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PREM1ÈRE PAIRE

NERE OLFACTIF.

Le net f olfactif se trouve a la base du lobe frontal sous forme d’une bandelette grise située entre deux circonvolutions qui lui sont parallèles (Fig. 1671. pt 169). Il se porte en avant et un peu en dedans, et se termine, à Quelque distance du bord antérieur du lobe frontal , par un renflement connu sous le

nom de bulbe du nerf olfactif , qui repose sur la face supérieure de la lame criblée de l’ethmoïde.

Le nerf olfactif présente trois racines : l’une, grise , médiane et supérieure ne se voit que lorsque la bandelette de ce nerf a été coupée et renversée en arrière ; elle semble partir des circonvolutions cérébrales et arriver au point de jonction des deux racines blanches.

La racine blanche externe , la plus longue, se porte en dehors, contourne, le bord antérieur de l’espace perforé antérieur, et semble se perdre dans la substance blanche du lobe sphénoïdal du cerveau.

La ? a ci ne blanche interne , plus large que la précédente, se porte en dedans et se dirige vers le pédoncule correspondant du corps calleux. Ces deux racines sont bien distinctes et formées d’un certain nombre de filaments isolés.

L origine réelle du nerf olfactif-est encore peu connue ; son étude est hérissée de difficultés. Pour Luys , la racine blanche externe se porte en dehors pour aboutir à un amas cellulaire , qui forme son noyau , et qui est situé à la partie tout à fait antérieure de la circonvolution de l’hippocampe, au milieu même des fibres cérébrales. La racine interne , d’après lui , se porte en dedans, longe la commissure blanche antérieure et s’entre -croise sur la lio-ne médiane avec celle du côté opposé. Quant à la racine grise , elle va en haut et en dedans, et aboutit à un noyau situé sur le coté du septum lucidum.

Le cordon du nerf olfactif est mou et grisâtre ; il n’est pas entouré de névrilème.

Le bulbe olfactif est formé par un amas de cellules et de fibres nerveuses ; d repose sur la face supérieure de la lame criblée et n’est séparé de celui du coté opposé que par l’apophyse crista-galli. De sa face inférieure partent un grand nombre de filaments, de quinze à dix-lmit, qui se distribuent à la membrane pituitaire. Les uns, externes, vont à la moitié supérieure de la paroi

externe des lusses nasales, les autres, internes, sont destinés à la moitié supeneure de la cloison (Fig. 186, 1).

Lsage du nerf olfactif . Chez tous les animaux dont le sens olfactif est tes- éveloppé, les bulbes olfactifs sont volumineux: le chien par exemple. Dans quelques cas d’anosmie congénitale on a trouvé l’absence des nerfs olfactifs. Bans les cas de tumeurs intra-crâniennes, comprimant ces nerfs, le sens de 1 odorat était perdu. Il semble donc démontré que les nerfs olfactifs sont <,cs 11U*S ^ensoiiels présidant a l’odorat. Magendie avait néanmoins déjà cru s apercevoir que ce sens n’est pas complètement aboli après la section du

NÈVROLOGIE.

nerf olfactif. Cl. Bernard cita plus tard le fait d’une femme morte sans avoir présenté pendant sa vie des phénomènes d’anosmie, et chez laquelle on trouva cependant, à l’autopsie, une absence congénitale des deux nerfs de la première paire.

Malgré des autorités si imposantes, nous ne saurions nous ranger à l’idée de ces deux physiologistes. D’une part, Magendie n’affirme pas, il ne fait que poser un point d’interrogation, et, d’autre part, l’illustre professeur du Collège de France ne s’appuie, pour démontrer que la femme Lemens jouissait du sens de l’odorat , que sur les on-dit des voisins et des connaissances de cette femme.

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