ) :

a Celui qui publie une découverte ne doit pas craindre que cette publication nuise à ses intérêts ; les gens opulents s’adressent toujoursaux inventeurs des découvertes utiles, parce qu’ils pensent avec raison que l’auteur d’un procédé est ordinairement celui qui sait le mieux l’employer. Le mystère d ailleurs, dans une chose utile, restreint toujours son emploi ; il empêche qu’elle ne se répande, qu elle ne s’accrédite , et fait toujours plus de tort à l’invention qu elle ne lui procure d’avantages. Je pense donc que c’est toujours par un iaux calcul (pi on garde un secret de cette nature ; car, en admettant que l'inventeur d’une découverte éprouvât quelque tort en la divulguant, ce tort ne peut assurément être mis en balance avec la satisfaction qu’il doit éprouver d’être d’une utilité générale... »

Pour mettre de la méthode dans notre travail

(1) Gariot ; Traite des Maladies de la bouche.

et lier toutes les parties qui le composent de telle sorte que les principes pratiques découlent naturellement des faits physiologiques j que chaque objet vienne se présenter à son tour, c’est à dire suivant son importance relative, que l’art, en un mot , ne soit que le résumé de la science , nous avons divisé cet ouvrage en deux parties , formant deux volumes susceptibles néanmoins d’être réunis en un seul.

La première contient quatre chapitres formant quatre divisions principales consacrées , la première à X anatomie , la deuxième à \& physiologie, la troisième à X hygiène et à X orthopédie , la quatrième à la pathologie et à la thérapeutique : c’est LA science. La seconde partie comprend, dans deux chapitres bien distincts : 1° la médecine opératoire ; 2° la prothèse , souvent aussi désignée sous le nom de mécanique dentaire : c’est I’art , dans son sens le plus absolu.

Ce plan nous semble laisser peu à désirer ; car, par la division simple, méthodique, logique enfin qu’il impose, rien ne peut être omis. En effet, s’il est évident que la description d’un organe, d’une partie quelconque du corps doit précéder, comme base indispensable, toute dissertation qui lui est consacrée, il est bien clair aussi que ce qu’il y a de plus important à connaître, après l’organe lui-

meme, ce sont les lois suivant lesquelles il se développe, les fonctions qui lui sont départies et les conditions sur lesquelles repose ( intégrité de ces fonctions aussi bien que leur entier accomplissement. De là l anatomie, la physiologie, X hygiène et X orthopédie .

Quand l’hygiène a été impuissante pour conserver, l état maladif se déclare; de là la gie et nécessairement la thérapeutique, dans lesquelles nous comprendrons tout ce qui se rapporte aux causes tant éloignées ou prédisposantes que prochaines ou efficientes, au caractère particulier des maladies des dents et même de leurs principales annexes, et au traitement soit médical, soit chirurgical, qui est approprié à ces maladies. La médecine opératoire se place d elle-même à la suite de la pathologie et de la thérapeutique, dont elle est un des moyens; car , dans la médecine dentaire , elle formé une des ressources les plus puissantes, un des agens auxquels nous sommes malheureusement le plus souvent contraints d’avoir recours. Enfin quand lart, souvent impuissant pour conserver, s’esl vu forcé de détruire, et quand la nature a éprouvé d’elle-même , dans l’ordre qu elle s’esl imposé 9 les ravages du temps, ou n’a pu lutter contre les causes innombrables de destruction qui, à tout* âge, menacent sans cesse les

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