O KG A N ES DIGESTI ES
I cossi < t ni i fs. Los artères viennent : au cou , de la thyroïdienne inférieure; dans le thoiax, de 1 aoite (artères œsophagiennes), des bronchiques et des intercostales, au-dessous du diaphragme, de la diaphragmatique inférieure et de la coronaire stomachique. Les rouies vont dans les veines correspondantes et dans la veine azygos. Les lymphatiques se jettent dans les ganglions profonds et inférieurs du cou et dans 1 1 n\ du médiastin postéiieur. Les nerfs viennent du nerf récurrent et du pneumogastrique et forment un plexus qui enlace l’œsophage.
§ IV. — Estomac.
L estomac représente une dilatation du canal alimentaire intermédiaire à l'œsophage et à l’intestin, et située dans l’hypochondre gauche et la région épigastrique (voy. Fig. 236, 41). Sa forme est celle d’un ovoïde dont la grosse extrémité serait tournée en haut et à gauche. Sa direction n’est pas transversale, mais fortement oblique en bas, à droite et en arrière. Gomme conformation extérieure (Fig. 229, A), examiné à l’état de distension modérée, il présente : 1° deux faces, l’une antéro-supérieure, l’autre postéro-inférieure; 2° deux extrémités par lesquelles il se continue avec le reste de l’intestin, l’une œsophagienne, < ardia (2), l autre duodénale, pylore (4) ; 3° deux bords, correspondant aux vaisseaux de l’organe et aux replis péritonéaux qui le rattachent aux parties voisines : un bord supérieur, petite courbure (6), à concavité supérieure et droite, allant directement du cardia au pylore ; un bord inférieur, grande courbure (7 g convexe, beaucoup plus étendu. Toute la partie de l’estomac située à gauche du cardia porte le nom de grosse tubérosité ou grand cul-de-sac (8) ; la partie qui avoisine le pylore offre ordinairement une dilatation , petite tubérosité , petit cul-de-sac, ou antre du- pylore (5), séparée souvent du reste par un étranglement circulaire.
Les dimensions de l’estomac sont très-variables : à l’état de vacuité il est contracté, et représente un cylindre dépassant à peine le diamètre du gros intestin ; cà mesure qu’il se remplit sa dilatation se produit, mais elle se fait surtout aux dépens de la grande courbure et du grand cul-de-sac, tandis que la petite courbure ne varie pas. La distance du cardia au pylore est d’environ 0m, 12 ; la longueur totale de l’estomac, à l’état de distension, est de O111, 30 à O111, 35 ; sa capacité, plus grande chez les hommes que chez les femmes, varie dans des limites impossibles à préciser.
Rapports (Fig. 236). — Les cinq sixièmes de l’estomac sont placés à gauche, et le sixième restant (région pylorique) à droite de la ligne médiane ; le grand cul-de-sac et la plus grande partie du corps sont situés dans l’hypochondre gauche, le reste du corps et un petit segment de la région pylorique dans l’épigastre. Le cardia répond à l’extrémité interne des cinquième et sixième cartilages costaux gauches et à la onzième vertèbre dorsale; le pylore se trouve à la hauteur du corps de la première vertèbre lombaire, mais le grand cul-desac d une part, et le petit de l’autre, dépassent l’un en haut, l’autre en bas ( es deux niveaux. La lace antérieure est en rapport avec le diaphragme, et par nue petite etendue plus large à gauche avec la paroi abdominale; la face pos- 111 1 1 ecouvi e le pancréas et les vaisseaux spléniques, la troisième portion 1 M duodénum, I artère et la veine mésentériques supérieures et le colon b <ms\ei se. Le grand cul-de-sac répond à la rate, à la partie supérieure du
SPLANCHN0L0G1E.
rein gauche et au diaphragme ; la petite courbure embrasse le lobe de Spigel ; la grande, surtout dans l’état de distension , s’accole à la paroi abdominale anterieure et au diaphragme. Les rapports des deux laces, du grand cul-de-sac et de la grande courbure sont du reste plus ou moins étendus suivant l’état de distension de 1 01 gane , qui, en même temps qu’il se dilate, se redresse en tournant de bas en haut autour d’un axe fictif allant du cardia au pylore. L’estomac est i attache aux parties voisines par des replis péritonéaux, qui seront décrits avec le péritoine.
Conformation intérieure. — L’épaisseur des parois de l’estomac est d’environ Onl, 003; mais cette épaisseur n’est pas uniforme; au minimum à la grosse tubérosité, elle augmente à mesure qu’on se rapproche du pylore. Ces parois se composent de trois tuniques isolables par la dissection et qui sont de dehors en dedans : 1° une tunique séreuse , dépendance du péritoine , et qui manque au niveau des deux courbures ; elle adhère intimement à la couche suivante ;
une tunique musculaire ; 3° une muqueuse lâchement unie à la précédente.
Examinée à l’intérieur, la muqueuse stomacale a une couleur blanc grisâtre, qui devient rosée ou rouge vif au moment de la digestion , sauf dans la région pylorique, et un aspect velouté. Elle présente des plis flexueux irréguliers effacés dans 1 état de distension , et des sillons qui circonscrivent des espaces poivgonaux de 0m, 002 à 0m,008 de largeur ; c’est Y état mamelonné pris longtemps pour un état pathologique. Au cardia la limite des deux muqueuses est indiquée par une ligne dentelée ; au pylore elle est formée par un repli , valvule pylorique, à peu près circulaire, plus abrupte du côté de l’intestin grêle et dont I orifice est ordinairement central. La muqueuse stomacale est toujours recouverte d’une matière grisâtre, filante (mucus), composée de cellules à pepsine et de débris épithéliaux. Sa consistance, assez ferme à l’état normal, s’altère trèsvite après la mort.
Structure de restomae.
Tunique musculaire (Fig. 229). — Elle se compose de trois plans de fibres qui sont, en allant de l’extérieur vers l’intérieur, des fibres longitudinales, des fibres annulaires et des libres obliques. Les deux premières sont les analogues de celles qu’on rencontre dans les autres parties du tube intestinal ; les troisièmes sont spéciales à l’estomac. Toutes sont des fibres lisses.
1° Fibres longitudinales (Fig. 229, A). — Elles proviennent des libres longitudinales de l’œsophage et s’irradient dans toutes les directions en se perdant bientôt sur les deux faces de l’estomac; une partie de ces fibres forme un faisceau épais, qui suit la petite courbure (6). Près du pylore les fibres longitudinales reparaissent et forment une couche continue (10). A ce niveau on trouve sous la séreuse et intimement unie à elle des bandelettes fibreuses, ligaments py toriques, agents de l’étranglement qui sépare l’antre du pylore du reste de l’estomac. Les libres longitudinales ouvrent le pylore et le cardia.
-° Fibres circulaires (Fig. 229, B, 2, 3). — Elles forment une couche non interrompue sur toute l’étendue de l’estomac. Au pylore elles s’accumulent en un véritable sphincter, sphincter pylorique (4) contenu dans lu valvule du même nom. Le cardia n’a pas de sphincter.
ORGANES DIGESTIFS
3° Fibres obliques (Fig. 229, B, 5). — Celles-ci, situées immédiatement sous la muqueuse , torment une anse, dont la concavité embrasse le côté gauche du cardia, et dont les branches se portent obliquement et à droite vers la grande courbure sur les deux tares de l’estomac. Ces libres, par leur contraction, peuvent partager l’estomac en deux parties : 1° une partie inférieure et gauche, correspondant au grand cul-desac , réservoir ou s’accumulent les matières alimentaires ; 2° une partie supérieure, constituant un canal qui longe la petite courbure et permet aux liquides de passer directement de l’œsophage dans le duodénum sans séjourner dans l’estomac. Il en est de même des liquides (bile etc.) qui refluent du duodénum dans l’œsophage.
Fis. 229. - Fibres musculaires de l’ësiomac (d’après Luschka) (*).
Muqueuse. — La muqueuse stomacale, épaisse d’environ 0, 001 , se compose de trois couches: une couche glanduleuse, une couche musculeuse, une couche fibreuse.
(*) A. Vibre t longitudinales et circulaires (la séreuse a été enlevée). — I) OEsophage. — c2) Cardia 3) Duodénum. — 4) Pylore. 5) Anlre du pylore. — C) Petite courbure et libres longitudinales. — 7) Grande courbure
Grand cul-de-sac. — 9) Fibres longitudinales de l’œsophage. — 10) Fibres longitudinales du pylore, — II) Fibres circulaires de l’estomac,
^ B. Fibres oblujues (1 estomac a été retourné et la muqueuse enlevée). — 1) Fibres circulaires de l’œsophage — -, 3) Fibies circulaires de 1 estomac. — 4) Sphincter pylorique. — S) Fibres obliques. *
SPLANCllNOLOCUE.
.] n Couche glanduleuse. — C’est la plus superficielle et la plus épaisse, puisqu’elle a près de O"1 ,001. Si, après avoir débarrassé la muqueuse du mucus qui la recouvre, ou l’examine à la loupe, on aperçoit de petites fossettes qui lui donnent un aspect criblé, fossettes séparées par des saillies ou crêtes, qui près du pylore prennent un développement assez considérable, villosités lamelleuses pyloriques. Dans chaque fossette on trouve deux à huit orifices glandulaires.
Les glandes de l’estomac, sauf quelques petites glandes en grappe situées près du pylore, sont toutes des glandes en tube. Ces tubes sont ordinairement simples, rectilignes, parallèles, serrés étroitement les uns contre les autres; ils se composent d’une membrane propre et d’un épithélium. Il en est de deux espèces , des glandes à suc gastrique et des glandes mucipares. 1° Les glandes à suc gastrique existent sur toute la surface de l’estomac, sauf la région pylorique ; elles contiennent des cellules à pepsine, arrondies, volumineuses (0mm, 014), avec un noyau évident et un contenu granulé, qui remplissent presque entièrement la lumière du canal; la partie du tube voisine de la surface de la muqueuse est seule tapissée d’épithélium cylindrique. Autour du cardia elles sont plutôt composées, c’est-à-dire formées par plusieurs tubes débouchant dans un canal excréteur commun. 2° Les glandes mucipares ne se rencontrent que dans l’antre du pylore ; elles sont tapissées dans toute l’étendue du canal par un épithélium cylindrique.
L’épitliélium qui tapisse la muqueuse dans l’intervalle des orifices glandulaires est un épithélium cylindrique simple.
Le tissu interstitiel , intermédiaire aux glandes ou constituant les saillies et les villosités, est formé par une substance connective homogène ou fibreuse, prenant souvent le caractère du tissu connectif réticulé. On y trouve des follicules clos , disséminés trèsirrégulièrement et soulevant la muqueuse comme de petites granulations arrondies.
2° Couche musculaire. — Elle est très-mince et composée de fibres lisses accolées immédiatement aux culs-de-sac glandulaires.
3° Couche fibreuse. — C’est unè couche de tissu connectif (tissu sous-muqueux), reliant la muqueuse à la tunique musculaire; elle sert de support aux vaisseaux et aux nerfs.
Vaisseaux cl nerfs. — Les artères viennent des artères coronaire stomachique, pylorique, gastro-épiploïques et des vaisseaux courts. Elles donnent naissance à un réseau qui se distribue dans la couche fibreuse et d’où partent des rameaux allant d'une part à la tunique musculaire, de l’autre à la muqueuse. Les glandes sont entourées par deux réseaux capillaires très-fins communiquant entre eux, l’un profond correspondant aux culs-de-sac, l’autre superficiel aux orifices glandulaires. C’est de ce dernier seul que partent les radicules veineuses pour se rendre à un réseau veineux à mailles lâches placé dans la couche sous-muqueuse et qui donne naissance aux veines satellites des artères. Les lymphatiques constituent, outre le réseau sous-séreux, deux réseaux, l’un superficiel, situé à la base de la couche glandulaire entre elle et la couche musculaire de la muqueuse, l’autre profond dans le tissu sous-muqueux. Les vaisseaux se rendent à de petits ganglions situés le long de la petite et de la grande courbure. Les nerfs viennent du pneumo-gastrique et du grand sympathique et forment dans le tissu sous-muqueux un plexus pourvu de ganglions microscopiques; leur terminaison est inconnue.
§ V. — Intestin grêle.
L’intestin grêle représente un tube cylindrique ou plutôt un cône très-allongé à buse supérieure allant du pylore au gros intestin , dont le sépare la valvule iléo-cæcale. Il se divise en deux portions, le duodénum et V intestin grêle proprement dit, divisé souvent lui-même vu jéjunum et iléum , distinction tout à fait inutile.
O KG AM ES DIGESTIFS
Duodénum.
Le duodénum (duodeni, douze, douze travers de doigt) commence au pylore et se termine à gauche de la deuxième vertèbre lombaire. 11 a 0,u,25 à 0m,30 de longueui sur O111, 037 de largeur ; son calibre du reste n’est pas égal partout et il présente à son origine une dilatation sacciforme, il se compose de trois parties tonnant un fer à cheval à concavité gauche, qui embrasse la tête dupanuéas. La première portion (Fig. 236), située a la hauteur de la première vertèbre lombaire, se porte horizontalement à droite et en arrière, à droite du rachis et de la veine cave inférieure et est couverte par le foie et la partie postérieure de la vésicule biliaire. La deuxième descend obliquement en dedans et a droite des deuxième et troisième vertèbres lombaires, en avant du rein droit ; elle îeçoit les canaux cholédoque et pancréatique. La troisième portion se dij ige de droite à gauche en avant du corps de la troisième lombaire , de la veine ca'e intéi ieure et de 1 aorte, en montant obliquement de façon à atteindre presque la hauteur de la première vertèbre lombaire.
Le duodénum a une très-grande fixité, due d’abord aux replis péritonéaux qui le rattachent au foie ( ligament hépato-duodênal ), puis au tissu cellulaire qui 1 unit intimement à la veine cave inférieure et à l’aorte, enfin à un petit muscle lisse, muscle suspenseur du duodénum. C’est un faisceau mince naissant du tissu cellulaire qui entoure le tronc cœliaque et qui se perd dans les libres longitudinales de la troisième portion du duodénum (Treitz). Le péritoine ne recouvre que la partie antérieure du duodénum.
Intestin grêle ou jéjuno - iléon.
L’intestin grêle se compose (Y anses ou circonvolutions très-mobiles les unes sur les autres ; elles forment une masse flottante qui occupe tout l’espace de la cavité abdominale laissé libre par les organes plus fixes, et en particulier la pcirtie moyenne et l’excavation du petit bassin. Ces anses sont rattachées à la paroi abdominale postérieure par le mésentère, repli du péritoine qui contient les vaisseaux et les nerfs de l’intestin ; sauf la ligne d’insertion du mésentère, hile ou bord concave de l’intestin , toute la périphérie de ce tube est libre et lisse. L iléon , qui constitue la partie la plus déclive de l’intestin grêle , se termine dans la losse iliaque droite en s’abouchant dans le cæcum.
La longueur de l’intestin grêle oscille dans des limites très- étendues (4 à ^ eièti'es) 5 son diamètre qui décroît régulièrement de haut en bas est de O"1, 03 en moyenne.
On trouve quelquefois a 0m,5 de l’extrémité inférieure un diverticule, diverticule de l iléon , sorte d’appendice ou cul-de-sac plus ou moins long, vestige
du conduit existant dans la vie embryonnaire entre l’intestin et la vésicule ombilicale;
CoNi- okwai ion intérieure. * — Les parois de l’intestin grêle, dont l’épais- 8(;UI ne dépasse pas 0m,001, se composent, en allant de l’extérieur vers I intéi ieur, des tuniques suivantes: tunique séreuse, tunique musculeuse et hiuqueuse.
UkaIjms et Boüciiahd. l\ G