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DES VEINES

Préparation des veines. — I.e système veineux, en raison de la disposition de scs valvules, ne se prèle pas aussi facilement à l’injection que le système artériel, tandis que pour ces derniers vaisseaux on peut assez facilement obtenir une injection générale en faisant pénétrer le liquide par un seul tronc, il faut toujours, pour remplir les veines, même d’une région limitée, injecter plusieurs branches à la fois. Une excellente précaution consiste à chauffer le sujet dans un bain avant de procéder à l’injection, et surtout à chaufferies tubes avant de s’en servir, car ces derniers devant être d’habitude d’un petit calibre, le liquide se refroidit très-vite en les parcourant.

Avant tout il est nécessaire, quelle que soit la partie que l’on se propose d’injecter, de vider les veines de tout le sang qu’elles peuvent contenir, car ce liquide fait souvent obstacle au passage de la matière solidi liablc et, en tout cas, lui enlève une quantité considérable de calorique. On obtient ce résultat quand on agit sur le sujet tout entier, en enlevant d’abord une partie du sternum et en ouvrant l’oreillette droite, eu mettant alors le sujet dans des positions différentes telles que le sang vienne affluer vers le cœur et en facilitant cet alllux par des près-

1 )ES VEINES EN GENERAL

sions couvepablos. Quand on 11c veut obtenir qu'une injection partielle, on agit d’après les mêmes principes, en dirigeant la surface des sections vers la terre et en faisant des frictions de haut en bas.

Nous verrons que certaines veines ne contiennent pas de valvules; on comprend aisément qu'il est facile de les injecter comme les artères, en allant du tronc vers les râmeaux, ainsi les veines pulmonaires et la veine porte. D’autres ne présentent que peu de valvules; on peut agir à leur égard de la môme manière que pour les précédentes; il en est ainsi des veines de la tète et du cou. On les injecte assez bien par la veine cave supérieure, mais il sera toujours diflicilc d’avoir de celte manière une injection complète de ces régions, presque toujours un certain nombre de branches et de rameaux resteront vides. Nous devons dire cependant qu’il nous est arrivé d’obtenir par ce moyen des injections tout à fait satisfaisantes.

Pour les veines des membres, il faudra de toute nécessité agir des branches vers les troncs, et alors on choisira, sur les extrémités, les veines sous-cutanées, dans lesquelles on fera pénétrer des tubes à injection. En raison des anastomoses qui unissent les deux plans veineux, on pourra remplir ainsi tous les vaisseaux du membre. Quant aux veines des orteils et des doigts, leur injection se fait assez facilement des branches vers les rameaux; ainsi, pour la main ou pourra pousser le liquide vers les veines collatérales des doigts à travers la salvatelle et la céphalique du pouce ; pour les orteils, à travers les saphènes, au niveau des malléoles; il faudra, dans ce cas, user d’une assez grande force pour faire pénétrer la matière fluidifiée sans toutefois rompre les vaisseaux.

Comme nous indiquerons successivement les injections partielles à faire pour l’étude des différentes veines, nous n’insistons pas davantage.

On se sert, pour l’injection des veines, de la meme matière que pour l’injection des artères; seulement, au lieu de la colorer en rouge par du vermillon, on lui donne une belle teinte bleue par l’addition de bleu de Prusse finement pulvérisé.

Le mode de préparation des veines est le même que celui que nous avons indiqué pour les artères.

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