PLEXUS SOLAIRE
Préparation. — Après avoir ouvert crucialement l’abdomen, on détachera d’un côté du corps les insertions costales du diaphragme, on rejettera ce muscle en haut; puis on soulèvera le foie, qu’on renversera à droite, on rejettera l’estomac de bas en haut et on trouvera le plexus solaire et les ganglions semi-lunaires au devant de l’aorte et du tronc cœliaque. 11 faudra user de ménagements pour enlever le tissu cellulaire qui entoure les filets nerveux et les ganglions. Les glandes lymphatiques sus-aortiques gcnent toujours la dissection; il faudra les enlever avec grand soin.
Les ganglions semi-lunaires reçoivent, ainsi que nous venons de le dire, les nerfs grands splanchniques, une partie des petits splanchniques et des fdets des nerfs phréniques ; celui du côté droit reçoit en outre la partie terminale du pneumo -gastrique droit. Ces ganglions émettent des rameaux très-nombreux, plexiformes dès leur origine , se portant en dedans vers la ligne médiane , au devant de l’aorte , et entourant l’origine du tronc cœliaque et de l’artère mésentérique supérieure. C’est à l’entrelacement presque inextricable de tous ces filets nerveux que l’on a donné le nom de jüexus solaire , au milieu de lui se trouvent les ganglions accessoires que nous avons mentionnés plus haut.
Du plexus solaire, comme d’un centre, partent des branches très-nombreuses qui se jettent sur les artères de la région , les enlacent de leurs anastomoses sans nombre et les accompagnent jusqu’à leurs ramifications les plus fines. Toutes ces divisions du plexus solaire forment autant de plexus secondaires, qui prennent le nom des vaisseaux artériels qu’ils accompagnent.
Il existe donc : a) De petits plexus lombaires , qui suivent toutes les artères de ce nom et sont destinés aux vaisseaux eux- mêmes et peut-être aux tissus des parois du tronc.
b) Deux j)lexus diaphragmatiques inférieurs (un pour chaque côté). Les filets qui les forment sont assez grêles et accompagnent les artères correspondantes. Ils fournissent des divisions capsidaires supérieures , d’un volume assez important relativement à la petite artériole qu’elles entourent, et des ramus-
cules beaucoup plus ténus à la partie inférieure de l’œsophage.
e) Un plexus coronaire stomachique (Fig. 220, 12), qui accompagne 1 artère de ce nom, fournit des rameaux au cardia, aux deux faces de l’estomac, et se termine en s’anastomosant avec les filets du petit plexus pylorique.
d) Un plexus hépatique. Il est formé par quelques branches assez volumineuses que l’on peut diviser elles-mêmes en liïexus de V artère hépatique et plexus de la veine porte. Ce dernier longe la face antérieure de cette veine et pénètre avec elle dans l’intimité du foie. Le plexus de l’artère hépatique ac compagne cette artère et se subdivise en autant de petits plexus qu’elle émet de branches collatérales: c’est, ainsi que l’on trouve un plexus pylorique , un plexus cystique , un plexus gastro-épiploïque droit , fournissant lui-mème un plexus paner éatico-duodénal. Décrire le trajet de toutes ces branches artérielles c’est décrire le trajet et la distribution de ses différents plexus
nerveux.