‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologieChapitre 250 sur 416 · DESCRIPTION DIT G II AND SYMPATH10UE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DIT G II AND SYMPATH10UE

fibres qui partent des ganglions et vont se jeter dans les nerfs rachidiens avec lesquels ils se distribuent.

Branches efférentes des ganglions sympathiques. — Les ganglions sympathiques émettent des branches efférentes nombreuses. La plupart d’entre elles gagnent les vaisseaux artériels sur lesquels elles s’appliquent; elles les enlacent et les accompagnent jusqu’à leurs divisions les plus fines. Il en est d’autres, au contraire, qui l>ai un tiajet assez direct se portent vers de nouveaux amas ganglionnaires, désignés sous le nom de ganglions médians du sympathique. De ces derniers renflements (ganglion de Wrisberg, ganglion semi-lunaire) partent de nombreux filaments nerveux, multipliés presque à l’infini, qui vont constituer des plexus entourant les vaisseaux artériels et accompagnant leurs divisions les plus fines jusque dans l’intimité des organes. Les branches efférentes des ganglions sympathiques ne sont pas uniquement formées de fibres nerveuses nées dans les cellules de ces ganglions ou de libres rachidiennes qui s’v sont amorties; il est d’autres fibres, provenues de la moelle, qui ne font que traverser le ganglion et qui atteignent les organes en partageant le trajet des filets sympathiques; ce fait paraît surtout se vérifier pour les nerfs splanchniques.

Structure. — Les ganglions du sympathique sont entourés d’une enveloppe de tissu connectif, pénétrant dans leur intérieur et formant des cloisonnements extrêmement fins, entre lesquels se trouvent les cellules et les fibres nerveuses. Les cellules sont en général un peu plus petites que celles des ganglions des nerfs rachidiens, hiles sont variables de forme : les unes, bipolaires, sont les plus nombreuses, d’autres sont unipolaires, et enfin il s’y trouve aussi des cellules apolaires. Très-rares dans la plupart des ganglions sympathiques, les cellules apolaires sont cependant, d’après Luschka, beaucoup plus nombreuses dans le ganglion intercarotidien. Les cellules unipolaires donnent 'évidemment naissance à des éléments spéciaux sans connexion préalable avec la moelle. Quant aux cellules bipolaires, on dirait que la fibre nerveuse rachidienne y pénètre par une extrémité pour en ressortir par le pôle opposé. La plus grande difficulté de l’étude de ces ganglions réside précisément dans la connaissance des rapports des fibres avec les cellules nerveuses.

, L(f, branches efférentes des ganglions sympathiques, nerfs du sympathique , ont •de designées sous le nom de nerfs gris à cause de leur couleur; on leur a encore donne le nom de nerfs mous , quoique cependant leur consistance ne soit pas infélieuie a celle des nerfs rachidiens. Us sont formés d’éléments identiques à ceux qui constituent ces derniers, mais contiennent de plus des fibres particulières, pâles, presque amorphes, munies d’un certain nombre de noyaux ovales, fibres de Remal;. Le ne sont pas la, ainsi que l’a cru le savant anatomiste dont ils portent le nom, des éléments nerveux spéciaux au sympathique; ce ne sont, comme le dit Morel, que des • epeiK ances du tissu connectif nucléolé qui forme la gangue des ganglions nerveux.

Page 1