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II. LIGAMENTS DU LARYNX

1° Ligaments extrinsèques.

Ils sont au nombre de trois; le premier, membrane thyro -hyoïdienne, s’étend du bord supérieur du cartilage thyroïde à l’os hyoïde ; le second, membrane trachèo-cricoïdienne, rattache le bord inférieur du cartilage cricoïde au premier anneau de la trachée ; le troisième, ligament hyo-épiglottique , unit l’épiglotte à l’os hyoïde.

Le premier mérite seul une description spéciale.

Membrane thyro -hyoïdienne. — Cette membrane, recouverte sur les côtés par le muscle thyro-hyoïdien, comprend : 1° une partie médiane (ligament thyroliyoïdien moyen), mince, élastique, séparée en avant delà face postérieure du corps de l’os hyoïde par une bourse séreuse quelquefois double, bourse séreuse hyoïdienne, en arrière par un coussinet graisseux assez épais de la face antérieure de l’épiglotte ; 2° deux parties latérales, s’épaississant tout à fait en arrière en deux cordons fibreux, qui vont de la grande corne du cartilage à l’extrémite postérieure de la grande corne de l’os hyoïde et contiennent dans leur intérieur deux petits nodules fibro-cartilagineux , cartilages triticés (Fig. 252, 2).

9° Ligaments intrinsèques.

Les cartilages du larynx sont rattachés les uns aux autres par des articulations diarthrodiales ou par des ligaments à distance.

A. DIARTHROSES DU LARYNX.

Elles sont au nombre de deux, l’articulation erico-thyroïdienne et l’articulation crico - ary lén oï dienne .

1° Articulation erico-thyroïdienne. — C’est, une éncirthrose. La surface articulaire convexe et très-peu bombée de la petite corne du cartilage thyroïde est reçue dans la concavité de la facette cricoïdienne. Une petite synoviale doublée d’une capsule fibreuse orbiculaire épaisse en dehors, facilite les mouvements. Deux ligaments postérieurs, l’un supérieur (Fig. 249, 9), l’autre inférieur (10), et un ligament antérieur (Fig. 250 , 3) renforcent la capsule. Ces ligaments permettent des déplacements du cartilage thyroïde en lias, en haut, en avant et en arrière.

2° Articulation crico -aryténoïdienne. — Elle se rapproche des articulations en selle. Les surfaces articulaires sont elliptiques et leurs grands diamètres se croisent à angle droit. C’est lorsque le cartilage aryténoïde est eu rapport avec la partie externe déclive de la facette cricoïdienne que les surfaces concordent le plus exactement. On trouve comme moyens de glissement et d union une synoviale et une capsule fibreuse mince, renforcée en dedans et en arrière par un ligament, ligament crico - a ryténoïdien inférieur ou triquetre (fig. 249, 8), qui va en éventail d’un cartilage à l’autre.

Ce ligament est tendu dans la rotation du cartilage aryténoïde en dehors (abduction).

SPLANCHN0L0G1E.

Dans cette articulation, le cartilage aryténoïde est dans une sorte d’équilibre instable sur la facette cricoïdienne; aussi possède-t-il une mobilité extrême, comme on peut s’en assurer directement par l’examen laryngoscopique. Les mouvements de cette articulation se font autour d’un axe à peu près vertical, de façon que les deux apophyses vocale et musculaire qui terminent l’espèce de levier coudé formé par la base de l’aryténoïde , se portent en sens contraire ; quand l’apophyse musculaire se meut en arrière (Fig. 255, G), l’apophyse vocale se porte en dehors ( abduction ) et inversement. L’adduction peut être poussée jusqu’au contact des apophyses vocales des deux cartilages aryténoïdes. Un autre genre de mouvements consiste en un déplacement en totalité du cartilage aryténoïde, qui monte ou descend en glissant sur la facette cricoïdienne. Ce déplacement amène un rapprochement ou un écartement total des deux cartilages. Enfin il y a de légers mouvements d’abaissement et d’élévabon de l’apophyse vocale.

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