PARTIES ACCESSOIRES RE L’APPAREIL I)E LA VISION
1° La peau est très-mince; elle présente des poils fins avec des bulbes pileux assez développes, et quelques glandes sébacées et des glandes sudoripares. Elle est rattachée à la couche musculaire p;ir un tissu connectif fin , lamelleux. Vers le bord libre elle contient les follicules des cils, pourvus de glandes sébacées volumineuses.
"2° La couche musculaire a été décrite avec l’orbiculaire des La partie ciliaire sera décrite avec l’appareil lacrymal. On trouve pières des libres lisses qui ouvrent la fente palpébrale.
paupières (p. 207).
dans les deux pau-
3° Les tarses, appelés aussi cartilages tarses, sont deux lames fibreuses, souples, flexibles, situées dans l’épaisseur de la partie tarsienne des paupières. Celui de la paupière supérieure , semi-lunaire , a 0ra,009 de hauteur ; celui de la paupière inférieure n’a que O111, 0045 de hauteur. Leur face postérieure est intimement soudée à. la conjonctive. Leur face antérieure répond à l’orbiculaire des paupières. Leur bord adhérent, mince, est rattaché au rebord orbitaire par des lames fibreuses, ligaments larges, et pour la paupière supérieure donne attache au tendon du releveur. Leur bord libre, épais, adhère intimement à la peau du bord libre de la paupière. Leur extrémité interne s’attache au tendon direct de l’orbi ciliaire ; leur extrémité externe est rattachée au rebord orbitaire externe par un trousseau fibreux.
Glandes de Meibomius (Fig. 318). — Les tarses contiennent dans leur épaisseur les glandes de Meibomius. Ces glandes , au nombre de trente à quarante pour la paupière supérieure de vingt seulement pour l’inférieure , sont visibles surtout par la face postérieure des tarses sous forme de stries blanches parallèles, perpendiculaires au bord libre des paupières. Ce sont des glandes sébacées débouchant dans un canal excréteur commun qui vient s’ouvrir sur la lèvre postérieure du bord libre de la paupière.
4° Conjonctive. — La conjonctive est une membrane muqueuse , à épithélium pavimenteux stratifié. Dans sa partie tarsienne, elle est très-adhérente aux tarses et présente quelques papilles et quelques glandes en tube peu développées. Au niveau des sinus supérieur et inférieur, elle possède des papilles plus développées et des glandes en grappe assez volumineuses ( glandes lacrymales accessoires) , plus nombreuses à l’angle externe et pour la paupière supérieure. Ou y trouve quelques follicules clos. Dans sa partie caronculaire elle contient des bulbes pileux et des follicules sébacés volumineux. La partie oculaire, en rapport avec la sclérotique, est dépourvue de papilles et de glandes.
('.lande de Meibomius , d’après
Morel et Villemin (*).
Vaisseaux et nerfs des paupières. — Les artères des paupières (Fig. 319) viennent de l’ophthalmique , de la temporale, de la sous-orbitaire et de la faciale. Les veines sous-cutanées se rendent à la veine faciale , les veines sous-conjonctivales à la veine ophthalmique. Les lymphatiques vont aux ganglions sous-maxillaires et parotidiens. Les nerf s viennent : les sensitifs de la branche ophthalmique el du sousorbitaire, les moteurs du facial. (*)
(*) D Fanal excréteur commun, — 2) Lobules,
ORGANES DES SENS
Vaisseaux et nerfs de la Conjonctive scier oticale. — Los artères de la conjonctive sel «“rôti cale proviennent des artères ciliaires antérieures dans la zone qui entoure immédiatement le bord de la cornée: ces rameaux des artères ciliaires antérieures
Fis. 319. — Artères des paupières.
suivent une direction radiée du bord de la cornée vers la conjonctive et après un trajet assez court se résolvent en un réseau capillaire anastomosé avec le réseau qui provient des artères palpébrales et lacrymales. Les veines qui proviennent de cette zone vont se jeter dans les veines ciliaires antérieures. Les nerfs de la conjonctive présentent sur leurs extrémités des corpuscules terminaux de Krause.
(Les corpuscules ou renflements terminaux de Krause , sont des corpuscules ovoïdes composés d’une enveloppe transparente et d’un contenu homogène dans lequel vient se terminer, par un rendement arrondi, le cylindre-axe d’une fibre nerveuse, bans la conjonctive, le cylindre-axe se divise quelquefois avant d’arriver dans la capsule et y constitue une sorte de peloton.)