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ARTICLE III. — PORTION THORACIQUE DU GRAND SYMPATHIQUE

Les ganglions thoraciques du sympathique sont au nombre de douze. Le premier semble quelquefois soudé au ganglion cervical inférieur, en raison de la brièveté du rameau qui unit ces deux renflements ; son volume l’emporte également sur celui, peu considérable, des autres ganglions dorsaux. Nous avons déjà indiqué plus haut leur position par rapport aux trous de conjugaison et à la plèvre qui les recouvre.

Tous les ganglions dorsaux sont réunis entre eux par le tronc même du sympathique ; tous aussi sont en relation avec les nerfs intercostaux par les rarni communicantes (Fig. 219, 2); ces anastomoses se font de telle manière que chaque nerf rachidien envoie un filet au ganglion correspondant et un autre au renflement sympathique situé au-dessus. Les vami communicantes sont mixtes

et comprennent des fibres émanées de la moelle et des fibres qui partent des ganglions pour se jeter dans les paires rachidiennes et se distribuer avec elles.

Des ganglions thoraciques partent : 1° des branches externes , qui se rendent sur les artères intercostales et les accompagnent dans leur distribution ; 2° des branches internes ou viscérales , parmi lesquelles on distingue : a) des filets œsophagiens, qui s unissent aux ramuscules du pneumo -gastrique et vont aboutir à 1 œsophage ; h) des filets aortiques, très-grêles, qui accompagnent ce vaisseau; c) des filets pulmonaires, peu nombreux, que Ton voit se jeter dans le plexus pulmonaire; d) des filets trachéens et bronchiques, qui tirent principalement leur origine des deux premiers ganglions dorsaux.

Les six ou sept derniers ganglions thoraciques fournissent encore des rameaux remarquables par leur couleur plus blanche que celle des autres branches

NKVROTiOGIE.

du sympathique ; ils se portent en bas et en dedans pour constituer les deux nerfs splanchniques. Ces nerfs passent à travers le diaphragme, arrivent dans l’abdomen et se jettent auprès de la ligne médiane dans de nouveaux renflements ganglionnaires, ganglions semi-lunaires , desquels partent à leur tour des branches très -multipliées , qui s’anastomosent entre elles et avec d’autres lilets nerveux pour donner naissance à un grand plexus, plexus solaire , subdivisé à son tour en plexus secondaires très-nombreux. En raison de leur couleur blanche , les deux nerfs splanchniques semblent surtout formés par des libres venues de la moelle, fibres qui ne font peut-être que traverser les ganglions thoraciques sans entrer en connexion avec leurs cellules nerveuses.

(ïrand nerf splanchnique»

Les rameaux partis des sixième, septième, huitième et neuvième ganglions thoraciques ((Fig. 219, 6) , se portent en bas et un peu en dedans, le premier presque verticalement , les autres d’autant plus obliquement qu’ils sont plus inférieurs, et se réunissent successivement en un seul tronc, nerf grand splanchnique. Ce nerf traverse le pilier correspondant du diaphragme par une ouverture spéciale et vient se jeter, en s’aplatissant un peu, dans l’angle externe du ganglion semi-lunaire correspondant (Fig. 220, 5).

I*et if nerf splanchnique.

Le petit splanchnique est formé par des rameaux partis des dixième , onzième et douzième ganglions thoraciques (Fig. 219, 7). Presque aussitôt après leur réunion , le petit tronc nerveux qui en résulte traverse le pilier du diaphragme par une ouverture particulière située entre le grand splanchnique qui est en dedans et le tronc du sympathique qui est en dehors. Dans l’abdomen il se divise en trois branches, dont l’une s’anastomose avec le grand splanchnique, tandis que l’autre se rend au plexus solaire et que la dernière se jette dans le plexus rénal (Fig. 220 , 8). Il nous a toujours semblé que cette dernière branche est la plus considérable et que quelquefois même elle existe seule.

Ganglions semMunaires.

Ces ganglions, d’un volume comparable à celui d’un haricot, ont la forme d’un croissant à concavité dirigée en dedans et en haut (Fig. 220 , 6). Ils sont situés un peu en dehors de la ligne médiane sur la face antérieure du corps de la première vertèbre lombaire, dont les séparent les piliers du diaphragme, au-dessus du bord supérieur du pancréas entre le tronc cœliaque et le bord interne de la capsule surrénale.

Par leur extrémité externe ils reçoivent le tronc du grand nerf splanchnique et quelques filets du petit splanchnique. Par leur extrémité interne ils émettent des rameaux très-nombreux qui 'se rendent vers la ligne médiane, au devant de l’aorte, et s’anastomosent avec ceux du côté opposé pour constituer le plexus solaire. Le ganglion semi-lunaire droit reçoit de plus par son extrémité interne la terminaison du nerf pneumo-gastrique droit (Fig. 120, 3). Ce nerf, le ganglion et le grand splanchnique forment par leur réunion une arcade à concavité supérieure connue sous le nom d’anse mémorable de Wrisbecg.

DESCRIPTION DU CrRA.NO SYMPATHIQUE. 6 S 3

Les nerfs phréniques, surtout celui du côté droit, fournissent dans l’abdoinen quelques iilets, qui tantôt aboutissent aux ganglions semi-lunaires et tantôt se jettent directement dans le plexus solaire.

JL

1 i-^ • ~ Ganglion semi-lunaire droit et plexus solaire (*).

1 i) après les planches de Bourgery et de Manoc.)

^ Ô ^ ' i f pnenmo ,,astii(|in gain lie. J) Nerf pnenmo— gastrique droit — 3) Branche terminale du pneumo-

gastrique droit se rendant au ganglion semi-lunaire droit. — 4, 4) Tiono et ganglions du grand sympathique. — . <"'an(l nerf splanchnique. — 6) Ganglion semi-lunaire droit. — 7) Ganglion accessoire. — 8) Petit nerf splanchmque. — 9) Plexus rénal. — Kl) Plexus mésentérique supérieur. — II) Plexus splénique (le plexus hépatique est au-dessus). — I i) Plexus coronaire stomachique.

NÉVROLOGIE.

On voit fréquemment au milieu même des mailles du plexus solaire un certain nombre de petits ganglions accessoires, ganglions solaires , plus ou moins indépendants des ganglions semi -lunaires.

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