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I. DÉVELOPPEMENT DES OS EN GÉNÉRAL

Les os, au point cle vue de leur ossification, peuvent se diviser en deux groupes, suivant qu’ils sont précédés ou non par un cartilage.

Le premier groupe comprend tous les os du squelette , à l’exception des os de la voûte et des parties latérales du crâne, qui constituent le deuxième groupe, et sont appelés encore os secondaires.

A. Développement des os dérivés de cartilage préexistant. — Ces os, sous leur forme cartilagineuse, ont toutes leurs parties essentielles. L’ossification y débute par l’apparition dans les parties profondes du cartilage temporaire, de dépôts calcaires, centres ou points d’ossification , qui s’agrandissent peu à peu et finissent par arriver à la surface du cartilage jusqu’au niveau du péricliondre , qui alors devient périoste. De ces points d’ossification , les uns paraissent de très-bonne heure , points primitifs , dans les parties centrales des os (diaphyses des os longs , centre des os courts), et la plupart d’entre eux ont déjà paru dans le cours de la vie fœtale; les autres, points complémentaires ou épiphysaires (Fig. 361, 5), apparaissent beaucoup plus tard, soit dans les épiphyses des os longs, soit au niveau des apophyses ou des bords des os courts et plats et ne se montrent guère pour la plupart qu’après la naissance et même pour beaucoup d’entre eux qu’au moment de la puberté. Ces points d’ossification épiphysaires se développent, du reste, comme les points primitifs et gagnent peu à peu la surlace de l’os; mais tant que l’accrois-

DÉVELOPPEMENT DES ORGANES EN PARTICULIER. i)t>3

M'iiient du squelette se lait, les dill'érentes pièces osseuses qui dérivent de ces points d ossification restent distinctes et séparées par une mince lamelle cartilagineuse , qui ne disparait que lorsque l’accroissement de l’os est complet et permet la soudure de ses différentes pièces.

L accroissement des os se fait, une fois tout le carlilage temporaire envahi par l’ossification, par l’appoî'itiou successive de nouvelles couches osseuses entre le pûioste et 1 os récemment formé. Dans le corps des os longs, cet accroissement, a cause de la formation du canal médullaire, présente des caractères spéciaux et peut être divisé en trois processus qui se produisent simultanément : accroissement en longueur, accroissement en épaisseur, formation du canal médullaire.

J" L accroissement en longueur se fait exclusivement aux dépens des couches cartilagineuses qui séparent 1 épiphyse de la diaphyse , couches cartilagineuses qui se déposent successivement entre l’épiphyse et la couche cartilagineuse récemment ossifiée. L’accroissement en longueur est donc nul dans la partie médiane de l’os et ne se lait qu’aux deux extrémités de la diaphyse ;

2° 1 accroissement en épaisseur a lieu par l’ossification découches sous-périostiques , qui se déposent successivement au-dessous du périoste entre lui et la couche nouvellement ossifiée; 3° la formation du canal médullaire est due à une résorption des parties osseuses proiondes; cette résorption marche parallèlement avec la formation des nouvelles couches osseuses qui se déposent à l’extérieur, de façon que le corps de l’os , d’abord plein, se creuse d’une grande cavité centrale.

B. Développement des os secondaires . — Ces os se forment et s’accroissent aux dépens d’un blastème mou non cartilagineux. Ce blastème se renouvelle à mesure qu’il s’ossifie, d’abord aux extrémités de l’os, puis sur toute sa superficie. Un point osseux, en général unique, paraît dans ce blastème et s’étend peu à peu par des trabécules constituant une sorte de réseau osseux. Tous les os secondaires sont des os plats, et leur accroissement se fait soit en surface, soit en épaisseur. L’accroissement en surface se fait par l’extension de plus en plus grande du point osseux primitif, qui pousse des lamelles osseuses radiées, bien visibles par exemple sur un pariétal de nouveau-né. L’accroissement en épaisseur se fait aux dépens de couches de nouvelle formation . qui se déposent sous le périoste et s’ossifient successivement.

Fig. 361.

Fémur d’un enfant de 2 semâmes,' d’après Kœllikcr (*).

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