‹ Nouveaux éléments complets de la science et de l'art du dentiste (volume 2)Chapitre 6 sur 31 · XX.1V · texte numérisé non relu

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possible à tout le monde les recherches que nous nous sommes crus dans l obligation de faire, nous avons ajouté à notre' seconde partie, sous forme de notice historique, une liste de la plupart des auteurs qui ont écrit sur notre art, soit dune manière directe, soit d’une manière purement accessoire. L’ordre alphabétique, suivi h ce sujet par quelques auteurs, nous ayant paru complètement insignifiant pour qui veut se faire, avant tout, une opinion des progrès successifs de cet art , puisqu’il expose à citer en même temps des travaux séparés par des siècles et à placer à chaque instant le travail original après celui qui n’en est que la copie , nous lui avons substitué l’ordre chronologique . Par ce moyen , chaque ouvrage de quelque importance se présentera suivant l’ordre de [sa publication , et on aura sous les yeux un tableau des diverses phases principales par lesquelles ont passé toutes les connaissances qui ont conduit à ce que nous savons aujourd’hui.

Nous diviserons cet historique en trois époques : époque ancienne , qui comprendra ce qui a été publié sur les dents depuis Hippocrate jusqu’au xvie siècle 5 époque moyenne , composée du xvic et du XVIIe ; enfin époque moderne , qui donnera l’indication de ce qu’ont vu éclore de plus important , surtout eu France, le xvine siè-

cle el tout ce qui vient de s’écouler du xix' . Pour 1*1 première de ces trois époques , nous mettrons à contribution les recherches de M. Duval et celles qu a faites plus récemment M. Blandin , en apportant toutefois plus de précision dans le titre des ouvrages cités et en indiquant positivement l’époque à laquelle ont vécu les auteurs qui forment cette période reculée. Pour les deux autres, les travaux de M. Dézeimeris , et les notices publiées dans quelques dictionnaires de médecine, joints à ce que nous avons pu découvrir par nous-mêmes, nous ont permis de citer au moins cent cinquante ouvrages de plus que Maury, qui a donné la notice la plus complète (l).

Nous ne laisserons donc échapper aucune occasion de restituer à chacun ce qui lui appartient* et dans cette revue obligée, dans le cours de laquelle nous nous efforcerons d’analyser de bonne foi et de juger avec impartialité, nous serons souvent conduits à démontrer, preuves en main , que le dédain qu’affectent

(1) Quelques personnes trouveront peut-être que cette partie liisfoiique aurait dû trouver sa place ici. A cela nous répondrons qu’ar '♦‘tes par la crainte de détourner l'attention des véritables motifs qui nous ont portés à écrire ce traité , ce qui fait surtout le but de cette intioduction , nous avons, mieux aimé en faire un article à part, placé la lin m< me de 1 ouvrage dont il s’oflre alors comme mo\en de développement et d’analyse.

quelques auteurs modernes pour les travaux de nos devanciers n’est pas toujours complètement désintéresse'. Mais ce désir d’être justes envers quelques uns de ceux qui nous ont précédés dans la carrière , ne nous portera jamais à nous déclarer les louangeurs du temps passé , et à méconnaître les progrès immenses que notre art a faits de nos jours.

Notre critique d’ailleurs n’aura rien d’amer et de passionné. Ne voulant en toute chose que le bien de l’art et le triomphe de la vérité , nous attaquons les doctrines et non les hommes; et quand des noms propres s’ofïrent à notre plume , nous les inscrivons moins par envie de nous élever aux dépens de ceux de nos confrères qui ont écrit, que pour mettre le lecteur à même clejuger entre eux et nous. Si quelques uns s’y présentent plus souvent que d’autres, c’est que, placés sur le premier plan , ils font pour ainsi dire autorité, et pourraient par cela même entraîner les élèves dans leurs propres erreurs.

Enfin , si nous rappelons sans cesse aux dentistes qu’il n’y a point d’art pour eux en dehors des principes généraux de la science , nous n’hésiterons pas non plus à prouver que plus d’un auteur, ayant écrit des traités élémentaires de chirurgie ou de médecine opératoire , a commis des erreurs dans la partie de ses œuvres consacrée

à notre spécialité', pour ne pas avoir tenu compte de ce qu’une longue expérience a pu apprendre à la plupar t d’entre nous. Voulant aussi répondre à notre titre, qui promet non seulement l’art , mais* encore la science, nous avons suivi par leur filière naturelle les progrès que chaque partie de cet art a faits pour arriver à nos moyens ; et, dans la description de ces moyens, nous nous sommes attachés autant a indiquer les procédés de nos confrères que les nôtres, nous réservant de démontrer les raisons qui nous ont lait préférer ceux-ci à ceux-là.

De même, quand nous avons établi un principe , nous avons presque toujours fourni h son appui des preuves irrécusables, tour à tour puisées dans notre propre expérience et dans celle des auteurs les plus dignes de foi ; bien différents en cela de la plupart de ceux qui jusqu’ici ont écrit en se personnifiant dans notre spécialité , et en la renfermant dans le cercle quelquefois t rop restreint de leurs connaissances.

Pourrait- on maintenant nous faire un reproche d’avoir négligé de décrire , comme l’ont fait la plupart de nos devanciers, les différentes parties qui composent la face, voire même toute la tete et surtout 1 intérieur de la bouche, le pliai y nx, le voile du palais, la langue, par exemple, les nerfs, les veines et les artères qui

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les animent? Nous ne le supposons pas , car les médecins et tous les dentistes de bonne loi savent à quoi s en tenir à cet égard : il n’est pas un de ces derniers à qui l’expérience journalière n’ait prouvé que nous ne sommes presque jamais appelés que pour ce qui a directement trait aux maladies des dents.

C’est donc sur l’étude de ces organes et sur les moyens ou de guérir les maladies qui peuvent les affecter, ou de suppléer à leur perte , que doit principalement se fixer notre attention ; et c’est effectivement ce que nous avons lait. Rechercher la vérité et la présenter dans les termes les plus clairs , dans son sens le plus précis, de quelque part quelle vînt, a été notre principal moyen ; être utile est notre unique but : puissions-nous l’avoir atteint, et nous serons suffisamment dédommagés des mécomptes que peut nous attirer cette preuve que nous avons voulu donner de notre zèle, qu’une rivalité mal entendue taxera peut-être de témérité. Mais

Fais ce que dois, advienne que pourra !

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