‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologieChapitre 45 sur 416 · STE0L0G1E · texte numérisé non relu

STE0L0G1E

2° Les bords latéraux présentent sept échancrures semi-lunaires correspondant aux cartilages costaux des sept premières côtes ; ces échancrures diminuent de profondeur et d’étendue de haut en bas; la première , située immédiatement au-dessous de la facette claviculaire du bord supérieur, et la moitié supérieure de la deuxième appartiennent au manche du sternum ;

toutes les autres appartiennent au corps dé l’os, sauf la dernière demi-facette, qui appartient à l’appendice xiphoïde.

3° Des deux faces , Y antérieure est convexe , bombée , la postérieure légèrement concave ; on trouve quelquefois sur ces faces des lignes saillantes , transversales, réunissant les échancrures des bords de l’os et indiquant la trace de la soudure des différentes pièces du sternum.

Structure. — Le sternum est un os composé de tissu spongieux ; il reçoit par sa face postérieure des filets nerveux venant des cinq premiers nerfs intercostaux.

Variétés. — On trouve quelquefois sur la fourchette du sternum, en dedans des facettes claviculaires, deux petits osselets, os sus-sternaux , comparables en forme et en grandeur au pisiforme et adhérents au ménisque de l’articulation sterno-claviculaire .

Articulations. — Le sternum s’articule avec les clavicules et les sept premiers cartilages costaux de chaque côté.

«o Côtes (Fig. IG et 17).

Placer en dedans la face concave, en bas la gouttière qu’elle présente, en avant l’extrémité creusée d’une facette ovalaire. Si la côte n’a pas de face concave (première côte), placer en dedans le bord concave , en haut la face qui possède un tubercule saillant sur ce bord concave, et en arrière de ce tubercule une dépression en gouttière. Dans les deux dernières côtes l’extrémité antérieure, au lieu d’être aussi large que le reste, est effilée et se termine en pointe.

Les côtes ont la forme d’arcs osseux aplatis , obliques en bas et en avant ; elles présentent en général trois courbures : 1° une courbure suivant les faces , de manière qu’une des faces, l’interne, est concave, tandis que l’autre est convexe ; cette courbure est plus forte dans le quart ou le cinquième postérieur de la côte, où elle correspond à la gouttière des poumons, que dans les quatre cinquièmes antérieurs , et ce changement brusque de courbure est indiqué , surtout à la face externe, par une sorte d’inflexion et d’épaississement appelé angle des côtes (Fig. 17) ; 2° une courbure suivant les bords , telle que pour les deuxième , troisième et quatrième côtes , le bord supérieur est concave (pour la première , c’est le bord interne), tandis que de la cinquième à la dixième le bord supérieur a la forme d’un S italique très-allongé , concave en arrière , convexe en avant ; 3° une courbure de torsion , nulle pour la première côte , à peine sensible pour la deuxième , et qui , pour les autres , fait que la face externe regarde un peu en bas en arrière, un peu en haut en avant.

petit dentelé inférieur. — F’. Ses insertions costales. — G. Splénius. — G’. Ses insertions cervicales supérieures.

— H. Grand complexus. — I. Insertions inférieures du transversaire du cou. — I’. Ses insertions supérieures. — J. Petit complexus. — K. Scaléne postérieur. — L. Grand droit postérieur de la tète. — M. Petit droit postérieur. N. Insertion inférieure du grand oblique. — N’. Ses insertions supérieures. — O. Petit oblique. — P P’. Faisceaux externes du sacro-lombaire (les faisceaux intermédiaires ne sont pus figurés). — I’”. Insertion du sacro-lombaire aux vertèbres cervicales. — Q Q’. Faisceaux de renforcement inférieur et supérieur du sacro-lombaire (les faisceaux intermédiaires ne sont pas figurés). — R R’. Insertions costales supérieure et inférieure du long dorsal (les faisceaux intermédiaires ne sont pas figurés). — R”. Insertions du long doràal aux apophyses costiformes lombaires.

— S S’. Faisceaux vertébraux supérieur et inférieur du long dorsal (les faisceaux intermédiaires ne sont pas figurés).

— S”. Insertions du long dorsal aux apdphysos articulaires lombaires. — T’. Insertions des faisceaux épineux du long dorsal.

THORAX

La longueur des cotes, très-faible pour la première, augmente graduellement de la deuxième à la huitième, pour diminuer de nouveau jusqu’à la douzième. Les chiffres suivants donnent une idée de ces variations : première côte 0m,085 ; deuxième 0n,,18 ; huitième 0nl,32 ; dixième 0m,274; onzième 0m, 20 ; douzième 0U1, 113.

Les côtes se composent d’une extrémité postérieure, d’un corps et d’une extrémité antérieure.

1° U extrémité postérieure présente trois parties : 1° tout à fait en arrière , la tête de la côte, pourvue d’une surface articulaire simple pour les première , onzième et douzième côtes , double pour les autres et divisée en deux par une crête saillante ; 2° une partie rétrécie ou col , rugueuse en arrière ; 3° une saillie ou tubérosité, située en arrière à la réunion du corps et du col, et sur laquelle se voit une surface articulaire convexe , tournée en bas et en arrière, et surmontée en dehors de rugosités pour des insertions ligamenteuses ; elle manque aux deux dernières côtes.

2° Le corps offre une face interne concave , pourvue en bas d’une gouttière , gouttière costcde; une face externe convexe, et deux bords, un supérieur, mousse, légèrement excavé en gouttière, un inférieur, tranchant, formant la lèvre externe et inférieure de la gouttière costale.

3° V extrémité antérieure est excavée et aussi épaisse au moins que le reste de l'os, sauf pour les onzième et douzième côtes, qui se terminent en pointe.

Caractères distinctifs des côtes.

1° Première côte. — Très-large, surtout en avant, courte, elle n’a qu’une courbure suivant les bords ; sa tète a une seule facette vertébrale ; sa face supérieure présente un tubercule situé près de son bord interne, tubercule du sccilène antérieur , en arrière et en dehors duquel est une dépression en gouttière, gouttière cle V artère sous-clavière.

2° Deuxième côte. — Moins large et plus longue que la première, elle a , outre la courbure des bords, une courbure des faces et une très-légère courbure de torsion. Vers la partie moyenne de sa face externe se trouve une empreinte rugueuse pour le grand dentelé.

3° La onzième et la douzième côte n’ont pas de tubérosité ; elles ont une seule facette vertébrale et une extrémité antérieure effilée. La onzième à une gouttière costale très-peu marquée ; la douzième n’en a pas trace et n’a pas d’angle des côtes.

Structure. — Elles sont formées de tissu spongieux avec une milice lame enveloppante cle tissu compacte.

Variétés. On observe quelquefois des cas d’augmentation du nombre des côtes, tantôt aux dépens des branches antérieures des apophyses transverses des dernières vei ^bres cervicales et surtout de la septième , tantôt aux dépens des apophysés costi formes lombaires. On rencontre plus rarement une diminution de nombres

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