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ORGA N ES II H I N AIRES

J° Corpuscules de Malpighi (12). Ces corpuscules, au nombre de cinq environ par millimètre cube (porc), ont une largeur de 0mm,2 et sont situés exclusivement dans la partie grenue de la substance corticale. Ils sont formés par une ampoule en l ni -de-sac du canal contourné, ampoule contenant un glomérulc vasculaire, glo luerulc rénal, qui sera décrit avec l’artère rénale. La face interne de l’ampoule ou de la capsule de Malpiglii est tapissée par un épithélium pavimenteux. Cette capsule est percée d’un trou , qui laisse passer les vaisseaux du glomérule.

2° Canaux contournes (1 1). — Ils forment des replis très-nombreux dans la partie £i en uc de la substance corticale ; leur épithélium est trouble , granuleux.; les limites des cellules sont peu distinctes. Leur calibre, assez large, peu uniforme, varie de 0 1,111 ,03 à 0mm,04. Ûn étranglement les sépare du corpuscule de Malpighi.

3° Canaux en anse de Henlc 8,9, 10). — Après un certain parcours, les canaux contournés s’amincissent jusqu’à 0mm, 01 de diamètre , deviennent rectilignes et descendent dans la substance médullaire des pyramides (8) ; arrivés à une distance variable, ils remontent vers la substance corticale i9), en s’élargissant subitement (0 ,lm,025) , sans jamais atteindre le diamètre des canaux contournés. La partie ascendante de l’anse (8) offre un épithélium clair, la partie descendante (9) un épithélium trouble et granuleux. Ces anses peuvent s’arrêter dans la substance limitante ou descendre jusque près de la papille.

o° Canaux d union (7). — Arrivée dans la substance corticale, la branche ascendante de l’anse s’infléchit de nouveau en présentant une grande irrégularité de diamètre et va se jeter, en se rétrécissant un peu , dans un canal droit. L’épithélium des canaux d’union est clair et transparent.

• 4° Canaux droits (6). — Ces canaux, situés pour la substance corticale dans les pyramides de Ferrein, reçoivent chacun plusieurs canaux d’union et marchent dans une direction à peu près rectiligne jusqu’au canal excréteur commun. Leur calibre est de 0mm,05 ; leur épithélium, clair et transparent, est d’abord pavimenteux ou plutôt polygonal, puis cylindrique en se rapprochant de la papille. Les canalicules plus rapprochés de la papille et formés par la réunion successive des canaux droits ont un diamètre plus considérable (jusqu’à 0mm,l à 0mm,2).

5° Canaux excréteurs communs ou papillaires (1). — Ces canaux , ordinairement très-courts, ont un diamètre de 0mm,2 à 0mm,3, et s’ouvrent chacun dans une lacune papillaire. Leur paroi propre, finement fibrillaire, se confond avec le tissu du rein ; leur épithélium est clair et cylindrique.

On voit que les canaux urinifères présentent, au point de vue de leur épithélium, des caractères différents dans les divers points de leur trajet. Il est grenu , trouble et rappelle l’épithélium glandulaire dans les canaux contournés et la branche ascendante clés canaux en anse qui représenteraient la partie sécrétante des tubes; il est clair et transparent au contraire dans la branche descendante de l’anse, les canaux cl’union et les canaux droits et papillaires, et se rapproche là de l’épithélium des conduits excréteurs.

La description donnée ci-dessus du trajet des canalicules urinifères s’éloigne de la description classique par l’addition des tubes en anse découverts récemment par Henle. L’existence de canaux urinifères en anse est aujourd’hui incontestable (').

(') henle donnait à ccs anses une signification que les recherches ultérieures n’ont pas confirmée. Il en laisail un système de canaux fermés aboutissant aux corpuscules de Malpighi et sans connexion avec les canaux droits. La discussion de cette opinion et des autres opinions omises sur cette question nous entraînerait beaucoup trop loin. On pourra consulter sur ce sujet les travaux suivants outre le Traité de Henle : G. Ludwig et Zawarykin, Zur Anatomie der Mere. 1864. N. Chrzonszczwsky, Zur Anatomie der Niere (Archiv für puthol. Anal, and Phys. 15d XXXI M. Roth, Unlersuchung. über die Driisensubslam der Niere. Beru 1861.

S. Th. Slein, Zur Anatomie der Niere (Medhtin. Cenlralblatl). 1801. F. Schweigger- Seidel , Die Niere des Me use lien u. der Sàüyethiere. Halle 1865.

Üeainis el Bouchaau.

SPLANCHNOLOGIE.

La question de savoir si les canaux cle l’écorce présentent des anastomoses n est pas encore tout à fait résolue, au moins pour les canaux contournés. Pour les canaux d’union leur existence est certaine.

Tissu connectif interstitiel. — Ce tissu se réduit au minimum dans l’écorce, où il est tout à fait analogue au tissu réticulé. Dans la moelle il est en plus grande quantité surtout près des papilles.

Vaisseaux et nerfs clu rein. — 1° Artères. Les branches de l’artère rénale, après sa division dans le rein, marchent à la limite de l’écorce et de la moelle en constituant des demi-arcades (Fig. 266, 13) et sans s’anastomoser entre elles. De ces arcades partent des branches qui se rendent dans la substance Corticale et dans la substance médullaire.

Fig. 267.

Gloinérule rénui (*i.

Fig. '268.

Glomérulc rénal avec ses vaisseaux afférents et efférents (**).

a) Dans la substance corticale on voit naître de la convexité des arcades, et à des distances régulières, des branches, branches glomérulaires (14), d’où se détachent à angle droit de petits rameaux de 0inm,03 à 0mm,04, vaisseaux afférents du glomerule( 15), qui pénètrent dans les corpuscules de Malpighi à l'opposite du canalicule urinifère. Arrivé dans le corpuscule de Malpighi, le vaisseau allèrent se divise en deux troncs ou plus qui se ramifient indépendamment l’un de l’autre, en se pelotonnant sur eux-mêmes (Fig. 267), et constituent ainsi une petite granulation de Omuyl, glomérulc rénal, contenue dans la capsule du corpuscule de Malpighi. Les divisions du vaisseau allèrent (qui ont la structure et le calibre de capillaires) se reforment ensuite d’après le mode des réseaux admirables bipolaires , en un seid tronc, vaisseau efférent, plus petit que le vaisseau afférent (Fig. 268, G), à côté duquel il se.

(*) «) Branche de l’artère rénale. — b) Vaisseau afférent du glomérulc. — c) Glomérulc. — <i) Vaisseau afférent se rendant à un e) Corpuscule de Malpighi.

(*• *) Artère glomérulaire. — H. Branche fournissant le vaisseau afférent du glomérulc. — C. Vaisseau afférent du glomérulc. — D. Artère allant directement dans le réseau capillaire de la substance corticale. — E. Réseau upillairc. — F. Glomérulc.

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détache du glomérule. Le vaisseau efférent, qui a la structure et la signification d'une artère, se jette dans le réseau capillaire de la substance corticale (Fig. 268, C, E). Les glomérules ne sont pas à nu dans le corpuscule de Malpighi; mais ils sont recouverts d’un épithélium distinct de l’épithélium pavimenteux qui tapisse la paroi interne de ht capsule de Malpighi (1). Tous les vaisseaux efférents ne se jettent pas dans le réseau capillaire cortical. Quelques-uns (Fig. 266, 18) vcJnt fournir des artérioles droites dans la substance médullaire. Outre les branches glomérulaires, les arcades donnent quelques rameaux qui se rendent directement dans le réseau capillaire cortical, de sorte qu’on ne peut pas dire d’une façon absolue, que tout le sang qui coule dans les capillaires de l’écorce doit passer par les glomérules.

b) Dans la substance médullaire les arcades envoient des branches à direction à peu près rectiligne, artérioles droites (Fig. 266, 17), qui après un certain trajet se divisent en un pinceau de capillaires (réseau capillaire des pyramides). Beaucoup de ces vaisseaux forment des anses qui descendent jusque près du sommet de la papille (20), et qui pourraient être confondues avec les canaux en anse de Henle. Quelques artérioles droites naissent en outre du réseau capillaire de la substance corticale (19) et des vaisseaux efférents des glomérules (18). Les réseaux capillaires de l’écorce et de la moelle communiquent entre eux. La forme de leurs mailles, polygonale dans la partie glomérulaire de l’écorce, est allongée en général dans le reste du tissu rénal et correspond à la disposition même des tubes urinifères.

2° Les veines provenant du réseau capillaire de l’écorce et de la moelle se jettent dans des arcades veineuses, analogues aux arcades artérielles, mais qui en diffèrent en ce qu’elles s’anastomosent entre elles. Des veines droites (29) correspondent aux artérioles droites. Les veines du réseau capillaire périphérique de l’écorce (24) s’unissent en groupes étoilés, à cinq ou six branches, étoiles de Verheyen (25), et s’ouvrent dans un tronc veineux central qui s’enfonce immédiatement dans la substance du rein. Un réseau veineux entoure les lacunes papillaires. Les branches veineuses du rein n’ont pas de valvules.

3° Lymphatiques. — Les superficiels forment un réseau à larges mailles sous 1 enveloppe fibreuse ; quant aux profonds, larges et facilement injectables dans la partie glomérulaire de la substance corticale , ils sont très-fins au contraire dans les pyramides de Ferrein et la substance médullaire (Ludwig et Zawarykin).

4° Les nerfs proviennent du plexus rénal. Leur terminaison est inconnue. On trouve çà et là sur leurs filets de petits ganglions microscopiques.

Physiologie. — Deux éléments principaux interviennent dans la sécrétion rénale, la pression sanguine et l’activité cellulaire propre de l’épithélium. À la pression sanguine correspond la disposition spéciale des vaisseaux des glomérules de Malpighi , qui augmente cette pression et facilite la sortie des parties aqueuses de l’urine. L’activité cellulaire a son siège dans les cellules glandulaires, troubles, granuleuses des canaux contournés et des canaux en anse ; ce sont ces cellules qui s’emparent des parties constituantes du sang pour les rejeter, plus ou moins modifiées, à l’état de principes constituants de l’urine (la présence de l’acide urique a été constatée dans les cellules glandulaires). Le rein ne représente donc une glande par filtration que pour ce qui concerne les glomérules. L’épithélium clair et transparent des canaux droits a probablement pour fonction de reprendre une partie de l’eau sortie par le glomérule et de concentrer l’urine.

(') Lelte couche épithéliale n’tsl [tas admise par tous les auteurs.

SPLANCIINOLOGIE.

ARTICLE II. — URETÈRES.

A leur partie supérieure, les conduits excréteurs des reins présentent une disposition particulière pour recevoir l’urine, qui arrive par les conduits papillaires. Chaque papille est entourée par un petit cône membraneux , ou calice , dont la base répond à la papille et dont le sommet tronqué s’ouvre dans une cavité plus grande , grand calice. Les grands calices, au nombre de trois , s’ouvrent dans une poche , le bassinet (Fig. 265 , 8) , située à la partie postérieure du hile et qui constitue la partie supérieure évasée de l’uretère.

V uretère (9), long de 0ra,27 environ, est un tube cylindrique, offrant quelquefois des rendements fusiformes , étendu du bassinet au bas-fond de la vessie. Il descend en avant du psoas, de l’artère iliaque primitive à gauche , iliaque externe à droite , est croisé par les vaisseaux spermatiques qui passent en avant de lui, pénètre dans le petit bassin et arrive à la vessie. A ce moment les deux uretères sont situés à 0m,06 l’un de l’autre ; ils traversent obliquement ses parois en sè rapprochant, et après un trajet de 0m,02 viennent s’ouvrir aux deux angles postérieurs du trigone vésical.

Les parois des calices, du bassinet et des uretères sont minces et dilatables. Leur surface interne est blanche, lisse, et offre des plis longitudinaux qui s’etfacent par la distension.

Structure. — Leurs parois, épaisses de 0m,001 , se composent de trois tuniques : 1° une tunique externe , fibreuse, riche en fibres élastiques, et qui, à la base des papilles, se continue avec la capsule fibreuse du rein; 2° une tunique musculaire , très-épaisse (0:nm,5) , formée par une couche externe circulaire qui s’épaissit au niveau de la base de la papille et constitue là un vrai sphincter 'papillaire, et par une couche interne longitudinale plus épaisse; 3° une muqueuse , mince et facilement isolable ; son épithélium est pavimenteux, stratifié; les formes de ses cellules sont très-variables; les plus superficielles présentent à leur face profonde des dépressions en godet, dans lesquelles s’enfoncent les bases des cellules coniques plus profondément situées. La muqueuse se réfléchit à la surface des papilles , où elle est très-mince et très-adhérente.

Variétés. — On rencontre souvent des uretères doubles, mais rarement ils s’ouvrent dans la vessie par des orifices distincts.

ARTICLE III. — VESSIE (Fig. 265).

La vessie est un réservoir musculo-membraneux situé derrière le pubis et intermédiaire aux uretères et à l’urèthre.

Sa forme , assez difficile à bien apprécier, est très-variable, suivant son état de vacuité ou de distension. Vide, elle est ramassée sur elle-même et n’a pas plus de O1", 03 de diamètre. Modérément distendue, elle a la forme d’un ovoïde, souvent asymétrique, surtout chez les femmes, et dont le grand axe est dirigé en bas et en arrière. La petite extrémité de l’ovoïde est supérieure et constitue son sommet arrondi ou acuminé. «Sa grosse extrémité ou fond de la vessie forme un plan triangulaire incliné en bas et en avant et se continue en

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avaiit avec 1 urèthre (•); c’est là, dans la station droite, le point le plus déclive de la vessie. La paroi postérieure, inclinée en bas et en arrière,* est convexe surtout en bas ; la paroi antérieure n’offre rien de particulier ; les parois latérales convexes sont quelquefois le siège de dilatations. La vessie est en général plus aplatie chez la femme. La capacité de la vessie, variable comme ses dimensions, peut être évaluée en moyenne à 500 ou 000 centimètres cubes.

. ?ituat*°>\ et rapports. — Vide, la vessie est cachée derrière la symphyse ■ a I état de replétion , elle se dilate peu à peu , dépasse la symphyse et peut it teindre la réunion du tiers inférieur et du tiers moyen de la distance qui sép.u e le pubis de 1 ombilic et même au delà. La partie la plus fixe est l’orifice uréthral, qui reste toujours à la même hauteur (plan horizontal passant par la reunion du tiers inférieur et du tiers moyen de la symphyse). Dans cet état sa paroi postérieure répond chez l’homme au rectum et aux vésicules sémi ’ nales, chez la femme au col de l’utérus et au vagin. Ses rapports avec le péritoine seront décrits à propos cle cette séreuse. 1

Le* moyens de fixité de la vessie, indépendamment des replis périto néaux qui seront décrits plus loin, sont des ligaments antérieurs et des lio-a ments supérieurs. 1« Les ligaments antérieurs .ligaments pubo-prostatiaues (homme)v ou pubo-vésicaux (femme) sont deux cordons fibreux allant de* parties latérales de la vessie et de la prostate vers le milieu de la symphyse * entre la vessie et la symphyse ils interceptent une dépression quadrangulaire tapissée par une lame fibreuse, ligament pubo-vésical médian 2° Les lia a ments supérieurs [ligaments suspenseurs de la vessie) sont au nombre de 1i ois, un médian et deux latéraux ; tous les trois se réunissent vers l’ombilic et sont des restes de l’état fœtal. Le ligament moyen , ouraque, part du sommet de la vessie ; c’est un reste du canal allantoïdien ; il se compose de l’exieneur a l’intérieur, d’une gaine de fibres élastiques longitudinales continues 1 aux fibres longitudinales de la vessie dont elles représentent un des tendons • d un axe formé par les vestiges du canal allantoïdien ; c’est un canal plus oj m oins ong, ofliant ça et là des dilatations et des étranglements et remplacé dans une partie de son trajet par un pédicule plein ; ce canal est quelquefois ouvert jusque près de l’ombilic. C’est un prolongement tubuliforme de la muqueuse vésicale; seulement la plupart du temps l’orifice de communication est o j itéré. 11 contient un détritus de cellules épithéliales ayant subi les dégénérescences graisseuse et amyloïde. Les ligaments latéraux partent des côtés do la vessie et sont constitués par la partie oblitérée des artères ombilicales.

Conformation intérieure de la vessie. — La muqueuse vésicale est pâle, isse, et a 1 aspect d’une séreuse. Quand la vessie est contractée, elle forme des p is qui disparaissent par la distension. Il arrive souvent qu’elle est soulevée

(') On a d on ne le nom de bas-fond de la vessie et de col vésical à des parties de la vessie suresque es î est utile de s’expliquer. On a appelé bas-fond de la vessie tantôt la région de orifice uréthral, tantôt le trigone, tantôt la région postérieure au trigone qui, dans l’état de ( is ension ex reme ou dans certains cas pathologiques, s’abaisse au-dessous du niveau de l’ori- ! e ure ra • a‘s’ eri vcalite, le vrai bas-fond de la vessie ou la partie la plus déclive est consuee par ori ice uréthral même et ne mérite pas de nom particulier. Le nom de col de lu

'qU1 rep0m ait p0lu lef anciens à 1 urèthre , s’applique en réalité à la partie supérieure . a région pros a îque de l’urethre et par conséquent est un terme impropre et mérite d’être ejete, a moins qu on ne le conserve pour la région correspondante à l’orifice uréthral

SPLANCHNOLOGIE.

par les faisceaux musculaires sous-jacents ( vessie à colonnes), ou qu’elle s’enfonce en forme de diverticulums dans les mailles de ces fibres {vessie 0 cellules).

La partie inférieure de la vessie présente trois ouvertures ; en avant Y orifice uréthral , dont la forme est celle d’un croissant à concavité postérieure; en arrière et de chaque côté les orifices des uretères (Fig. 274, 14), situés à 0in,027 l’un de l’autre. Ce sont des fentes obliques en dedans et en avant, limitées en haut par un repli mince comme valvulaire , et se terminant en bas par une gouttière. Ces trois orifices constituent les trois angles d’un triangle, trigone vésical ou de Lieutaud (Fig. 274, 15), dont les trois côtés sont concaves. A ce niveau la muqueuse est soulevée, surtout en arrière, où elle forme à la base du triangle une crête transversale qui réunit les orifices des uretères , et en avant où elle constitue à l’orifice uréthral une saillie longitudinale (13), luette vésicale.

Structure de la vessie. — Les parois de la vessie, dont l’épaisseur varie suivant l’état de distension de l’organe (0m, 003 à 0m, 015 et plus) , sont constituées de dehors en dedans par une séreuse , très-incomplète (voy. Péritoine), une tunique musculaire et une muqueuse unie très-lâchement à la précédente par un tissu cellulaire sous-muqueux.

1° Tunique musculaire. — Elle se compose de trois couches, qui sont, en allant de dehors en dedans , des fibres longitudinales, des fibres transversales et des fibres réticulées.

Les fibres longitudinales (Fig. 265, 14, 15), superficielles, n’existent pas sur tes parties latérales , et forment deux bandes longitudinales sur les deux faces anté- ' rieure et postérieure de l’organe. En bas elles se perdent dans la région du col vésical, au milieu des fibres du sphincter uréthral (voy. Urèthre et 'prostate)-, une partie de ces fibres vont à l’aponévrose pelvienne et à la symphyse ( muscle pubovésical). En haut, les unes se perdent dans l’ouraque ; d’autres vont sans interruption d’une face à l’autre et forment des anses embrassant le grand axe de la vessie ; quelques-unes des fibres de la face antérieure se recourbent en anse derrière l’ouraque (11).

Les fibres moyennes sont transversales et vont depuis le sommet de la vessie jusqu’à l’orifice uréthral mais sans former de sphincter vésical ; au niveau des uretères elles décrivent une sorte de tourbillon spiralé.

Les fibres réticulées , contiguës à la muqueuse , constituent un réseau de mailles irrégulières, à direction générale verticale et très-visibles sur les vessies hypertrophiées. Au niveau du trigone viennent s’ajouter des fibres provenant des fibres longitudinales des uretères ; elles forment une bande transversale d’un uretère à l’autre, et deux bandes obliques convergeant vers l’orifice uréthral.

Toutes ces fibres, sans exception, ont pour action de vider la vessie (m. detrusor u rince). Les fibres transversales les plus inférieures, au lieu de former, comme on le décrit souvent, un sphincter au col vésical, et d’opposer une barrière à la sortie de l’urine , servent à en expulser les dernières portions. Le vrai sphincter de la vessie existe dans la région uréthrale. Les fibres musculaires de la vessie sont des fibres lisses, sur lesquelles la volonté n’a aucune influence. Elle ne peut intervenir pour vider la vessie que par la contraction des muscles abdominaux (M.

C) Voy. sur les libres musculaires de la vessie : A. Mercier, Recherches anal., palliol. el chir. sur les maladies des organes urinaires et génitaux. Paris 1841, et A. Sabatier, Recherches anal, et phgsiol. sur les appareils musculaires correspondants à la vessie et à la prostate. Montpellier 1801.

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2° Muqueuse. Elle est très-mince (0mm,2) et est ordinairement dépourvue de papilles , sauf à 1 orifice uréthral. Elle n’a pas de glandes, excepté quelques glandes tubuleuses situées dans la même région. Son épithélium pavimenteux stratifié présente les memes formes singulières que celui des uretères.

1 aisseaux et nerfs. Les arteres viennent de 1 hypogastrique. Les veines forment un plexus, très-marqué surtout vers le fond de la vessie et qui se jette dans les veines hypogastriques ; il communique avec les plexus hémorrhoïdal et utérin. Les lymphatiques sont plus nombreux et plus forts au niveau du trigone ; ils vont aux ganglions hypogastriques. Les nerfs proviennent du plexus hypogastrique et des blanches antérieures des troisième et quatrième nerfs sacrés; les nerfs moteurs sont d origine mixte, sympathique et spinale. La sensibilité de la vessie est assez obtuse, saul au voisinage des orifices des uretères et de l’urèthre, où elle est très-vive.

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