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Fig. 29ü. — Coupe de l’ovaire, d’après Sclirœn (*).
fibres connectives et des cellules fusiformes; elle contient les vésicules de Graaf: 4° la couche médullaire, très-vasculaire, sans follicules, présente un stroma de fibres connectives et de libres musculaires lisses, qui rayonnent du hile vers la périphérie de la glande.
B. Follicules de Graaf. — 1° Situation (Fig. 290). — Les plus petits, follicules primordiaux (1), se rencontrent dans la partie périphérique de la substance corticale ( zone corticale de His ou des follicules primordiaux) ; les follicules plus développés (2,3, 4, 5) se rencontrent plus profondément ( zone sub-corticale de His ); enfin les follicules complètement développés (0 , 7, 8) sont situés plus profondément encore ( zone des follicules parfaits de His); seulement à cause de leur volume, ils empiètent sur les deux zones précédentes et finissent par arriver à la surface de l’ovaire et môme à la dépasser à l’état de maturité.
(*) I) Vésicules corticales. — 2) Vésicules plus volumineuses. — 3) Vésicules entourées de la membrane granuleuse. — 4,5, 6, 7, 8) Follicules à des degrés divers de développement. — 9) Membrane granuleuse. — 10) Ovule. — Il) Cumulus proligère. — 12) Follicule qui n’a pas été ouvert, entouré par un réseau vasculaire. — 13) Follicule dont le contenu s’est échappé en partie. — 14) Stroma de la zône corticale. — 15) Vaisseaux pénétrant par le Iule de la glande. — Kl) Stroma du hile. — 17) Membrane externe d’un corps jaune. — |8) Artères du corps jaune, — 19) Sa veine centrale.
O KG A N ES GENITAUX .
Structure des vésicules de Graaf éi l'état parfait (Fig. 291). — La vésicule de (iraal comprend une enveloppe, un épithélium, dans lequel se trouve l’ovule, et un contenu liquide. 1° L enveloppe , membrane externe du follicule, est fibreuse, vasculaire, contiguë au stroma de l’ovaire, divisée par quelques auteurs en une couche externe (A) dense, blanchâtre, et une couche interne (B) molle plus rouge ; 2° la conchc épithéliale , membrane granuleuse (G) , qui tapisse la paroi interne de l’enveloppe, est tonnée par des cellules polygonales ou arrondies, granuleuses et pourvues d’un noyau. A la partie la plus profonde du follicule (Fig. 290, 6, 7, 8) se trouve une agglomération de ces cellules; c’est le cumulus proligère ( G), qui contient 1 ovule (*). Dans certains cas (d’après quelques auteurs), on trouverait entre la membrane externe et la membrane granuleuse une membrane amorphe ( membrane propre du follicule'). 3° Le contenu est un liquide analogue au plasma du sang. Lé ovule sera décrit à propos du développement.
3° Développement des follicules de Graaf (Fig. 290). — Les follicules de Graaf se rencontrent’ déjà chez le nouveau-né et le fœtus, mais il s’en forme aussi chez l’adulte. Leur mode de développement est encore douteux sur plusieurs points. D'après Schrœn (2j, il se ferait de la façon suivante : à la périphérie de la substance corticale se trouvent de petites vésicules ( vésicules corticales), ébauches des futurs ovules et composées dune enveloppe mince, d’un contenu granuleux, d’un noyau et d’un nucléole (1). Ces vésicules, à mesure qu’elles grossissent, sont repoussées par les vésicules corticales nouvellement formées et deviennent plus profondes (2). En même temps elles s entourent d une couche de cellules, qui devient bientôt double (3), cellules qui proviendraient des éléments nucléaires du stroma de la glande ; ces cellules représentent 1 ébauche de la membrane granuleuse. Bientôt la couche externe de • ette membrane granuleuse se sépare en un point de la couche interne accolée à I ovule (4), et ainsi se forme la première trace de la cavité du follicule, cavité qui s agrandit peu a peu (5, G, 7). Cette séparation n’étant pas complète, l’ovule reste accolé en un point a la couche granuleuse externe, et ce point correspond à la partie profonde du lollicule. A mesure que la cavité augmente, les cellules granuleuses péii-ovulaires se multiplient et constituent le cumulus proligère ; en même temps, la membrane externe fibreuse se forme à la périphérie de la membrane granuleuse pai condensation du tissu de l’ovaire et reçoit un riche réseau sanguin (G, 7, 8, 12).
I eu a peu les follicules arrivent ainsi à maturité. D'après Pflûger (3) , les follicules
G) Les recherches de Schrüii , Mis etc. ont confirmé sous ce rapport l’opinion déjà émise par Pouchel.
F) 9- Schrüri , Ileitrufj zur Kenntniss der Anal, und Phys, des Eierstoches des Sàugethiere i. Zeitschrift fur wissenscli. Zoologie. Jîd XII).
(’) E. Pllüger, Ueber die EierslücJte der Süugethiere u. des Menschen. Leipzig 1862.
Lig. 291. — Follicule de Grau /
*) tVlembi une externe du follicule. — I). Sa coucbe interne. — C. Membrane granuleuse. — L). Cuvité ihl
1“ G. Cumulus proligère. — I) Membrane vitelline. — 2) Vilellus. U) Vésicule gprmi-
follicule
native
SPLÀNCH NOLOGIE.
de Graaf proviendraient de la segmentation de tubes dans lesquels se formeraient les ovules. Dans ce cas, le développement marcherait des follicules aux ovules, et les follicules représenteraient les conduits glandulaires de l’ovaire, qui serait assimilable à une glande en tube. D’après Schrœn, au contraire, le développement serait excentrique et marcherait de l’ovule vers la périphérie; la membrane granuleuse ne serait plus alors une membrane de nature épithéliale, mais d’origine connective.
Le nombre des follicules, aux divers degrés de développement, peut être évalué à plus de 30,000 par ovaire (Iienle) ; il est très-rare de rencontrer deux ovules dans le même follicule.
4° Rupture des follicules de Graaf et chute de Vovule. — Depuis la puberté (12 à 18 ans en moyenne) jusqu’à la ménopause (45 à 50 ans), on observe à la surface de l'ovaire une rupture des follicules de Graaf, qui laissent échapper les ovules. Ces ruptures se succèdent à des intervalles réguliers (tous les vingt-sept jours en moyenne) et s’accompagnent de phénomènes particuliers marqués principalement du côté de l'utérus (écoulement sanguin etc.), phénomènes dont l’ensemble a reçu le nom de menstruation. A chaque menstruation , un ovule se détache de l’ovaire et est reçu par la trompe. Cette rupture des vésicules de Graaf, qui se fait ordinairement vers la fin des règles (Sappey) , peut être spontanée ou provoquée (coït etc.). Cette rupture paraît pouvoir se produire en dehors de la menstruation sous certaines influences encore peu connues.
Cette rupture se fait par l’amincissement progressif de la paroi du follicule au niveau de sa partie -saillante , tandis qu’au contraire les parties profondes s’hyperhémient, s’épaississent et deviennent plus vasculaires. Bientôt, sous la pression excentrique du liquide du follicule , une petite fente se déclare sur la partie amincie et l’ovule s’échappe entouré par les cellules du cumulus proligère. Au moment de sa rupture, le follicule a ordinairement 0m,01 à 0m,015.
5° Structure du corps jaune. — Le corps jaune , dont nous avons étudié les caractères visibles à l’œil nu, a une structure différente dans son stade de progression et dans son stade de régression. 1° Le stade de progression consiste en une hypertrophie de la tunique fibreuse et de la membrane granuleuse, qui se plisse et présente des cellules fusiformes à granulations graisseuses ( cellules de Vovariule de Robin); cette hypertrophie s’accompagne d’un développement vasculaire considérable (Fig. 290, 17); les artères (18) forment à la périphérie du follicule un réseau très- riche, d'où part une veine centrale (19) volumineuse; 2° le stade de régression consiste surtout en une dégénérescence graisseuse accompagnée d’une résorption graduelle (J).
Vaisseaux et nerfs de l'ovaire. — Les artères ovarique et utérine forment une anastomose en arcade (Fig.
295 , 4) , d’où partent huit à dix rameaux flexueux se rendant au hile.
Les veines , plus volumineuses et plus multipliées que les artères, vont à un lacis très-serré, bulbe ou corps spongieux de l'ovaire (Fig. 292 , 2), et de là au plexus sous-ovarique qui communique avec les plexus utérin et pampiniforme. Les lymphatiques ae- Kig. 292. liulhe de l’vvuire , d’après Rouget *). compagnent les veines; His décrit un
0) La niasse connective blanchâtre qui remplit le follicule rétracté a été appelée corpus u I h i du tu ; (j uelqucluis on y trouve de l’hématine transformée [corpus nigrum).
*(*) •) Corps spongieux du l'utérus, — -) H u 1 lie de l'ovuire. — d) Plexus puinpinilorme. — 4) Artère ovuriqut •ivoe ses veines, — è) Artère utérine. — (>) Veines utérines. — 7) Vuisseuux du ligament rond.
ORGANES GÉNITAUX
réseau lymphatique dans la membrane externe des follicules. Les nerfs proviennent du plexus ovarique ; leur terminaison est inconnue.
Organe de Rosenmuller (Fig. 293). — A l’ovaire est annexé l’organe de Rosenmüller, reste des tubes glandulaires moyens du corps de WollL C’est un organe aplati, triangulaire, placé dans l’épaisseur du ligament large, entre la trompe et l’ovaire; son sommet est dirigé vers le hile de cet organe.
11 se compose de quinze à vingt canaux (c), légèrement onduleux, aboutissant à un canal commun (e), qui occupe la base de l’organe et répond au canal excréteur du corps de Wolff. Leurs parois épaisses sont tapissées par un épithélium vibratile; ils contiennent un liquide jaunâtre.
Fig. 293. — Organes de Rosenmuller, d’après Follin (*;.