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I. MUSCLES DE l/ORJFICE PALPÉBRAL

1° Orbiculaire des paupières (Fig. 77, 7)

Ce muscle , très-mince , disposé en sphincter autour de l’orifice palpébral , se divise en trois portions ou zones concentriques, qui sont, en allant de la périphérie vers le bord libre des paupières : 1° une portion orbitaire ou extrapalpébrale; 2° une portion intra-palpébrale ou palpébrale proprement dite et 3° une portion ciliaire ou lacrymale. Cette dernière portion, à cause de ses rapports avec le sac lacrymal , sera décrite avec l’appareil lacrymal.

1° Zone orbitaire ou extra- palpébrale. — Cette zone, qui dépasse le bord orbitaire , s’attache aux bords supérieur et inférieur d’une petite bandelette fibreuse , ligament palpébral interne , qui lui sert de tendon, tendon direct de V o rbiculaire (Fig. 77, 6), et qui se fixe en dedans à la crête lacrymale de Vapovihyse montante (Fig. 15, C) ; elle s’insère en outre au bord interne de V orbite, au-dessus et au-dessous de ce tendon (Fig. 15, D , E). Delà les fibres se portent en dehors, les supérieures en haut, les inférieures en bas, pour se réunir en dehors de l’angle externe de l’œil, en formant un cercle presque complet. Elle envoie souvent quelques faisceaux au frontal.

2 ° Zone palpébrale. — Cette zone, plus mince et plus pâle, située dans l’épaisseur des paupières, s’attache en dedans au tendon direct ; en dehors, au lieu de se confondre entre elles, comme pour la zone précédente, les supérieures et les inférieures s’attachent aux deux bords d’un ligament analogue au ligament palpébral interne et appelé ligament palpébral externe, de façon qu’il y a en réalité deux muscles palpébraux, un supérieur et un inférieur.

Rapports. — Ce muscle recouvre le frontal, le sourcilier, les insertions supérieures desreleveurs superficiel et profond. Ses rapports avec le sac lacrymal seront étudiés à propos de ce dernier.

Action. • La partie orbitaire ne prend pas une part directe à l’occlusion des paupières ; elle ne tait que plisser la peau, surtout à l’angle externe de l’œil, où elle détermine des plis radiés. La partie palpébrale, en abaissant la paupière, supérieure

MYOLOfiïE.

et élevant l’inférieure , produit l’occlusion. En outre, elle peut par sa contraction exercer une compression sur l’œil et par suite influencer la circulation et la pression intra-oculaire. Enfin cette portion palpébrale, en se contractant, tire en avant le ligament palpébral interne confondu avec la paroi antérieure du sac lacrymal , écarte cette paroi de la paroi postérieure et par suite dilate le sac.

Muscle souccilïei* (Fig. 78, 9).

Ce muscle naît de la partie interne de l’arcade sourcilière (Fig. 15, A), se porte en dehors et en haut en décrivant une concavité inférieure , et va se terminer en partie dans la peau du sourcil , en partie en se continuant avec l’orbiculaire, avec lequel il est quelquefois décrit.

Rapports. — Il est recouvert par le frontal et l’orbiculaire , dont il croise les fibres pour arriver à la peau.

Action. — Il porte en bas et en dedans la partie externe du sourcil ; il rapproche les deux sourcils en même temps que leur partie interne s’élève un peu. Il exprime la souffrance et en général les sentiments tristes.

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