‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologieChapitre 105 sur 416 · IL MUSCLES DES LÈVRES · texte numérisé non relu

IL MUSCLES DES LÈVRES

Ces muscles se composent : 1° de muscles dilatateurs, allant soit à la lèvre supérieure, soit à l’inférieure, soit à la commissure; 2° de muscles constricteurs, l’un de l’ouverture labiale, orbiculaire des lèvres, l’autre de la cavité buccale , buccinateur.

1° Grand zygomatique (Fig. 77, 15).

Ce muscle s’attache par des fibres aponévrotiques à l’os malaire et à la partie voisine de Y apophyse zygomatique (Fig. 15, M) , puis se porte en bas, en dedans et en avant vers la commissure des lèvres , et se perd , soit dans la peau de la commissure, soit en se continuant avec les fibres du triangulaire de la lèvre inférieure.

Action. — Il relève la commissure en la tirant en dehors ; c’est le muscle du rire.

Sî» I*etît zygomatique (Fig. 77, 14).

Ce petit muscle , situé en avant du précédent, naît de l’os mcdaire, en avant du grand zygomatique (Fig. 15, N) et va s’attacher à la peau de la lèvre supérieure, en dehors du releveur profond. Il reçoit souvent des fibres de l’orbiculaire des paupières, qui peut même constituer le muscle en totalité (Fig. 77).

Action. — Il relève la lèvre supérieure.

:*o itelcveui* supeclioiel tic l’aile tlu nez et tle la lèvre supérieure

(Fig. 77,8).

Ce muscle s’attache en haut en avant du rebord orbitaire, à la crête de la branche montante du maxillaire supérieur (Fig. 15, G); delà il descend en longeant l’aile du nez, à laquelle il envoie quelques fibres, et se perd dans la peau de la lèvre supérieure.

Action. — 11 élève l’aile du nez et la lèvre supérieure.

MUSCLES DE LA TÈTE

■4° ■telcveui* prol'oiKl de l’aile du nez et de la lèvre supérieure

(Fis. 77,9).

Ce muscle, large, quadrilatère, situé en dehors et un peu au-dessous du précédent, s’attache en haut à l’os maxillaire supérieur, au-dessus du trou sous-orbitaire , dans une étendue de 0m,02 environ (Fig. 15, H). De là ses libres se portent à la peau de l’aile du nez dans toute sa hauteur et à la peau de la lèvre supérieure.

Action. — Il dilate l’aile du nez (action de flairer) et élève la lèvre supérieure. Ces trois muscles , petit zygomatique , releveur superficiel , releveur profond , par leur contraction simultanée expriment le mécontentement , la tristesse ; ce sont les muscles du pleurer ; ils sont donc antagonistes du grand zygomatique.

»° Canin (Fig. 78, 20).

Ce muscle , situé profondément au-dessous du releveur profond , s’attache en haut à la partie supérieure de la fosse canine , au-dessous du trou sousorbitaire (Fig. 15, I); de là ses fibres descendent presque verticalement et se terminent dans la peau de la lèvre supérieure ; quelques-unes se continuent avec le triangulaire de la lèvre inférieure.

6° Risorius de Santorini.

Ce petit muscle , rattaché souvent au peaucier du cou , se compose de fibres insérées en arrière à l’aponévrose parotidienne et croisant la direction des libres du peaucier pour aller se perdre dans la commissure.

y 0 Triangulaire des lèvres (Fig. 77, 19).

Ce muscle s’insère par sa base à la face antérieure du maxillaire inférieur près de son bord inférieur (Fig. 15, R), par des fibres aponévrotiques ; de là il se porte en haut vers la commissure des lèvres en se rétrécissant et s’v continue en grande partie avec le grand zygomatique et le canin; quelques libres se perdent dans la peau.

Action. — Il abaisse les commissures et exprime les passions tristes et le mépris.

8° Carré du menton (Fig. 78 , 10).

Ce muscle , large, s’attache en bas à la ligne oblique externe du maxillaire inférieur, au-dessus et en avant du triangulaire, en dedans du trou mentonnier (Fig. 15, S) ; de là ses libres se portent obliquement en dedans et en haut et vont s’attacher à la peau de la lèvre inférieure.

Action. — Il abaisse la lèvre inférieure; par leur contraction simultanée les deux muscles la tendent en même temps qu’ils l’abaissent et contribuent à exprimer l’effroi.

9° Houppe du menton (Fig. 78, 17).

Ces petits muscles, situés sur les côtés de la ligne médiane, ont la forme de deux cônes aplatis latéralement insérés par leur sommet au maxillaire inférieur sur les côtés de la symphyse (Fig. 15, T), au-dessous des incisives, et dont la base inférieure se perd clans la peau du menton.

Action. — Ils soulèvent la lèvre inférieure en déterminant un froncement de la peau du menton.

myologie.

lot» Oi*bieuluii*e tics lèvres (Fig. 78, 12).

Ce muscle , qui occupe l’épaisseur des lèvres , forme autour de l’oriflce buccal un sphincter constitué en partie par des libres provenant des différents muscles aboutissant à cet orifice , en partie par des fibres propres décrites sous des noms différents.

A la lèvre supérieure, les faisceaux les plus supérieurs, au lieu de se continuer avec ceux du côté opposé, se portent à la peau de la sous-cloison des narines, muscle abaisseur de la sous-cloison , muscle moustachier (Fig. 78, 13); d’autres faisceaux, plus profonds, s’attachent au-dessus du bord alvéolaire , entre la première incisive et la canine , et se portent en bas et en dehors pour se fixer à la peau de l’angle externe des lèvres , et se perdre dans le sphincter, muscle incisif de la lèvre supérieure.

A la lèvre inférieure, des fibres analogues partent de la mâchoire inférieure , au niveau de la canine , et se portent en dehors à la lèvre inférieure , muscle incisif de la lèvre inférieure.

Les fibres les plus internes de l’orbiculaire forment un cercle complet ; les fibres périphériques se continuent avec celles du buccinateur, des releveurs etc.

Action. — Il a pour effet l’occlusion de la bouche; mais cette occlusion peut se faire de différentes façons , soit que les lèvres se rapprochent simplement l’une de l’autre en conservant leur forme, soit que, le muscle se contractant à la manière d’un sphincter, l’orifice buccal représente une sorte d’entonnoir à bords froncés.

S 1° Buccinateur (Fig. 78, 14).

Ce muscle , souvent décrit avec l’orbiculaire sous le nom de buccinato-lcibial , a trois insertions fixes : une supérieure , une inférieure , une postérieure. 1° En haut, il s’attache au maxillaire supérieur (Fig. 15 , L), au-dessus du rebord alvéolaire , jusqu’à la deuxième petite molaire en avant; 2° en bas il s’insère au maxillaire inférieur (Fig. 15, L'), au-dessous du rebord alvéolaire, vis-à-vis de ses insertions supérieures; 3° en arrière il s’attache à une bandelette aponévrotique , aponévrose buccinato -pharyngienne , qui va de l’aile interne de l’apophyse ptérygoïcle au maxillaire inférieur, au niveau de la deuxième molaire. A cette bandelette s’attache aussi le constricteur supérieur du pharynx, qui semble, sauf cette intersection aponévrotique, la continuation du buccinateur. De ces trois insertions les fibres se portent en avant vers la commissure et se continuent en grande partie avec l’orbiculaire , les supérieures dans la lèvre inférieure, les inférieures dans la lèvre supérieure.

Rapports. — Couvert en avant parle triangulaire, le grand zygomatique et lepeaucier, en arrière il s’enfonce profondément sous la branche montante du maxillaire inférieur dont il est séparé par une boule graisseuse constante; il est appliqué sur la muqueuse buccale, dont le sépare une couche de glandules. Le canal de Sténon le traverse à sa partie postérieure. Ce muscle est recouvert par une aponévrose épaisse, qui semble un épanouissement de la gaine fibreuse du canal de Sténon , et se continue en arrière jusqu’à l’aponévrose buccinato pharyngienne.

Nerfs. — Outre des rameaux du facial , il reçoit des filets du nerf buccal.

MUSCLES 1)E LA TETE

(*) 0 Masséter. — 2) Temporal. — 3) Muscle de l'hélix. — 4) Petit muscle de l’hélix. — o) Grand muscle du Lragus. — 6) Petit muscle du tragus. — 7) Muscle du lobule. — 8) Pyramidal. — 9) Sourcilier. — HO) Muscle petit oblique de l’œil. — 1 1) Muscle grand oblique. — 12) Orbiculaire des lèvres. — 13) Son faisceau allant à la souscloison. — 14) Buccinateur. — lb) Triangulaire des lèvres, coupé. — IG) Carré du menton. — 17) Houppe du menton. — 18) Transverse du nez. — 19) Myrtiforme. — 20) Canin.

Action. — Quand les joues sont distendues (air, aliments etc.), il sert par sa contraction à rétrécir la cavité buccale et à expulser les matières qu’elle contient, soit du côté de l’extérieur, soit du côté du pharynx. En outre, il repousse en dedans des arcades dentaires les parcelles alimentaires qui s’accumulent entre les dents et les joues. 11 a donc un rôle important dans la mastication , le jeu des instruments à vent etc.

Page 1