CINQUIEME SECTION
PEAU
La peau forme sur ioulr la surface du corps un revêtement qui se moulé sur les parties sous-jacentes et se continue au niveau des ouvertures naturelles avec les muqueuses intestinale, respiratoire, oculaire et urinaire. Elle se compose de deux parties : une partie profonde, le derme , et une partie superficielle, V épiderme, et présente des productions épidermiques, poils et ongles, En outre, elle possède deux sortes de glandes, glandes sudoripares et glandes sébacées, et, de plus, deux glandes volumineuses très-développées chez la femme, glandes mammaires, qui ont des relations étroites avec les organes génitaux. Elle est rattachée aux parties sous-jacentes par le tissu cellulaire sous-cutané.
ARTICLE I. — CARACTÈRES GÉNÉRAUX DE LA l'EAU.
La peau a une étendue de plus d’un mètre carré (un tiers de mètre carré en plus, Sappey). Son épaisseur, considérable au talon, à la plante du pied et à la paume de la main, devient excessivement faible dans certaines régions (paupières etc.) et du côté de la flexion. Sa couleur varie suivant les races. Blanche dans la race caucasique, elle est jaune brunâtre dans la race mongole, brun foncé dans la race malaise, noire chez les nègres, et présente enfin chez les indigènes de l’Amérique une teinte qui peut varier du jaune au rouge cuivre.
Cette coloration , moins intense chez la femme et susceptible de très-grandes différences individuelles, varie suivant les régions du corps.
Sa surface offre la saillie des poils diversement répartis sur les divers points de la peau, et les orifices visibles à l’œil nu des glandes sudoripares.
La peau présente des plis nombreux, plis musculaires dus à la contraction des muscles sous-jacents, plis articulaires, rides etc. On trouve en outre à la paume des mains et à la plante desr pieds des séries linéaires de papilles séparées par des sillons disposés dans un certain ordre.
La face profonde de la peau est inégale et les fibres qui en partent se continuent avec les fibres du tissu cellulaire sous-cutané.
De la peau dans les différentes régions.
1 » Tète. Sur la calotte crânienne la peau (cuir chevelu) est lisse, épaisse, résistante, très-peu extensible. Elle s’amincit vers le front et surtout vers la l égion temporale, pour se continuer avec la peau de la face. Celle-ci, trèsépaisse au niveau des sourcils et du menton, où elle a les caractères du cuir chevelu, est encore assez épaisse sur le nez, les lèvres et les parties postérieures et inférieures des joues; elle devient, au contraire, d’une minceur extrême au niveau des paupières.
Cou. Très-fine sur les parties antérieures du cou (0m,U0!2), elle acquiert une Irès-grande épaisseur à la nuque (0m,0Q4) et ressemble au cuir chevelu.
ORGANES DES SENS
3° Tronc. En arrière, dans la région dorsale, elle a à peu près la même épaisseur et les mêmes caractères qu’à la nuque ; en avant et sur les côtés, elle ressemble à celle du cou; autour du mamelon et dans les creux axillaire et inguinal, elle acquiert une très-grande minceur. Sur la ligne médiane de l’abdomen se trouve la cicatrice ombilicale ou ombilic. Dans la région périnéale et sur les bourses (voy. Scrotum), la peau est fine, très-brune, et présente sur la ligne médiane une crête saillante ou raphé.
4° Membre supérieur. — La peau du membre supérieur, mince du côté de la flexion, épaisse et dense du côté de l’extension , n’offre de caractères spéciaux qu’à la main; là c’est l’inverse, la peau est line sur la face dorsale, épaisse, au contraire, sur la face palmaire (0m,0025) où elle est complètement dépourvue de poils, même rudimentaires, et de follicules sébacés. L’extrémité de la face dorsale des dernières phalanges supporte les ongles.
5° Membre inférieur. — On retrouve là absolument les mêmes caractères qu’au membre supérieur, avec cette différence que la peau présente partout une plus grande épaisseur, dont le maximum répond au talon.