‹ Nouveaux éléments complets de la science et de l'art du dentiste (volume 2)Chapitre 5 sur 31 · chapitre de choses essentiellement disparates · texte numérisé non relu

chapitre de choses essentiellement disparates

comme des opiats , des poudres et même des brosses dentifrices, dans le développement des matières de la prothèse dentaire , et des moyens quelquefois bien légers qui assurent la régularité de la seconde dentilion, à l’occasion de la médecine opératoire. Toutes ces choses n’appartien-

lient-elles pas bien plus directement à l’hygiène, puisqu’elles n ont d’autre but que de diriger F exécution d’une fonction et de prévenir tout ce qui peut la troubler, en posant les conditions de son état normal.

Quant aux divisions secondaires , établies sous lorme de paragraphes, toute personne habituée à juger un livre reconnaîtra sans peine qu’en adoptant celles que nous avons suivies, nous avons toujours eu en vue bien plutôt de parler a 1 esprit qu’à la mémoire de nos lecteurs , en un mot, de faire de véritables dentistes que de simples mécaniciens. En étudiant en effet chaque objet, nous l’avons envisagé moins dans l’ordre suivant lequel il s’emploie qu’à l’occasion du principe qui doit servir de guide- dans sa confection ' ou son ajustement.

Ainsi , pour ne citer qu’un exemple pris dans la prothèse , la plupart des auteurs ont lait un seul article sur les dents à pivot : préparer la dent, la garnir de son pivot, disposer la racine qui doit le recevoir, et l’y implanter. Il résulte de là qu’après avoir indiqué la manière d’introduire et de fixer un pivot dans une dent artificielle quelconque pour la placer sur une racine, ils sont obligés d’y revenir quand il s’agit de poser cette même dent à pivot sur une base métallique, osseuse ou minérale.

en deux temps : Y un qui concerne la préparation de la dent artificielle et sa garniture d'un pivot, l’autre ï implantation du pivot dans la racine. Le premier est décrit dans le paragraphe qui concerne la monture des dents sur leurs supports ou bases, l’autre dans le paragraphe spécialement réservé aux divers moyens de maintenir les pièces de denture à la place qu elles doivent occuper dans la bouche.

Convaincus aussi que les matières dont doit se composer un traité complet de médecine et de chirurgie dentaires , bien qu’envisagées sous leur côté pratique j sont déjà par elles-mêmes assez étendues pour devenir la base d’un travail volumineux et assez importantes pour fixer à elles seules l’attention des personnes qui voudraient en faire une étude approfondie , nous éviterons avec soin la description de certains objets qui , pour être employés dans notre art , ne lui apparliennent pas plus qu’à toute autre profession , aussi bien que des détails anatomiques et pathologiques qui sont les lieux communs de la science médicale.

Faut-il citer des exemples à ce sujet? Eh bien , de quelle utilité peut-il être, dans un ouvrage adressé à des dentistes ou à des médecins qui

veulent s’initier aux particularités de notre art, de faire une description minutieuse des convulsions, du pthyalisme et de l’ophtlialmie qui accompagnent quelquefois l’éruption des dents, tandis que ces maladies sont décrites avec tous les détails et l’exactitude possibles dans les divers traités généraux de pathologie, dont la méditation a nécessairement du précéder toute application spéciale. Cette description est même fastueusement reproduite dans tous les livres consacrés aux maladies des enfants.

Par la même raison, quel avantage Maury, qui a écrit un des derniers sur notre art, a-t-il cru trouver en faisant suivre la partie de son traité consacrée à la médecine opératoire de détails minutieux sur la description des forges, la malléabilité des métaux, et la trempe des instruments dont nous nous servons? Ces diverses choses peuvent, doivent même être mentionnées seulement dans leurs rapports avec nos besoins, mais non pas minutieusement décrites, car elles n appartiennent pas plus à la chirurgie dentaire qu’à la coutellerie ou à la profession du bijoutier. Autant eût valu décrire les carrières de Montmartre sous le prétexte qu’elles fournissent le plâtre dont nous nous servons pour avoir la représentation des pièces mécaniques ou de prothèse que nous sommes obligés de confectionner,

ou de quelques vices de conformation que nous voulons corriger. Ce qui , d’ailleurs, eut pu ne pas paraître plus inopportun , pour ne pas dire plus, que de consacrer vingt pages tant à l’histoire naturelle du platine qu’au lavage des cendres, et un chapitre tout entier non seulement à l’exposé des qualités physiques et morales que doit posséder un dentiste , mais encore à la description trivialement minutieuse, qu’on nous pardonne le mot, de l’appartement qu’il doit occuper et des meubles qui doivent garnir cet appartement.

Est -ce pour faire de l’érudition que l’auteur que nous venons de citer a adopté cette marche, toute hérissée de superfluités, au milieu desquelles le fond est nécessairement sacrifié à la forme, l’indispensable à l’accessoire? 11 eut, à notre avis, bien mieux atteint le but en tenant un compte plus exact qu’il ne l’a fait des travaux récents de Cuvier, de MM. Geoffroy Saint-Hilaire, Serres et Rousseau, sur l’anatomie et la physiologie dentaires, et en mettant la partie de son ouvrage consacrée à la pathologie et a la thérapeutique un peu plus au niveau de l’état actuel de la science.

• Dire, en effet, en anatomie que « les dents sont les os les plus durs du corps humain, » et en thérapeutique que, pour calmer les convulsions qui

surviennent à l'époque de la dentition , « on doit tenir autant que possible l’entant an grand air, lui mettre du sel dans la bouche et lui appliquer de l’eau froide sur la figure, » c’est, d’une part, se contenter d’émettre l’opinion la plus banale, et, d’un autre coté, c’est au moins préconiser des remèdes de bonnes femmes, si ce n’est pas faire de la médecine irrationnelle.

Quanta nous, nous ne chercherons pas plus à briller par un vain étalage d’érudition, jouissance qu’on peut aisément se procurer aujourd’hui , comme on lésait, qu’à nous faire remarquer par un style prétentieux. Quelque multipliées que semblent être nos citations, nous les avons cependant restreintes au degré nécessaire pour prouver que nous avons lu tout ce qui a été publié d’important sur notre art; et quand on se donnera la peine de les vérifier, on reconnaîtra aisément, à leur exactitude, (pie nous 11e nous sommes pas contentés de lire, mais que nous avons médité chaque auteur. Aussi nous croirons avoir été assez érudits, si nous parvenons d’abord à 11e rien omettre de véritablement utile, ensuite à indiquer toutes les sources auxquelles nous avons puisé ; et nous nous supposerons suffisamment éloquents, si nous sommes assez clairs pour être facilement compris.

D ailleurs, pour rendre aussi profitables que

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