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NÉCROLOGIE

Brown -Séquard, après avoir sectionné une moitié du bulbe, trouva la partie centrale du corps restiforme insensible. Mais il y a cependant, ainsi que nous l’avons dit plus liant et que l’a démontré Stilling, une partie des cordons postérieurs de la moelle , surtout leur libres les plus antérieures , qui se rendent au cervelet et contribuent à former une partie des pédoncules cérébelleux inférieurs.

Quant à la partie des cordons postérieurs de la moelle qui se prolonge dans le plancher du quatrième ventricule, on n’est, pas encore fixé sur son trajet ultérieur. Stilling et Schrœder van der Kolk admettent qu’elle se termine dans le bulbe. Le premier fait arriver ces fibres au noyau du trijumeau (portion sensitive), avec lequel elles entreraient en connexion. Le second n’admet pas cette opinion; mais cependant il est de toute évidence, d’après lui, que les cordons postérieurs s’arrêtent dans les groupes cellulaires si nombreux que l’on trouve dans le bulbe. Pour ces deux anatomistes, qui depuis longues années s’occupent spécialement de l’étude si difficile du système nerveux, le bulbe serait donc le siège de la perception sensitive. Mais ce centre percepteur est à son tour en relation avec le cerveau par des fibres ascendantes, entre-croisées dans le raphé médian, qui permettent à l’encéphale d’analyser l’impression sentie.

Le lieu de terminaison du faisceau des cordons postérieurs qui remonte directement vers l’encéphale, sans s’arrêter aux cellules des cornes postérieures, faisceau sensoriel tactile , paraît avoir échappé jusqu’ici à la sagacité des anatomistes.

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