I. OVAIRE
L’ovaire a la forme d’un ovoïde légèrement comprimé et présente : deux faces convexes ; deux bords, l’ un antérieur et inférieur, droit, hile de la glande ; l’autre postérieur et supérieur, épais, convexe , libre ; deux extrémités : I une externe, plus grosse, à laquelle s’attache le ligament de la trompe (Fig. 287, h): l’autre interne , qui fait suite au ligament de l’ovaire (9). Sa surface, lisse chez la jeune fille , se couvre de cicatrices qui augmentent avec l’âge à partir de
la puberté et devient chagrinée dans la vieillesse. Sa longe ur est de 0l,‘,Ü38 environ sur 0,02 de largeur ét 0m,015 d’épaisseur; son volume augmente temporairement à chaque menstruation ; son poids est de 6 à 8 grammes.
Situation et moyens de fixité. — L’ovaire est situé dans l’aileron postérieur du ligament large (voy. Péritoine) et libre dans ses deux tiers supérieurs (Fig. 288 , 12). Il est rattaché à l’utérus par un ligament long de 0m,03, ligament de l’ovaire (Fig. 287, 9), composé de fibres lisses qui font suite aux fibres superficielles de l’utérus ; des libres lisses rattachent son extrémité externe au pavillon de la trompe, ligament de la trompe (Fig. 288 , 10). L’ovaire possède une assez grande mobilité, grâce à la laxité de ces replis ou de ces ligaments.
Fig. 2K7. — Orr/anes ( jénilaux internes de la femme (*),
Conformation intérieure. — Le tissu de F ovaire est assez ferme, dense et enveloppé par une membrane fibreuse, albuginée de l’ovaire , mais qui ue se laisse pas délimiter du tissu propre de l’organe. La face externe de Y albuginée est intimement soudée au péritoine.
Le parenchyme de l’ovaire peut, sur une coupe, être divisé en deux parties; la partie périphérique , substance corticale , est blanche, homogène, dense et a une épaisseur d’environ un millimètre; la partie centrale, substance médullaire, est plus rouge, plus molle et comme spongieuse. La transition entre les deux substances se fait d’une façon insensible , de même que la transition entre la couche corticale et l’albuginée. Après la puberté, la couche corticale de l’ovaire présente des petites vésicules de grandeur variable (depuis une di- (*)
(*) 1) L’utérus et le vagin sont ouverts; l'ovaire est fendu d’un côté ainsi que la trompe. — a) Fond de l’utérus. — b) Cavité de l’utérus. — c) Cavité du col. — il) Trompe utérine. — e) Pavillon de la trompe. — f, f ) Ovaire. — g) Ligament de l’ovaire. — h) Ligament de la trompe. — i) Ligament rond, — !■) Ligaments larges. — /) Vagin.
SPLANGHNOLOGIE.
mension microscopique jusqu'à la grosseur d’une cerise) , ovisacs , follicules ou vésicules de Grnaf ; les plus grosses dépassent, la surface de l’ovaire et déterminent une saillie plus ou moins transparente ; la paroi de ces vésicules tranche nettement sur le parenchyme de la glande et peut être énuclée facile-
ment de la cavité qui la contient; à leur incision il s’écoule un liquide transparent, an milieu duquel on peut voir quelquefois nager un point blanc (ovule enveloppe pue le cumulus proliç/ècé).
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Outre ces vésicules, l’ovaire présente souvent des corps particuliers, corps jaunes, qui ne sont autre chose qu’une évolution particulière des vésicules de Graaf, après que celles-ci se sont rompues pour laisser échapper les ovules. Ces corps jaunes ont une évolution assez courte lorsque l’ovule n’a pas été fécondé ( corps jaunes de la menstruation), plus longue quand il a été fécondé ( corps jaunes de la grossesse) , et il en résulte des modifications dans leur aspect extérieur (Fig. 289).
1° Corps jaunes de la menstruation (Fig. 289, A). — Après la rupture de la vésicule de Graaf, il reste (1) une cavité remplie d’un caillot sanguin foncé, sans adhérence avec la membrane de la vésicule. Peu à peu ce caillot se contracte, se décolore et devient plus résistant, en même temps que la membrane du follicule s’hypertrophie se plisse et tend à remplir la cavité du follicule. Trois semaines après la rupture (2), on trouve une tumeur arrondie, solide, faisant saillie à la surface de l’ovaire et présentant là une petite cicatrice qui correspond au point de rupture; incisée, elle
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Fig. 289. — Corps jaunes , d’après Dallon (*).
se compose d’un caillot solide grisâtre et d’une membrane jaunâtre plissée qui se laisse énucléer facilement du stroma de l’ovaire. A partir de ce moment le corps jaune diminue. A la quatrième semaine (3) , il n’a plus guère que 0m, 007 de largeur; la couleur jaune de la membrane plissée se prononce de plus en plus ; puis cette membrane et la partie centrale se confondent peu à peu en même temps qu’elles diminuent, et à la neuvième semaine (4) il ne reste plus qu’une petite cicatrice jaunâtre, dont les dernières traces ne disparaissent complètement que vers le septième mois.
2° Corps jaunes de la grossesse (Fig. 289 , B). — Dans les trois premières semaines , le développement est le même que précédemment. Mais à partir de ce point, l’évolution hypertrophique progresse au lieu de décroître. A la fin du second mois (5), le corps jaune a environ 0,n,02 de largeur, et il conserve ce volume jusqu’à la fin du
i,*) A. Corps jaunes de la menstruation. — B. Corps jaunes de la grossesse. — 1) Vésicule de Graaf, rompue pendant la menstruation. — 2) Corps jaune, trois semaines après la menstruation. — .'IJ Idem, quatre semaines après la menstruation. — 4) Idem, neuf semaines après la menstruation. — 5) Corps jaune de la grosspsse à la lin du second mois (on voit a son centre une cavité piriforme remplie d’un liquide clair et qui existe dans quelques cas). — 6) Idem, à la lin du quatrième mois. — 7) Idem , au terme de la grossesse.
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sixième mois; alors seulement commence la période régressive , et à la^fm*de la grossesse (/) son volume a beaucoup diminué; à partir de la délivrance, la régression marche rapidement et, huit à neuf semaines après, il ne reste plus qu’une cicatrice peu distincte du tissu ambiant; cependant elle ne disparaît, complètement que huit à neuf mois après. Dans tous les cas, à chaque rupture d’un follicule de Graaf correspond une cicatrice extérieure persistante.
Structure de l'ovaire.
A. Parenchyme de V ovaire. - 1° La séreuse est réduite à la couche épithéliale ; 2° Yalbuijinée, constituée par des fibres connectives, ne se laisse pas délimiter de la couche corticale et ne s’en distingue que par l’absence de follicules de Graaf; 3° la couche corticale , très-peu vasculaire, est formée par des faisceaux entre-croisés de
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