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IV. RÉGION ANTÉRIEURE OU FACIALE (Fig

Elle est formée par la partie inférieure du frontal, les os nasaux, les maxillaires supérieurs, les malaires et le maxillaire inférieur et présente les sutures fronto-nasale, fronto -maxillaire et fronto-malaire, internasale, naso-maxillaire , maxillo-malaire et intermaxillaire. Large dans sa moitié supérieure, elle se termine de chaque côté par une saillie prononcée, saillie de la pommette, et se rétrécit dans ses deux tiers inférieurs, au niveau des mâchoires. Elle offre les ouvertures antérieures de quatre cavités, deux supérieures symétriques, cavités orbitaires , une médiane , ouverture antérieure de fosses nasales , une inférieure transversale, susceptible d’être complètement fermée parle rapprochement des mâchoires, et dominant accès dans la cavité buccale.

Chacune rie ces cavités doit être l’objet d’une description spéciale.

1° Cavités orbitaires.

Elles ont la forme de pyramides quaclrangulaires , dont la base ou ouverture antérieure regarde un peu en bas , de façon que leurs axes prolongés en arrière se couperaient à 0m,05 environ en avant de la protubérance occipitale interne. Elles ont quatre parois , quatre angles , une base ou ouverture orbitaire et un sommet.

A. Paroi supérieure ou voûte orbitaire. — Très-mince, elle est formée en avant par le frontal , en arrière par les petites ailes du sphénoïde ; ces os sont réunis par la suture fronto -sphénoïdale. Elle a une concavité fortement prononcée surtout en dehors pour la glande lacrymale , fossette lacrymale.

B. Paroi inférieure ou plancher. — Elle est constituée d’avant en arrière par une petite portion de l’os malaire, la face supérieure du maxillaire supérieur et la facette orbitaire du palatin et présente les sutures correspondantes; plane, fortement inclinée en bas et en dehors, elle est traversée d’arrière en avant par une gouttière, gouttière sous-orbitaire, continuée par un canal, canal sous-orbitaire, dont la trace est indiquée par une fissure de l’os ; elle sépare l’orbite du sinus maxillaire.

G. Paroi interne (Fig. 13, B). — Elle est formée d’avant en arrière par l’apophyse montante du maxillaire supérieur (2), l’unguis(5), l’os planum de l’ethmoïde (8) et une petite portion du sphénoïde réunis par trois sutures verticales. Un peu convexe, à peu près parallèle au plan médian, elle offre en

OSTÉOLOGIE

(*) 1) Frontal. - 2) Bosse nasale. — 3) Bosse frontale. — 4) Arcade surcilière. - 5) Face orbitaire du frontal.

(t) Arcade orbitaire. — 7) Échancrure sus-orbitaire. — 8) Trou sus-orbitaire accessoire. — 9) Crète temporale

du frontal. 10) Os nasaux. — 11) Os maxillaire supérieur. — 12) Son apophyse montante. — 13) Trou sous-

orbitaire 14) Fosse canine. — 15) Fossette incisive. — 16) Épine nasale antérieure et inférieure. — 17) Os

malaire. 18) Trou malaire. — 19) Face orbitaire do l’os malaire. — 20) Face orbitaire des grandes ailes du

sphénoïde. — 21) Fente sphénoïdale. — 22) Trou optique. — 23) Gouttière lacrymale. — 24) Face temporale des

CRANE

avant la gouttière lacrymale (9), limitée par deux bords saillants appartenant à l’apophyse montante du maxillaire supérieur et à l’unguis (10 et 11), et continue en bas avec le canal nasal (12).

D. Paroi externe. — Très-résistante, épaisse, elle est formée en avant par l'os malaire, en arrière par la facette orbitaire de la grande aile du sphénoïde; elle est fortement oblique en avant et en dehors, de façon que les plans prolongés des parois externes des deux orbites se coupent au dos de la selle turcique. On y trouve l’orifice orbitaire du canal malaire.

E. Angles. — Des angles supérieurs l’externe est occupé par les sutures frontomalaire et fronto-spliénoïdale ; l’interne par les sutures du frontal avec l’apophyse montante du maxillaire, l’unguis, l’ethmoïde et de ce dernier avec le sphénoïde; cet angle interne présente tout à fait en arrière au sommet de l’orbite, un trou large, circulaire, trou optique, et plus en avant deux orifices plus petits, conduits orbitaires internes antérieur et postérieur . Des deux angles inférieurs, l’interne occupé par les sutures du maxillaire avec l’unguis et l’ethmoïde et du palatin avec l’ethmoïde est très-obtus , de façon que les parois interne et inférieure semblent se continuer ; à sa partie antérieure est l’extrémité inférieure de la gouttière lacrymale et 'l’orifice supérieur du canal nasal. L’angle inférieur et externe, formé en avant par l’os malaire, offre dans sa moitié postérieure une fente , fente sphéno-maxillaire conduisant dans les fosses ptérygoïde et ptérygo -maxillaire.

F. Base ou rebord orbitaire (Fig. 15). — En haut elle est constituée par le frontal et prend le nom A arcade orbitaire (6) ; cette arcade tranchante et saillante en dehors est mousse en dedans, où se trouve une échancrure, échancrure sus-orbitaire (7), quelquefois convertie en trou, trou sus-orbitaire. Le rebord orbitaire est mousse dans sa partie inférieure et externe correspondante à l’os malaire. En dedans et en haut ce rebord est à peine indiqué par l’apophyse orbitaire interne du frontal et la partie supérieure de l’apophyse montante ; mais plus bas il redevient tranchant et constitue la lèvre antérieure de la gouttière (acrymale.

G. Sommet. — Le sommet est occupé par une fente large en dedans et en bas , étroite en haut et en dehors, où elle empiète un peu sur l’angle supérieur externe, fente sphénoïdale. Elle présente un bord supérieur presque transversal, qui répond à la face inférieure des petites ailes du sphénoïde et offre en dedans, au-dessous du trou optique, une saillie osseuse pour le tendon de Zinn, et un bord inférieur oblique appartenant aux grandes ailes et pourvu d’une saillie, où s’attache le tendon du droit externe.

grandes ailes du sphénoïde. — 25) Pariétal. — 2G) Écaille du temporal. — 27) Apophyse mastoïde. — 28) Lame perpendiculaire de l’ethmoïde. — 29) Cornet inférieur. — 30) Cornet moyen. — 31) Corps de la mâchoire inférieure. 32; Ses branches. — 33) Éminence mentonnière. — 34) Fossette incisive. — 35) Trou mentonnier. — 36) Ligne maxillaire externe.

Insertions musculaires. — A. Sourcilier. — B, Pyramidal. — C. Tendon direct de l’orbiculaire des paupières. — D, E. Orbiculaire des paupières. — F. Tendon réfléchi de l’orbiculaire. — G. Releveur superficiel de l’aile du nez et de la lèvre supérieure. — H. Releveur profond. — I. Canin. — J. Transverse du nez. — K. Myrtiforme. — L , L . Buccinateur. — M. Grand zygomatique. — N. Petit zygomatique. — O, O’, Masséter. — P. Sterno-mastoïdien. — Q. Jemporal. — R. Triangulaire des lèvres. — S. Carré du menton. — T. Houppe du menton.

OSTÉOLOGIE

H. Canal nasal. — Ce canal, qui fait suite à la gouttière lacrymale et conduit dans le méat inférieur des fosses nasales, est formé en dehors et en avant par une gouttière creusée sur le bord postérieur de l’apophyse montante du maxillaire supérieur et la partie voisine de la face interne du même os , gouttière lacrymo-nasale, qui constitue près des trois-quarts du pourtour du canal ; il est complété en dedans et en arrière par des lamelles osseuses très-minces, l’unguis en haut, l’apophyse lacrymale du cornet inférieur en bas. Ce canal, un peu comprimé transversalement et légèrement concave en dedans, a une longueur de 0m,011 environ ; dans sa partie la plus étroite, qui correspond à peu près au tiers supérieur, il a 0m, 004 dans son diamètre transversal, puis s’évase en descendant pour s’ouvrir à la partie supérieure et antérieure du méat inférieur.

Fosses nasales.

La cavité nasale a la forme d’une cavité irrégulière, comprimée transversalement, plus large en bas qu’en haut, où elle se termine par une sorte de gouttière curviligne antéro-postérieure et possédant une ouverture antérieure ou faciale et une ouverture postérieure ou gutturale. Elle est divisée par une cloison médiane, verticale et antéro-postérieure, en deux cavités symétriques ou fosses nasales ; enfin à chacune des fosses nasales sont annexées des cavités accessoires ou sinus creusées dans les os ambiants. On décrit aux fosses nasales deux parois, l’une interne, l’autre externe, un plancher ou paroi inférieure, une voûte ou paroi supérieure, deux ouvertures, et enfin des cavités accessoires ou sinus.

A. Paroi interne ou cloison des fosses nasales. — Elle est constituée en haut par la lame perpendiculaire de l’ethmoïde, en bas par le vomer, et présente en avant une échancrure, où se place le cartilage de la cloison. Cette cloison est souvent déjetée d’un côté ou de l’autre.

B. Paroi externe (Fig. 11). — Elle est formée par six os : l’ethmoïde, le maxillaire supérieur, le palatin, le sphénoïde, le cornet inférieur et l’unguis. Sur cette face on trouve de haut en bas trois lamelles ou cornets adhérents par leur bord supérieur à cette paroi, et s’enroulant en dehors par leur bord inférieur libre. Ces cornets divisés en supérieur (22), moyen (23) et inférieur (24), circonscrivent, avec là paroi externe des fosses nasales, des espaces ou méats divisés en supérieur, moyen et inférieur. Les deux cornets supérieurs appartiennent à l’ethmoïde ; le supérieur est très-petit, tout à fait rejeté en arrière (22) et ne s’aperçoit pas par l’ouverture antérieure des fosses nasales ; le moyen (23) , plus long, s’avance jusque vers le tiers antérieur de la paroi; V inférieur (24), le plus long de tous, est un os distinct et atteint par son extrémité l’ouverture antérieure des fosses nasales.

Méats. — 1° Le méat supérieur, très-petit, situé au-dessous du cornet supérieur, présente en arrière le trou sphéno-palatin , qui conduit dans la fosse ptérygo-maxillaire, en avant l’ouverture des cellules ethmoïdales moyennes. 2° Le méat moyen , compris entre la face interne du cornet moyen et. la paroi externe des fosses nasales, est formé d’avant en arrière par l’apophyse montante

CRANE

du maxillaire supérieur, l’unguis, l’apophyse lacrymale du cornet inférieur, l’ethmoïde, le palatin et l’apophyse ptérygoïde ; on y trouve en avant et en haut un orifice conduisant dans les sinus frontaux, infundibulum , et en bas et en arrière du précédent l’orifice du sinus maxillaire. 3° Le méat inférieur est compris entre le cornet inférieur d’une part et le maxillaire inférieur et le palatin de l’autre; il est plus étendu et présente à la partie antérieure et supérieure l’orifice inférieur du canal nasal, précisément à l’endroit où le bord supérieur du cornet inférieur change brusquement de direction.

C. Voûte des fosses nasales (Fig. 11). — Très-étroite transversalement et réduite à une simple gouttière, elle se divise en trois parties : 1° une antérieure, oblique en bas et en avant, formée par la face postérieure des os du nez et les gouttières de l’épine nasale du frontal; 2° une moyenne, horizontale, partie culminante de la voûte, constituée par la lame criblée de l’ethmoïde ; 3° une postérieure, oblique en bas et en arrière, représentée par les faces antérieure et inférieure du corps du sphénoïde, offrant la première l'ouverture du sinus sphénoïdal (19), la deuxième l’orifice postérieur du conduit ptérygo- palatin.

D. Plancher des fosses nasales. — Ce plancher assez large, long d’environ 0m,045, concave transversalement, est presque horizontal avec une légère pente vers la partie postérieure. Il est formé par l’apophyse palatine du maxillaire supérieur dans ses trois quarts antérieurs, et dans son quart postérieur par la lame horizontale du palatin. En avant, tout près de la ligne médiane , se trouve un conduit qui se réunit à celui du côté opposé et débouche par un canal simple à la partie antérieure de la voûte palatine ( canal incisif ou palatin antérieur).

E. Ouverture antérieure des fosses nasales (Fig. 15). — Large de 0m,022 à sa base sur une hauteur de 0m,03 et plus , comparée pour sa forme à un cœur de carte à jouer, elle est circonscrite à sa partie supérieure tronquée par le bord inférieur des os du nez, en bas et sur les côtés par l’apophyse montante du maxillaire supérieur; à sa partie inférieure, sur la ligne médiane, est la saillie plus ou moins marquée de l’épine nasale antérieure et inférieure.

F. Ouverture postérieure des fosses nasales (Fig. 14). — Cette ouverture, située dans un plan oblique en bas et en avant, est divisée par le bord postérieur du vomer (24) en deux ouvertures symétriques , correspondant à chacune des fosses nasales ; chacune de ces ouvertures secondaires est quadrangulaire , large de 0n,,013, haute de 0m,025, et limitée en bas par la lame horizontale du palatin, en haut par le sphénoïde et une petite lamelle de l’apophyse sphénoïdale du palatin, en dedans par le vomer, en dehors par le palatin et l’apophyse ptérygoïde.

C. Dimensions. — Le plus grand diamètre vertical des fosses nasales est de 0m,05; le plus grand diamètre antéro-postérieur d’une ouverture à l’autre est de O»1, 07 à O"1, 08. Le diamètre transversal diminue depuis 0m,15 (plancher) jusqu’à 0|n,003 (partie la plus étroite de la voûte).

H. Sinus des fosses nasales. — On peut les diviser de la façon suivante * Iu Sinus ouverts sur la voûte des fosses nasales, au-dessus du cornet supérieur; sinus sphénoïdaux et cellules ethmoïdales postérieures ;

OSTÉOEOfiTE.

2° Sinus ouverts dans dans le méat supérieur ; cellules ethmoïdales moyennes ;

8° Sinus ouverts dans le méat moyen; cellules ethmoïdales antérieures, sinus frontaux, sinus maxillaires.

3° Cavité buccale.

Cette cavité, très-incomplète quand les parties molles sont enlevées, n’est, formée que par la voûte palatine et la face interne du corps du maxillaire inférieur.

A. Voûte palatine (Fig. 14). Elle est constituée par quatre os, les maxillaires supérieurs en avant et les palatins en arrière, et présente par conséquent quatre sutures se croisant à angle droit. Elle est limitée en* arrière par un bord tranchant, mince, appartenant au palatin et offrant sur la ligne médiane une apophyse saillante, épine nasale postérieure , en avant et sur les côtés par le rebord alvéolaire parabolique de la mâchoire supérieure. Ce rebord alvéolaire , très-épais , n’a pas la même direction que la voûte palatine et fait un angle avec elle; tandis que celle-ci est à peu près horizontale, le rebord alvéolaire est presque vertical sur les côtés, oblique à sa partie antérieure et excave ainsi la voûte palatine, dont la profondeur varie du reste suivant les sujets. Cette surface esl rugueuse et présente une saillie médiane antéro-postérieure , qui aboutit en avant à l’orifice antérieur du canal incisif (6). En arrière et sur les côtés on trouve une crête transversale, où s’insère l’aponévrose du voile du palais, et en avant de cette crête l’orifice du canal palatin postérieur (10); de ce canal pari une gouttière anfractueuse (8), qui longe de chaque côté l’angle de réunion de la voûte et du rebord alvéolaire.

B. Maxillaire inférieur. La partie linguale de sa face interne sus-jacente à la ligne myloïdienne fait seule partie de la cavité buccale et ne mérite pas de description spéciale.

Caractères généraux du crâne.

[o Dimensions. — Voici les dimensions moyennes des diamètres principaux du crâne; le diamètre antéro-postérieur depuis l’occipital jusqu’au bord inférieur du front à 0"Vl70; clans l’attitude normale de la tête, il fait un angle de 20° avec l’horizon ; le diamètre transversal maximum a 0m,135 et coupe le précédent à la réunion des deux tiers antérieurs et du tiers postérieur ; le diamètre vertical maximum a a O1", 130 et coupe le diamètre antéro-postérieur en arrière du précédent. Ces diamètres, susceptibles de très-grandes variétés individuelles, sont plus petits chez la femme.

2° Capacité. — On apprécie la capacité du crâne, entre autres procédés, en mesurant la quantité de plomb de chasse que contient un crâne dont on a bouché les orifices (procédé de Morton). La capacité moyenne est dans les races germaniques de 1534 centimètres cubes; dans la race nègre d’Afrique, de 1371 centimètres; dans la race australienne, de 1227 centimètres.

3° Forme. — La forme du crâne n’est jamais tout à fait symétrique. Mais indépendamment de ces différences d’un côté à l’autre, qui sont en général très-peu marquées, la forme des crânes varie énormément suivant les individus et suivant les races. On apprécie ces variations de forme soit en mesurant les différents diamètres

en AN K.

et hi capacité des crânes, soit simplement en les examinant sons diverses laces. On a cherché à classer les crânes d’après ces variétés de forme et , à ce point de vue , Retzius les a divisés en brachycéphales (l) ou tètes courtes et dolichocéphales (*) ou têtes longues; dans les brachycéphales le diamètre transversal se rapproche du diamètre antéro-postérieur; dans les dolichocéphales, il s’en écarte; si l’on représente par une grandeur fixe (100) la longueur du diamètre antéro-postérieur, la longueur du diamètre transversal ( indice céphalique ) est de 80 et au delà pour les brachycéphales, de 77 et au-dessous pour les dolichocéphale^ ; les crânes dont l’indice céphalique est entre 77 et 80 sont intermédiaires.

On a pris une autre base de classification dans la saillie des mâchoires, saillie très-prononcée chez les nègres ; on a appelé crânes prognathes (-) ceux dont les mâchoires proéminent en avant , et crânes orthognathes (2) ceux où la direction des dents et des mâchoires se rapproche de la verticale ; le prognathisme peut tenir à l’obliquité des rebords alvéolaires avec ou sans obliquité des dents.

On a proposé différents procédés graphiques pour apprécier les rapports d’étendue du crâne et de la face ; le plus connu et le plus simple est Y angle facial de Camper. Camper menait, sur le profil d’un crâne ou d’une tête, une ligne du centre du conduit auditif externe à l’épine nasale antérieure et inférieure ( ligne auriculaire) , el une deuxième ligne tangente à la bosse nasale et au rebord alvéolaire ( ligne faciale ); ces deux lignes en se coupant faisaient un angle, angle facial, d’autant plus aigu que la cavité crânienne était plus étroite; cet angle est de 70° à 75° pour le nègre, de 80" au moins pour le blanc. Ce procédé très-simple et applicable sur le vivant était fautif en ce que la saillie de la bosse nasale dépend surtout de la grandeur des sinus frontaux; aussi prend-on aujourd’hui pour point de départ supérieur de la ligne faciale le point sus-nasal situé immédiament au-dessus de cette bosse nasale. En réunissant les deux lignes de Camper par une troisième allant du point sus-nasal au centre du conduit auditif externe, on a le triangle facial de Cuvier , qui permet de comparer faire de la face à l’aire du crâne.

Angle de Welcker. — Welcker a indiqué un procédé excellent, mais applicable seulement sur le squelette ; à la base du crâne au niveau de la selle turcique , on trouve une inflexion des trois os, occipital , sphénoïde , ethmoïde , qui composent cette base sur la ligne médiane; on peut mesurer cet angle d’inflexion en menant deux lignes : une de l’angle de la selle turcique à la réunion de l’os nasal et du frontal , l’autre du même point au bord antérieur du trou occipital ; cet angle est d’autant plus petit que les dents sont plus verticales et le crâne plus développé ; ainsi, en allant du plus petit angle au plus grand, on trouve la série suivante en rapport avec le degré d’intelligence : homme, femme, enfant , animal , tandis que l’angle de Camper est plus grand chez l’enfant que chez l’adulte. Cet angle de Welcker est de 134° chez l’Européen, de 138° à 150° chez les nègres.

4° Différences de race. — Elles ne sont pas encore très-bien connues. Les crânes de nègres présentent en général les caractères suivants : dolichocephalie ; front étroit , fuyant; pariétaux très-étendus; trou occipital allongé, rejeté en arrière; face développée ; racine du nez large ; orbites triangulaires ; ouverture nasale plus large que haute; prognathisme; mâchoire inférieure massive avec une branche verticale courte et large , réunie au corps sous un angle obtus ; dents fortes , longues ; angle de Camper, 70' à 75% descendant quelquefois jusqu’à 65° ; angle de Welcker^ 138° à 150°; capacité crânienne, 1371 centimètres cubes en moyenne.

(*) c°urt; ookr/oç , allongé, et xÊcpaXv% tété.

(2) 7rp o, en avant; ôpQoç, droit, et yvàOoç , mâchoire.

OSTÉOLOGIE

5° Différences cVàcjc. — Par les progrès de l’âge, les sutures se soudent peu à peu de la table interne vers la table externe, d’abord la suture pariétale, puis les sutures fronto-pariétale et lambdoïde, et les canaux veineux que contenaient les os s’anastomosent entre eux (voy. Fig. 9); en même temps les os s’amincissent, et à la face interne des pariétaux on remarque des dépressions irrégulières plus ou moins profondes, dues à la présence des granulations de Pacchioni.

Os wormiens (4). — Il peut se former au niveau des sutures des îlots osseux détachés des os voisins; ces îlots variables comme forme, comme grandeur, comme nombre, ont cependant des lieux d’élection, dont le principal est la suture lambdoïde. On y trouve souvent un os triangulaire (os triquètre , os épactal ), quelquefois double , souvent très-volumineux et pouvant comprendre môme toute la partie supérieure de l’écaille de l’occipital; ces os wormiens se rencontrent encore : 1° au crâne, aux deux angles inférieurs du pariétal etc.; 2° à la face, dans la cavité orbitaire, à la suture incisive etc. Ils comprennent tantôt toute l’épaisseur de l’os, tantôt sa partie superficielle seulement.

Appendice. — Trous et canaux de la base du crâne avec les vaisseaux

et nerfs qui les traversent.

Trous de la lame criblée . .

Trou optique

Fente sphénoïdale .

Trou grand rond. . .

Trou ovale

Trou jietit rond

Canal vidien

Trou déchiré antérieur .

Hiatus de Fallope . . . .

Conduit parallèle à cet hiatus.

Trou condylien antérieur . .

T rou condylien postérieur . .

Trou mastoïdien

Conduit auditif interne.

Canal du vestibule . . .

Nerfs olfactifs ; artères ethmoïdales antérieure et postérieure; nerf ethmoïdal.

Nerf optique; artère ophthalmique.

Nerfs ophthalmique de Willis, moteur oculaire commun , pathétique , moteur oculaire externe ; racine sympathique du ganglion ophthalmique ; veine ophthalmique.

Nerf maxillaire supérieur.

Nerf maxillaire inférieur; artère petite méningée.

Artère méningée moyenne.

Nerf vidien ; artère vidienne.

Rameau carotidien du nerf vidien.

Grand nerf pétreux superficiel ; artère du nerf facial.

Petit, nerf pétreux superficiel.

Nerf hypoglosse ; branche de l’artère pharyngienne inférieure ; veine correspondante.

Veine de communication du sinus latéral et de la veine cervicale profonde.

Veine de communication du sinus latéral et de la veine cervicale profonde ; branche méningienne de l’artère occipitale.

Nerfs auditif, facial et intermédiaire de Wrisberg.

Branche veineuse se jetant dans le sinus pétreux inférieur.

Trou déchiré postérieur.

Scissure de Glaser .

Trou stylo-mastoïdien .

. . Nerfs glosso-pharyngien , pneumo-gastrique et spinal ;

veine jugulaire interne; branche méningienne de l’artère pharyngienne inférieure.

. . Artère tympanique ; corde du tympan ; ligament anté-

rieur du marteau.

. . Nerf facial; artère stylo-mastoïdienne.

(') Ils ont reçu leur nom d’Oluüs Worrnius . qui les a décrits un des premiers.

THORAX

Canal du limaçon

Canal du nerf de Jacobson . .

Canal carotidien

Trou sphéno-palatin

Canal ptèrygo -palatin ....

Grand canal palatin postérieur .

Canaux palatins post. accessoires.

Canal palatin antérieur . . . .

Trou orbitaire interne antérieur .

Trou orbitaire interne postérieur.

Trou sus-orbitaire

Canal sous-orbitaire

Canal malaire

Branche veineuse se jetant dans la veine jugulaire interne.

Nerf du même nom.

Artère carotide interne; plexus carotidien du grand sympathique.

Nerfs sphéno- palatins ; artère sphéno-palatine. Nerf pharyngien de Bock; artère ptérygo-palatine. Grand nerf palatin; artère palatine supérieure. Nerfs palatins postérieurs ; branches de l’artère palatine supérieure.

Nerf naso-palatin ; artère sphéno-palatine.

Nerf ethmoïdal; artère ethmoïdale antérieure. Artère ethmoïdale postérieure.

Nerf frontal externe ; artère sus-orbitaire.

Nerf sous-orbitaire; artère sous-orbitaire.

Nerf temporo-malaire; branche malaire de l’artère lacrymale.

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