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Heaunis et Bouchard.

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des rameaux de la méningée moyenne, qui traversent la lente sphénoïdale ; puis elle se place en dehors du muscle droit externe, dont elle longe le bord supérieur, et arrive ainsi à la glande lacrymale. Après avoir fourni des ramuscules a cette glande et s’ètre anastomosée avec un rameau orbitaire de la sousorbitaire, la lacrymale s’épuise dans la paupière supérieure.

2° Artère centrale de la rétine. — Cette artériole est très-petite et ne s'injecte que très-rarement par les procédés ordinaires. Elle naît de l’ophthalmique avant le coude que décrit cette artère, en passant au-dessus du nerf optique, plonge aussitôt dans le centre de ce nerf et arrive à la rétine, sur laquelle elle se ramifie. Un de ses rameaux traverse le corps vitré et arrive à la capsule du cristallin.

3° Artère sus-orbitaire ou frontale externe ( Fig. 128, îi). — Née de l’ophthalmique au moment où elle croise le nerf optique, cette artère remonte au-dessus des muscles droit supérieur et élévateur de la paupière, longe leur (*)

(*) I) Carotide interne. — 2) Branche delà méningée moyenne. — 3) Ophthalmique. — 4) Musculaire inférieure. — 5) Lacrymale. — 0) Ciliaires courtes. — 7,. Ciliaires longues. — 8) Musculaire supérieure. — 9) Etlimol— dale postérieure. — - 10) Etlnnoïdalc antérieure. — II) Sus-orbitaire. — 12) Frontale interne. — 13) Nasale. — 14) Palpébrales

DES AUTEKES EN PAKTICULIEK.

lace supérieure et arrive au trou sus-orbitaire. Elle se recourbe alors sur le front et se termine dans les téguments et le muscle de cette région , en s’anastomosant avec la temporale superficielle et la frontale interne.

Assez souvent on voit la sus-orbitaire fournir des artérioles connues sous le nom de ciliaires antérieures. Ces petits vaisseaux longent la sclérotique, qu’ils perforent au voisinage de la cornée, et aboutissent au grand cercle de l’iris.

Quand les ciliaires antérieures ne proviennent pas de la sus -orbitaire, elles tirent leur origine de la musculaire inférieure.

4° Artères ciliaires courtes ou choroïdiennes (Fig. 128, G). — 11 en existe habituellement deux : l’une au-dessus, l’autre en dehors du nerf optique. Ces artérioles se divisent aussitôt en un très-grand nombre de branches, de quinze à vingt d’après Sappey, qui entourent le nerf de la vision , perforent obliquement la sclérotique et se ramifient sur la choroïde.

5° Artères ciliaires longues ou iriennes (Fig. 128, 7). — L’une naît en dedans, l’autre en dehors du nerf optique. Elles gagnent la sclérotique, la traversent obliquement, cheminent entre elle et la choroïde et arrivent au grand cercle de l’iris, qu’elles abordent par son diamètre transversal. Elles se divisent alors en branches ascendante et descendante, qui s’anastomosent avec celles du côté opposé et forment ainsi le grand cercle artériel de l’iris , à la formation duquel contribuent également les ciliaires antérieures, que par ce motif on a désignées ajuste titre sous le nom de petites iriennes.

6° Artère musculaire supérieure (Fig. 128, 8). — Née de la partie supérieure de l’ophthalmique , cette branche se distribue aux muscles droit supérieur, élévateur de la paupière, droit inférieur et grand oblique.

Elle manque souvent et est alors remplacée par des rameaux de la susorbitaire.

7° Artère musculaire inférieure. — D’une origine variable, cette branche se distribue aux muscles droit inférieur, droit externe et petit oblique.

8° Artère ethmoidale postérieure (Fig. 128, 9). — Elle naît de l’ophthalmique en dedans du nerf optique, passe entre les muscles grand oblique et droit interne , traverse le trou orbitaire interne postérieur et se distribue à la dure-mère.

Par d’autres branches très-grêles, qui passent à travers la lame criblée de Pethmoïde, cette artère fournit des ramuscules à la partie supérieure de la pituitaire.

9° Artère ethmoidale antérieure (Fig. 128, 10). — Son volume dépasse d’ordinaire celui de la précédente. Elle gagne le trou orbitaire interne antérieur, s’engage dans le canal osseux qui lui fait suite et arrive sur les côtés de l’apophyse crista-galli. Elle pénètre ensuite dans les fosses nasales et se divise en deux branches : l’une externe, pour les méats et les cornets; l’autre interne, pour la cloison. Ces deux branches s’anastomosent avec celle de la sphénopalatine (Fig. 127, G).

10 0 Artère palpébrale inférieure. — Elle tire son origine à peu près au niveau de la poulie de réflexion du grand oblique, se porte en bas derrière le tendon de l’orbiculaire, passe au-dessous de ce tendon et se ramifie dans la paupière inférieure en s’anastomosant avec la faciale et la sous-orbitaire. Elle fournit toujours un rameau au canal nasal.

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11° Artère palpébrale supérieure. — Née au même niveau que la précédente, cette artériole se dirige d’abord en bas, puis se réfléchit en passant audessus du tendon de l’orbiculaire et se distribue à la paupière supérieure , en communiquant avec un rameau palpébral venu de la temporale superlicielle.

B. CÉRÉBRALE ANTÉRIEURE (Fig. 129, 23 et 24).

Préparation. — Pour étudier les branches terminales de la carotide interne, il faut ouvrir le crâne, sortir soigneusement le cerveau, puis avec des ciseaux fins et tranchants enlever les membranes qui entourent les vaisseaux. On profitera de la même pièce pour étudier le tronc basilaire et les branches qu’il fournit. 11 est bon de remarquer qu’il faut de préférence choisir un sujet jeune pour l’injection de ces vaisseaux; chez les vieillards, un certain nombre de ces artères sont toujours plus ou moins athéromateuses, et l’effort nécessaire pour faire pénétrer le liquide, suffit souvent pour les rompre.

L 'artère cérébrale antérieure naît de la partie antérieure de la carotide interne , se dirige en avant et en dedans , passe au-dessus du nerf optique pour gagner le sillon interhémisphérique antérieur, à la partie la plus reculée duquel elle communique largement avec celle du côté opposé par une anastomose transversale, connue sous le nom de communicante antérieure (Fig. 129,25). Après avoir émis cette branche très-remarquable par sa brièveté et son volume, la cérébrale antérieure chemine , profondément située, entre les deux hémisphères cérébraux, se réfléchit sur le bec du corps calleux et parcourt la face supérieure de cette commissure d’avant en arrière.

Les branches qu’elle émet sont :

1° Cérébrales destinées au lobe antérieur sur lequel elles se ramifient.

2° Calleuses , d’une volume très-grêle, destinées au corps calleux.

G. ARTÈRE CÉRÉBRALE MOYENNE OU SYLVIENNE (Fig. 129, 22).

Plus volumineuse que la précédente, cette artère se porte d’abord de dedans en dehors pour gagner la scissure de Sylvius, dans laquelle elle se loge et qu’elle suit dans toute son étendue. Elle fournit de petites artérioles trèsgrêles, qui passent à travers la substance perforée antérieure pour gagner le corps strié, et surtout des branches plus volumineuses, qui se répandent sur le lobe moyen, sur la partie postérieure du lobe antérieur et sur le lobule de l’insula.

P. ARTÈRE COMMUNICANTE POSTÉRIEURE (Fig-. 129, 20).

Cette artère se porte horizontalement en arrière et un peu en dedans pour aboutir à la cérébrale postérieure. Elle établit ainsi une anastomose remarquable entre les artères destinées à l’encéphale.

La communicante postérieure est située au-dessous de la bandelette optique, qu’elle croise, et vient s’ouvrir dans la cérébrale postérieure immédiatement en dehors des tubercules mamillaires.

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