S II
Rate.
La raie est située profondément dans riiypochondre gauche, entre le diaphragme, le rein gauche et le grand cul-de-sac de l’estomac (Fig. 236). Elle est rattachée à l’estomac et au diaphragme par les replis gastro-splénique et phrénico- splénique, qui seront décrits avec le péritoine, replis assez lâches pour lui permettre clans certains cas de se déplacer.
Elle a une forme ovoïde ou quadrangulaire et présente deux faces: une face externe, costo-diaphragmatique, lisse, convexe, tournée à gauche et en arrière: une face interne, séparée par une crête saillante, large en bas, en deux parties ; la partie postérieure, concave, longe le bord externe du rein gauche; la partie antérieure, excavée, plus large, répond au grand cul-de-sac de l’estomac; sur cette lace, en avant de la crête de séparation, se trouve un sillon vertical , hile de la rate, ollrant dix à douze ouvertures. Les bords sont souvent échancrés ;
I antérieur est plus tranchant (pie le postérieur. L’extrémité intérieure esl plus large que la supérieure. La rate présente souvent des traces de lobulations
el quelquefois même des lobules complètement indépendants du reste (rates sur numéraires).
SI MAN Cil N 0 LOG 1 U .
Le volume de la raie est excessivement variable suivant l’afflux sanguin ; aussi est-il très-difficile de donner des mesures précises. En moyenne elle a une longueur de 0">,12 sur 0,08 de largeur et O"1, 03 d’épaisseur. Son poids peut être évalué à 195 grammes (Sappey).
La couleur de la rate est lie de vin foncé, sa surface est lisse et brillante à cause de la présence du péritoine; cette surface au contraire devient froncée si l’enveloppe fibreuse de l’organe n’est plus tendue , par exemple sur une rate incisée. Celte enveloppe est blanche, transparente, mince, mais résistante el intimement adhérente au parenchyme splénique. Le parenchyme, très-humide sur une coupe, présente une consistance et une cohésion très-faibles et qui diminuent encore et très-rapidement après la mort ; son tissu est alors transformé en une sorte de bouillie rougeâtre, boue splénique, qui s’écoule par la pression. Si on enlève toute cette bouillie par le lavage, il ne reste plus qu’une trame de filaments blanchâtres (trabécules) partant de l’enveloppe fibreuse ou accompagnant les vaisseaux, et s’entre-croisant dans tous les sens, ce qui donne à l’organe ainsi préparé un aspect aréolaire. Dans ce parenchyme, examiné a l’état frais, se voient à l’œil nu des granulations blanchâtres , arrondies, trèsmolles , de 0,005, isolables avec la pointe d’une aiguille et dispersées sur le trajet des artères ; ce sont les corpuscules de Malpighi ; elles disparaissent très-vite après la mort, on peut en compter une environ pour deux millimètres cubes. On voit encore sur des coupes de la rate les troncs veineux avec leurs ramifications étoilées entourées par les branches artérielles, ce qui rappelle les rapports des veines hépatiques et de la veine porte dans les lobules du foie.
Structure de Ici rate. — U enveloppe de la rate, tapissée par f épithélium du péritoine, est formée par du tissu connectif et contient une très-grande quantité de libres élastiques ; chez l’homme elle ne possède pas de libres lisses.
Le parenchyme se compose des trabécules et de la pulpe splénique contenue dans les mailles circonscrites par les trabécules.
1° Trabécules. — Elles se divisent en deux espèces : les unes sont creuses et accompagnent comme gaines vasculaires les artères et les veines, celles-ci plus loin que les premières; les autres sont solides, aplaties ou cylindriques et. partent de la lace profonde de l’enveloppe fibreuse du rein; elles se subdivisent à 1 infini jusqu à 0mm,01 de diamètre et circonscrivent les mailles où se trouve la pulpe splénique. L existence de fibres lisses dans ces trabécules est douteuse chez l’homme.
2° Pulpe splénique (Fig. 307). — La pulpe splénique se compose de deux parties : un réticulum connectif très-fin et des éléments cellulaires.
Le réticulum (3) a la structure du tissu connectif réticulaire ordinaire; seulement il est excessivement délicat; ce réticulum se continue d’une part avec les plus fuies divisions des trabécules spléniques, de l’autre avec le tissu connectif réticulaiie de la gaine adventice des vaisseaux (4) et des corpuscules de Malpighi (G).
Les éléments cellulaires contenus dans les mailles du réticulum sont : 1" des noyaux libres arrondis ou elliptiques , granuleux; 2° des globules analogues aux globules lymphatiques ; 3° des cellules contenant deux ou trois noyaux et quelquefois plus ; 4° de grandes cellules contenant des vésicules colorées analogues aux globules rouges; 5° des globules rouges; 6° des molécules pigmentaires en amas ou isolées; 7° des cellules, dites cellules spléniques , provenant de l’épithélium des capillaires veineux.
A la pulpe splénique appartiennent encore des capillaires, qui seront dédits au i les vaisseaux.
GLANDES VASCULAIRES SANGUINES ET ORGANES LYMPHOÏDES
OKO Or J* )
1 aisseaux de la rate. — 1° Artères. — L’artère splénique, remarquable par l'épaisseur énorme de sa tunique musculaire, se divise près du hile en cinq à dix branches, qui pénètrent isolément dans la glande et se distribuent chacune à une région distincte de 1 oigane , sans s anastomoser avec les branches voisines. Les rameaux qui 1 n naissent, api es un certain trajet, se résolvent en un pinceau d’artérioles (penictlli), d ou partent les capillaires. Jusqu’à un diamètre de 0mm,2 les artères sont accompagnées par les veines et contenues dans la même gaine fibreuse ; mais à partir de ce diamètre les artères abandonnent les veines et leur tunique adventice subit une modification qui mène aux corpuscules de Malpighi ; cette tunique prend la structure du tissu réticulaire (4) et s’infiltre de globules lymphatiques (infiltration lymphoïde diffuse). Bientôt cette infiltration se circonscrit dans certains points (6, 16) et ainsi se forment les granulations ou les corpuscules de Malpighi, qui ne sont autre chose qu’une sorte d’hypertrophie locale de la tunique adventice des artères. Ils ont, du reste, la même structure que les follicules clos. Leur réticulum , surtout à la périphérie, est plus résistant, ce qui permet de les isoler facilement du réticulum très-délicat et facilement déchirable de la pulpe splénique; il n’y a pas de membrane d’enveloppe distincte entourant le corpuscule et l’isolant des parties voisines ; mais comme les mailles périphériques des corpuscules de Malpighi sont assez serrées, leur communication avec les mailles de la pulpe est assez difficile.
Les capillaires artériels des pinceaux paraissent se terminer de la façon suivante (9, 10, 41) : la paroi des capillaires, d’abord amorphe, devient peu à peu fibrillaire, et ces fibrilles semblent se continuer directement avec les trabécules fines du réticulum de la pulpe splénique, de sorte que le capillaire lui-même s’aboucherait dans les mailles de ce réticulum.
2° Veines. — Si l’on suit les veines du tronc vers les branches d’origine, on voit la veine splénique se diviser dans le hile en quatre ou cinq branches dépourvues de valvules. Les divisions veineuses accompagnent d’abord les artères et sont situées dans la même gaine; puis, quand elles ont atteint 0mi»,4 de diamètre, elles abandonnent les artères en conservant encore leur gaine et émettent des branches qui s’en détachent à angle droit. C’est dans ces branches que viennent s’aboucher les capillaires veineux de la rate.
Ces capillaires veineux (14) ont un calibre uniforme de 0miu,08, et constituent un élément très-important de la pulpe splénique. Leurs parois sont très-minces et consistent : 4° en une tunique externe , d’abord continue, puis interrompue de distance en distance et formée alors par des fibres annulaires ou spiralées, d’aspect élastique, régulièrement espacées ; 2° en une tunique interne , épithéliale, d’abord continue, puis interrompue comme la précédente ; les cellules épithéliales de ces capillaires veineux ou cellules spléniques sont caractéristiques : elles sont fusiformes et leur noyau est ordinairement proéminent et comme pédiculé, de façon qu’il fait saillie dans l’intérieur du vaisseau; ces cellules sont parallèles à l’axe des capillaires. De cette absence de paroi propre en certains points, il résulte que, dans ces points, les capillaires veineux sont limités simplement par la pulpe splénique qui les entoure et que par suite leur cavité communique librement avec les mailles du réticulum de la pulpe (origines veineuses lacunaires).
3" Trajets intermédiaires entre les capillaires artériels et les capillaires veineux (12). — C’est là une des questions les plus difficiles de l’histologie, et dont la solution définitive ne peut encore être donnée. Nous avons vu que les capillaires artériels s’ouvrent dans les mailles mêmes de la pulpe splénique, et que c’est aussi dans ces mailles que les capillaires veineux prennent leur origine. Dans ce cas, le sang, au lieu de passer des artères dans les veines par un réseau capillaire ordinaire, passerait au milieu même des éléments de la pulpe splénique en s’y creusant , ce que frey appelle des trajets pulpeux intermédiaires ( 12), système de lacunes inlermé-
SPL.VNCI I NOLOGl R.
« liaires aux artères et aux veines. Dans cette hypothèse, la rate serait comparable à une glande lymphatique, dans laquelle les vaisseaux lymphatiques afférents et efférents seraient remplacés par des artères et par des veines. Le réticulum de la pulpe splénique représenterait la pulpe centrale des ganglions lymphatiques, les trajets intermédiaires représenteraient les sinus lymphatiques (Stieda, W. Millier, Frey). Tous les auteurs n’admettent pas cette opinion. Luschka, Billroth etc. croient à un passage direct des artères dans les veines et rapprocheraient la rate du tissu caverneux (M.
Kig. :t07. - Structure de la rate; figure schématique (*'.
40 Lymphatiques. — Ils sont assez nombreux à la périphérie de l’organe. L’existence des lymphatiques profonds est douteuse. Cependant Tomsa les a injectés chez le cheval.
50 Nerfs. — Ils proviennent du plexus cœliaque et suivent l’artère splénique. Leur terminaison est inconnue.
(i) On pourra consulter sur cette question : H. Gray, On tlœ structure and use of the spleen. London 1854. — Billroth , Deit. uir vergl. Histologie der Mil* (dans Archives de Millier. 1S57 ; Virchow’ s Archiv, vol. XX et XXIII; et Zeitschrift für wissenschaftl. Zoologie. Bd XI). — A. Key, Zur Anatomie der Mih ( Virchow’s Archiv , vol. XXI). — F. Schweigger- Seidel, Disquisit. de liene. Halis 1801 , et Virchow’s Archiv, vol. XXIII et XXVII. — L. Stieda, Virchow’s Archiv, vol. XXIV, et surtout W. Millier, Ueber den feïnern Eau der Mil*. Leipzig 1865.
{*) A. Artère. — V. Veine. — 1) Trabécules spléniques. — 2) Trabécules plus fines. — 3) Réticulum de la pulpe splénique. — 4) Infiltration lymphoïde de la gaine des artères. — 5) Sa continuation avec un corpuscule de Malpighi. — 7) Gaine de la veine. — 8) Réticulum de la pulpe splénique. — 9) Terminaison de la gaine fibriilaire des capillaires artériels avec le réticulum de la pulpe. — 10) Artères des pinceaux. — 11) Capdlaires artériels. — 12) Leur abouchement dans les trajets intermédiaires de la pulpe. — 13) Veines. — 14) Capillaires veineux. — 1 5) Partie de la pulpe où sont restés les éléments cellulaires. — IC) Corpuscule de Malpighi attenant ît : li) une artère et vu sur une coupe perpendiculaire h l’axe du vaisseau
GLANDES VASCULAIRES SANGUINES ET ORGANES LYMPHOÏDES
$ III. — Capsules surrénales.
Les capsules surrénales sont, deux petits organes situés au-dessus des reins dans la cavité abdominale. Ils ont la forme d’un casque comprimé latéralement ou mieux d’un bonnet phrygien , et présentent une base , deux faces , deux bords et un sommet. La base concave est appliquée sur la partie interne de I extrémités supérieure du rein. La face antérieure, un peu convexe , est partagée en deux par un sillon, hile de l’organe, oblique en bas et en dedans. La face postérieure est aplatie. Le sommet, plus ou moins aigu, se continue avec les deux bords ; le bord interne est abrupt, presque vertical.
La surface des capsules surrénales est tantôt lisse , tantôt mamelonnée ; quelquefois l’organe est divisé en deux lobes. Plus rarement on trouve de trèspetites glandes surnuméraires.
Leur volume est variable; il est relativement plus faible chez l’adulte que chez le nouveau-né. Leur poids est d’environ 7 grammes.
La capsule surrénale répond en arrière au diaphragme. En avant, elle répond à droite au lotte droit du foie, auquel elle adhère intimement, à gauche au pancréas, à la rate et au grand cul-de-sac de l’estomac.
Conformation intérieure. — Les capsules surrénales sont enveloppées par une membrane fibreuse , mince , adhérente , qui envoie des cloisons dans l’intérieur de la glande. Leur parenchyme se divise en deux parties d’aspect bien différent, la substance corticale et la substance médullaire.
1° La substance corticale , qui forme la masse principale de l’organe, a une épaisseur à peu près uniforme de O1", 0015 ; sa couleur est blanc jaunâtre ou rouge jaunâtre ; vers la profondeur, elle s’assombrit et sur une coupe elle est limitée du côté de la substance médullaire par un liséré foncé parallèle à la surface externe. La coupe paraît homogène , mais sa cassure est fibreuse et présente des stries radiées allant de la face profonde à la face superficielle.
-° La substance médullaire s’altère excessivement vite après la mort et se transforme en une bouillie brun foncé ( atrabile des anciens) contenue dans une cavité centrale ; mais cette cavité n’existe pas pendant la vie. Fraîche, la substance médullaire forme une masse gris rosé , spongieuse , présentant des ouvertures béantes veineuses. Cette substance n’existe pas vers les bords amincis de la glande.
Structure. — 1° Substance corticale. — Les cloisons partant de l’enveloppe fibreuse divisent cette substance en loges cylindriques dirigées de la périphérie vers le centre; ces loges ou cavités glandulaires , d’abord arrondies en allant de la surface vers la profondeur ( zone glomérulaire d’Arnold), deviennent ensuite allongées ( zone fasci ~ culée) , et disparaissent à peu près complètement au niveau du liséré sombre qui sépare les deux substances ( zone réticulaire). Ces mailles sont entrecoupées par un réseau très-fin de trabécules délicates, réseau qui est seul conservé dans la zone réticulaire, où les trabécules volumineuses ont disparu. La zone fasciculée occupe la plus grande étendue de la substance corticale.
Ces cavités contiennent des cellules granuleuses , à noyau , souvent infiltrées de graisse, surtout chez l’adulte. Les cavités cylindriques de la zone fasciculée contiennent quinze à vingt de ces cellules superposées , de façon à former des espèces de colonnettes , qui , d’après certains auteurs, seraient entourées d’une membrane
35( » SPT , A N CITN OLOf. I F. .
d’enveloppe et constitueraient des tubes fermés. Dans la zone réticulaire, les mailles ne contiennent plus qu’une seule cellule.
2° Substance médullaire. — Elle se compose cl’un tissu interstitiel et de cellules glandulaires. Le tissu interstitiel est formé par un tissu réticulaire très-fin. Quant aux cellules qui sont contenues dans les mailles de ce réseau, il n’v a rien de bien net à leur égard. Pour les uns elles sont analogues aux cellules glandulaires de l’écorce (Ecker, Mars); Luschka y décrit des cellules nerveuses ganglionnaires. Ce sujet demande de nouvelles recherches.
Vaisseaux et nerfs. — Les vaisseaux des capsules surrénales sont très-nombreux eu égard à leur volume. Les artères fournissent quinze à vingt branches, qui pénètrent l’organe par sa périphérie et se distribuent isolément dans son intérieur comme pour la rate (Mœrs). Une partie de ces branches artérielles se distribue dans la substance corticale , en formant des pelotons et des glomérules vasculaires caractéristiques (Arnold) ; l’autre se rend à la partie centrale de la moelle. Les veines se divisent en veines corticales et une veine centrale unique. Les veines corticales suivent les artères et reçoivent le sang du réseau capillaire de la substance corticale ; la veine centrale part du centre de la moelle et reçoit le sang du réseau capillaire central de la moelle et, en outre, par des branches veineuses spéciales du réseau périphérique de la moelle ; elle sort par le hile pour se jeter à droite dans la veine cave inférieure, à gauche dans la veine rénale. Les lymphatiques sont peu nombreux.
Les nerfs proviennent pour la plupart du ganglion semi-lunaire ; quelques filets viennent du pneumo-gastrique et du phrénique. Ils sont excessivement nombreux (Kœlliker en a compté trente-trois pour une glande) et forment un plexus surrénal, qui présente des ganglions quelquefois assez volumineux. Dans la substance médullaire , on trouve sur leur trajet des cellules ganglionnaires. Leur terminaison est inconnue.
APPENDICE
glande coccygienne, ganglion carotidien et glande pituitaire.
1 0 Glande coccygienne. — La glande coccygienne est une petite granulation gris rougeâtre, de la grosseur d’une lentille ou d’un pois, située en avant de la pointe du coccyx , dans une petite fossette circonscrite par deux tendons d'attache du releveur ,1e l’anus ; elle est suspendue à la terminaison de l’artère sacrée moyenne, qu’on peut suivre, après injection préalable, pour arriver à la glande.
D’après Luschka, ses éléments propres consisteraient en des vésicules et des tubes glandulaires remplis par un épithélium polygonal. Ces cavités paraissent , d’après les recherches d’Arnold et de Meyer, être plutôt des dépendances du système artériel (').
Les nerfs de la glande coccygienne, au nombre de deux ou trois filets très-fins, proviennent du ganglion coccygicn terminal ou du cordon de communication des extrémités inférieures des grands sympathiques. Leur terminaison est inconnue.
2° Ganglion carotidien. — Sa structure, analogue à celle de la glande coccygienne, a donné lieu aux mêmes dissentiments. Pour Luschka , ses éléments propres sont des vésicules et des tubes glandulaires qu’ Arnold considère comme des glomérules artériels.
30 Glande pituitaire. — D’après Pereiuesdiko (1807), le lobe antérieur serait divisé en deux parties par une fente transversale, sorte de canal étroit , tapissé pai un épithélium vibratile. La partie antérieure au canal ou substance corticale, plus épaisse, présente des vésicules glandulaires remplies souvent de matière colloïde et compa-
(') Voy. à cc sujet: Luschka, Der Hirnanhang vint dit Sleissdrüse des Menschen. 1860. — Arnold, Ein Beilrag sur der Strudur der sogenannten Sleissdrüse ( Virchow’s Archiv , vol. XXI - G. Meyer, Zur Anatomie der Sleissdrüse ( Zeitschrift für mtionelle Medhin).
râbles à celles de la thyroïde ; la partie postérieure, substance corticale , se compose de lobules radiés contenant des cellules irrégulières et fréquemment aussi de la malière colloïde. Le lobe postérieur est un prolongement de l’infundibulum et paraît contenir des cellules nerveuses. La question de savoir si le canal de la glande pituitaire communique ou non avec la cavité de l’infundibulum est laissée indécise (,).
péritoine (Fig. 308).
Le péritoine est une membrane séreuse qui tapisse les parois de la cavité abdominale et se réfléchit de ces parois sur une partie des viscères contenus dans cette cavité en les entourant presque complètement ; de là la distinction du péritoine en péritoine pariétal et péritoine viscéral. En se réfléchissant des parois abdominales sur les viscères (14) ou en passant d'un viscère à l’autre (12), il forme des replis ( mésentère , épiploons) constitués par deux feuillets péritonéaux adossés et contenant les nerfs et les vaisseaux qui se rendent à ces organes. Ces replis sont plus ou moins longs et par suite permettent une plus ou moins grande mobilité aux organes auxquels ils s’attachent.
Le péritoine représente chez l’homme un sac clos; chez la femme ce sac communique au niveau du pavillon de la trompe avec la muqueuse de la trompe. Il a deux faces : 1° une face adhérente, rugueuse , unie aux parois abdominales , à la surface externe des viscères et, au niveau des replis péritonéaux, à la face profonde correspondante du feuillet qui lui est adossée; 2° une face libre, lisse, humide, tournée du coté de la cavité péritonéale.
La cavité péritonéale, la plus vaste des cavités séreuses, peut être démontrée par l’insufflation ; mais à l’état normal, elle n’existe que virtuellement et se réduit aux interstices linéaires irréguliers qui séparent les uns des autres les viscères abdominaux ou ces viscères des parois abdominales. En d’autres termes, la face libre de la séreuse est partout accolée à elle-même , sauf dans lés cas pathologiques. Au-dessous du foie, entre la veine cave inférieure et la veine porte, la séreuse péritonéale s’invagine, de façon à former une cavité accessoire ou une sorte de bourse , arrièrecavité des épiploons , comprise dans la grande cavité péritonéale et ne communiquant avec elle que par une ouverture étroite, hiatus de Winslow
A. Péritoine pariétal. — Il tapisse les différentes parois de la cavité abdominale et se comporte différemment sur chacune d’elle.
(fl Peremeschko, Ueber den Eau des Hirnanhanges ( Virchow' s Archiv , vol. XXXVIll).
(*) fl Eoie. 2) Estomac. — 3) Colon transverse. — 4) Intestin grêle. — S) Duodénum. — 0) Pancréas.
.) Rectum. 8) Vessie. — 9) Utérus. — 10) Aorte. — II) Veine cave inférieure. — -12) Epiploon gastro-hépatique. 13) Mésonolon lransver.se. — 14) Mésentère. — la) Lame postérieure du grand épiploon. — 16) Sa lame
antérieure. U) Arrière-cavité îles épiploons. — 18) Cul-de-sac recto-vaginal — 19) Cul-de-sac utéro-vésical.
20) Diaphragme.
Fig. 308.
Péritoine, coupe antéro-postérieure et médiane de la cavité abdominale [*j.
S PLAN CH N O LOCî 1 E .
-J«» Paroi antérieure. — On voit, partir de l’ombilic quatre replis péritonéaux, un supérieur et deux inférieurs. Le supérieur, ligament suspenseur du foie,' appartient aussi à la paroi supérieure. Les inférieurs sont dus au soulèvement du péritoine par trois cordons fibreux, l’ouraque sur la ligne médiane, le cordon oblitéré des artères ombilicales sur les parties latérales ; ces trois replis se portent à la vessie , celui de l’ouraque au sommet de l’organe , ceux des artères ombilicales sur les côtés. En dehors du repli des artères ombilicales, le péritoine est soulevé par la saillie des artères épigastriques. Il en résulte de chaque côté trois dépressions, qui ont reçu le nom de fossettes inguinales ; une interne, comprise entre le repli de l’ouraque et celui de l’artère ombilicale; une moyenne , entre ce dernier et le repli de l’artère épigastrique ; une externe , en dehors de l’artère épigastrique; celle-ci correspond à l’anneau inguinal interne ; quelquefois, chez la femme, le peiitoine forme la un cul-de-sac qui se prolonge plus ou moins loin dans le canal inguinal, canal de Nuck. Au niveau de l’anneau crural le péritoine otlre aussi une dépression légère, fossette crurale
2° Paroi postérieure. — Sur la paroi postérieure il tapisse non-seulement la paroi abdominale proprement dite et les gros vaisseaux, mais encore la face an t en eu î e du pancréas, du duodénum, des reins, des capsules surrénales, le tieis anterieur du colon ascendant et du colon descendant et la moitié antei leure du cæcum au-dessus de 1 abouchement de l’intestin g’rêle t< est de cette paroi que partent la plupart des replis péritonéaux qui se rendent aux viscères, le ligament coronaire qui va au bord postérieur du foie, le mésocolon transverse (13) qui va au colon transverse, le mésentère de l’intestin grêle (14) et, sur les côtés, le ligament phr énico- splénique , qui se rend à l’extrémité supérieure de la rate, le mésocœcum qui va au cæcum et â l’appendice vermiculaire, et le mésocolon iliaque destiné à PS iliaque. Le nombre de ces replis s’explique facilement, puisque la plupart des artères viscérales naissent de l’aorte située sur cette paroi postérieure.
3° Parois latérales. — Sur' ces parois le péritoine ne présente rien de particulier.
4° Paroi supérieure. — Il tapisse toute la face inférieure du diaphragme et otlre là un repli important, ligament suspenseur du foie ou falci forme , qui se porte de l’ombilic au foie et au ligament coronaire. En arrière, il se réfléchit du diaphragme sur le foie pour constituer le feuillet supérieur du ligament coronaire. Cette partie du péritoine est adossée à la plèvre au niveau des lacunes que présente le diaphragme.
5° Partie inférieure ou pelvienne. — a) Chez V homme, il tapisse le sommet et la face postérieure delà vessie, ainsi que ses faces latérales, en descendant plus ou moins bas (ordinairement jusqu’aux vésicules séminales), et se réfléchit alors sur la face antérieure du rectum en formant le cul-de-sac rectovésical ; il ne tapisse d’abord que ses parties antérieures et latérales , mais dans Je tiers supérieur du rectum il l’enveloppe complètement et offre alors un méso -rectum.
b) Chez la femme , il forme un large repli transversal, qui enveloppe les organes génitaux internes.
1° La partie médiane de ce repli enveloppe l’utérus et se réfléchit en avant H en arrière pour se porter sur la vessie et sur le rectum. En avant , il se
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réfléchit, avant d’arriver au col , et constitue en passant de l’uterus sur la face postérieure de la vessie le cul-de-sac utéro -vésical (iü) , limité de chaque côté par les replis utéro-vésicaux. En arriére , le péritoine descend plus bas, tapisse même un peu la face postérieure du vagin et, arrivé à 0m,06 au-dessus de l’anus , se rélléchit sur le rectum en formant le cul-de-sac recto-utérin (18), limité latéralement par les plis semi-lunaires de Douglas , qui se réunissent en arrière du vagin en un repli concave, ligament de Petit.
2° Les parties latérales , ligaments larges, se continuent inférieurement avec le péritoine, qui revêt l’excavation du petit bassin. Leur partie supérieure, libre, présente trois replis secondaires ou ailerons; le postérieur contient l’ovaire ; le moyen, qui constitue la partie supérieure du ligament large, contient la trompe ; l’antérieur loge le ligament rond et l’accompagne jusqu’à l’anneau inguinal interne et quelquefois se prolonge en cul-de-sac jusque dans le canafmême (canal de Nuck). Entre l’aileron postérieur et l’aileron moyen île la trompe le ligament large s’élargit en un repli triangulaire (cda vespertilionis) dont la base externe est libre et qui contient le corps de Rosenmüller.
B. Péritoine viscéral. — Les viscères sont rattachés par des replis aux parois abdominales ou sont rattachés les uns aux autres. De là deux classes de replis péritonéaux.
a) Replis péritonéaux rattachant les organes aux parois abdominales. — Ces replis sont appelés mésentères (mésentère proprement dit , mésocolon etc.), s’ils se rendent au tube intestinal, ligaments péritonéaux , s’ils vont aux autres organes. Ils sont tous composés de deux feuillets. Nous allons les décrire successivement.
1° Ligament suspenseur du foie ou falciforme. — Ce ligament est triangulaire et contient le cordon fibreux de la veine ombilicale. Il part de l’ombilic et se porte de là à droite et en arrière, en s’élargissant, jusqu’au sillon longitudinal du foie ; là il se divise en deux parties , une partie supérieure qui passe entre le diaphragme et la face supérieure du foie et arrive jusqu’au ligament coronaire, et une partie inférieure qui accompagne le cordon fibreux de la veine ombilicale dans le sillon longitudinal. Son bord convexe, continu au p*éritoine pariétal, répond d’abord à la ligne blanche, puis à la face inférieure du diaphragme ; son bord concave, inférieur, libre, va de l’ombilic au. sillon longitudinal ; sa base se bifurque en embrassant le foie , dont elle trace la division en deux lobes. Sa face antérieure et droite est adossée au diaphragme ; sa face inférieure gauche répond au foie.
2° Ligament coronaire. — Ce ligament, constitué par deux feuillets péritonéaux très-écartés , se porte du bord postérieur du foie au diaphragme ; il s’élargit à ses deux extrémités pour former les deux ligaments triangulaires droit et gauche.
3° Ligament hépatico -rénal. — C’est un repli qui va de la face inférieure du lobe droit du foie au rein. Son bord libre, tourné à gauche, limite en arrière l’hiatus de Winslow.
4° Ligament phrénico-splénique . — Ce repli se porte du diaphragme à l’extrémité supérieure de la rate et forme une sorte de bourse entre la rate et le rein.
5° Ligament phrénico- gastrique. — Ce repli, court, triangulaire, s’étend du côté gauche de l’ouverture œsophagienne au côté gauche du cardia.
SPLANCTTNOLOGÏE.
0" Ligament duodéno-reno l . Ce repli , horizontal , concave supérieurement , unit la pait.ie supérieure du duodénum au sommet du rein droit.
Mesentèi e ( Ci ). Le mésentère, exclusivement affecté à l’intestin grêle pi oprement dit, a une loi me triangulaire ; son sommet tronqué, racine du mésentère, s’étend de la deuxième vertèbre lombaire à l’articulation sacroiliaque droite ; sa base , élargie en éventail , curviligne, s’insère au hile de l’intestin grêle. C’est dans sa partie moyenne qu’il présente le plus de hauteur, et par suite les anses intestinales correspondantes ont le plus de mobilité.
8° Mésocæcum. — Le cæcum est enveloppé par le péritoine jusqu’à l’abouchement de l’intestin grêle. L’appendice iléo-cæcal a un petit mésentère variable qui limite avec la terminaison du mésentère une petite bourse ouverte en dedans et en bas vers le petit bassin.
9° Mésocolon transverse (13). — Ce repli, plus large à sa partie médiane, se compose de deux feuillets : l’un, postérieur et inférieur, qui se continue avec le feuillet supérieur et droit du mésentère; l’autre, antérieur et supérieur, (pii se porte vers le pancréas et qui chez l’adulte se soude à la lame postérieure du grand épiploon (15) située au-dessous de lui. A gauche , la partie supérieure du colon descendant est rattachée au diaphragme par un repli qui reçoit comme un sac l’extrémité inférieure de la rate.
10° Mésocolon iliaque. Ce repli , assez lâche , rattache l’S iliaque à la fosse iliaque gauche.
11° Mésorectum. Ce repli , continu au precedent, n existe que pour la partie supérieure du rectum.
12° Ligaments larges. — Ils ont été décrits avec le péritoine de la paroi abdominale inférieure.
b) Replis péritonéaux rattachant les organes entre eux. — Ces replis sont les épiploons et les ligaments interviscéraux.
1° Grand épiploon ou épiploon, gastro-colique (*). — Ce large repli s’insère en haut à la grande courbure de l’estomac, descend (10) en avant des circonvolutions intestinales ( lame antérieure du grand épiploon ), puis, arrivé plus ou moins bas, remonte ( lame postérieure du grand épiploon , 15), s’accole au feuillet supérieur du mésocolon transverse, auquel il se soude chez l’adulte, et arrive jusqu’à la paroi abdominale postérieure. Là les deux feuillets qui le composent s’écartent; l’inférieur se réfléchit immédiatement pour constituer le feuillet supérieur du mésocolon transverse ; le supérieur remonte le long de la paroi postérieure de l’abdomen en avant du pancréas (6) et va former le" feuillet inférieur du ligament coronaire du foie. On voit que le mésocolon transverse n’est pas, comme on le dit souvent , formé par les deux feuillets de la lame postérieure du grand épiploon , qui s’écarteraient pour entourer le colon ; ce (lui a donné lieu à cette erreur, ce sont les adhérences qui existent chez l’adulte entre leurs lames ; mais en général on peut les séparer assez facilement sur le fœtus. Le grand épiploon descend plus bas à gauche qu’à droite; à droite et en haut, il se continue avec le ligament hépatico-colique. Entre ces deux lames est comprise la partie inférieure de l’arrière-cavité des épiploons (17) ; mais chez l’adulte, elles sont ordinairement soudées.
C)Ce nom de gastro-colique lui a été donné à tort, puisqu’on arrière il va jusqu’au pancioas et dépasse le colon transverse.
2° Petit épiploon ou épiploon gastro-hépatique (12). — Ge repli s’étend du sillon transverse du foie à la petite courbure et au duodénum ( ligament hépatico-duodénal). 11 contient dans son intérieur la veine porte, l’artère hépatique et le canal cholédoque, et se continue à gauche avec le ligament phrénicogastrique ; à droite avec le ligament hépatico -colique. Il limite en haut et en avant l’arrière-cavité des épiploons.
Ligament gastro-splénique. — Ce ligament s’étend du hile de la raie à l'estomac ; il contient les vaisseaux courts.
i° Ligame)it hépatico-colique. — Ge repli n’est autre chose que la terminaison et le prolongement de l’épiploon gastro-hépatique et du ligament hépatico-duodénal, qui se portent jusqu’à la partie supérieure du colon ascendant.
Ou pëiûtoine considéré dans son ensemble.
1° Cavité péritonéale et arriéré-cavité des épiploons. — La cavité péritonéale est divisée en deux cavités par une sorte d’étranglement , mais de telle façon que la petite cavité, arrière-cavité des épiploons (17), se trouve invaginée dans la grande, cavité péritonéale proprement dite. Le lieu de l’étranglement ou l’orifice de communication des deux cavités porte le nom d'hiatus de Winslow.
L'hiatus de Winslow estime ouverture arrondie assez grande pour admettre le doigt indicateur. Elle a pour limites : en avant, la veine porte et le ligament hépatico-duodénal , qui termine à droite l’épiploon gastro-hépatique ; en arrière, la veine cave inférieure et surtout le bord concave du ligament hépatico -rénal ; en haut, la lace inférieure du lobe droit du foie près du col de la vésicule ; en bas, la partie supérieure du duodénum.
L'arrière-cavité des épiploons (17) est limitée: en haut , par le lobe de Spigel et le feuillet inférieur du ligament coronaire; en bas, par la réflexion îles lames du grand épiploon; en avant, par la face postérieure de l’estomac et le ligament gastro-splénique et par la lame antérieure du grand épiploon ; en arrière, par la lame postérieure du grand épiploon et par le feuillet supérieur de cette lame, qui monte en avant du pancréas jusqu’au ligament coronaire ; à gauche, par les ligaments phrénico -gastrique, phrénico -splénique , gastrosplénique et le grand épiploon ; à droite , par le ligament duodéno-rénal et le grand épiploon. Cette cavité n’est pas en général démontrable chez l’adulte, où les lames qui la circonscrivent se soudent ordinairement plus ou moins. Gette arrière -cavité des épiploons est elle-même divisée en deux cavités secondaires par un repli, ligament gastro pancréatique, qui va obliquement de gauche à droite, du cardia vers la face antérieure du pancréas et la partie postérieure du duodénum, et isole la face postérieure de l’estomac du lobe de Spigel. La cavité supérieure , petite bourse épiploïque , loge le lobule de Spigel; l’hiatus de Winslow y donne immédiatement accès ; la cavité inférieure, grande bourse épiploïque , comprend tout le reste de l’arrière-cavité des épiploons.
2° Trajet du péritoine. — Pour bien comprendre la disposition générale du péritoine et les rapports de scs deux portions avec la cavité des épiploons, il est utile de suivre son trajet sur une coupe verticale et médiane antéro-postérieure.
S P LAN C 1-1 N 0 LOCl l V. .
Sur une confie verticale (b ig. *308) , on voit qu’il sc divise en deux parties, que nous pouvons supposer partir du sillon transverse du foie.
1° La partie qui tapisse ta, grande cavité péritonéale part du sillon transverse, descend vers la petite courbure en formant le feuillet antérieur de l’épi ploon gastro-hépatique (12) et tapisse la face antérieure de l’estomac; arrivée à la grande courbure , elle descend comme feuillet antérieur du grand épiploon, remonte comme feuillet postérieur du même et arrive à la paroi abdominale postérieure au niveau de la deuxième vertèbre lombaire , se réfléchit pour constituer le feuillet supérieur du mésocolon transverse, enveloppe le colon, forme le feuillet inférieur du mésocolon (13), recouvre la face antérieure de la troisième portion du duodénum, se réfléchit pour fournir le feuillet supérieur droit du mésentère , entoure l’intestin grêle , forme ensuite le feuillet inférieur gauche et arrive sur le rectum. Dans l’excavation pelviennne il constitue le" culs-de-sac recto -vésical chez l’homme, recto-vaginal et utéro -vésical chez la femme , remonte le long de la paroi abdominale antérieure , tapisse la face concave du diaphragme, se réfléchit au niveau du bord postérieur du foie pour constituer le feuillet supérieur du ligament coronaire, recouvre la face convexe du foie , son bord antérieur, sa face inférieure et arrive à son point de départ . c’est-à-dire au sillon transverse.
2° Le péritoine qui tapisse l'arrière-cavité des épiploons part du sillon transverse, forme le feuillet postérieur de l’épiploon gastro -hépatique, tapissa la face postérieure de l’estomac et, au niveau de la grande courbure, s’accole au feuillet externe du grand épiploon, dont il constitue le feuillet interne et l’accompagne jusqu’à la deuxième vertèbre lombaire ; là il s’en sépare, se porte en haut, et en avant du pancréas , fournit le feuillet inférieur du ligament coronaire, tapisse le lobe de Spigel et la face inférieure du foie et arrive à son point de départ au sillon transverse.
Structure du péritoine. — Le péritoine est constitué par une charpente fibreuse de tissu connectif très-riche en fibrilles élastiques , recouverte par un épithélium pavimenteux simple. Le, feuillet pariétal est plus épais ; le feuillet viscéral dans bien des points paraît réduit à une simple couche épithéliale. L’adhérence aux parties sous-jacentes, très-intime 'dans certains points , très-lâche dans d’autres, se fait par un tissu sous-séreux lamelleux.
Le péritoine est très-riche en vaisseaux. Les reines forment à sa face profonde un î éseau qui communique avec les branches de la veine porte. Il contient des réseaux lymphatiques. Les nerfs , assez nombreux, viennent du phrénique (par le ligament suspenseur du foie) , des derniers- nerfs intercostaux , des nerfs lombaires et du grand sympathique.