CHAPITRE VJ
APPAREIL HYOÏDIEN.
Os hyoïde (Fig. 30).
Placer en arrière sa concavité, en haut le bord qui supporte les deux petits prolongements ou petites cornes.
L’os hyoïde est un os impair, en forme de fer à cheval , situé à la partie supérieure et antérieure du cou, à la hauteur du corps de la troisième vertèbre cervicale dans la position droite de la tête.
Il se compose de cinq pièces, qui restent souvent distinctes chez l’adultè, et sont réunies par du cartilage : une médiane , corps (1) ; deux latérales , grandes cornes (2), horizontales; deux supérieures verticales, p)etites cornes (3).
Le corps (1) , deux fois plus large que haut , est concave en arrière , convexe en avant, où il est partagé par deux crêtes, l’une transversale (5), l’autre verticale (4), en quatre fossettes pour des insertions musculaires ; les bords supérieur et inférieur ne présentent rien de particulier; les deux extrémités sont soudées aux grandes et aux petites cornes.
Grandes cornes (2). — Longues de 0m,03 à 0m,035, elles offrent à leur base deux faces et deux bords comme le corps de l’os, puis, en se portant en
(') Les homologies du bassin et de l’épaule sont beaucoup plus compliquées et plus difficiles a interpréter; mais les limites de ce livre ne permettent pas d’entrer dans plus de détails. Voyez sur ce sujet les mémoires suivants : Ch. Martins , Nouvelle comparaison des membres pelviens et thoraciques ( Annales des sciences naturelles, 4e série, l. VIII, 1857). Mémoire sur l’ostèoloqie comparée du coude et du (jenou (Id ., t. XVII, 1862). Foltz , Homologie des membres pelviens et thoraciques de l’homme ( Journal de la physiologie. 1863).
OSTKOLOCrIE. t— APPAREIL HYOÏDIEN.
arrière, elles se tordent autour de leur axe longitudinal en s’amincissant de façon que leur face antérieure devient supérieure, leur face postérieure inférieure, et se terminent par un petit tubercule arrondi recouvert toute la vie
d’une couche de cartilage hyalin. Elles sont quelquefois unies au corps par une véritable articulation mobile.
Les petites cornes (3) ont la forme et le volume d’un grain de riz ; longues de O"1, 008 , elles naissent du bord supérieur de l’os à la réunion du corps et des grandes cornes et se dirigent en arrière et un peu en dehors. Elles sont habituellement mobiles sur le reste de l’os.
L’appareil hyoïdien de l’homme est représenté , non-seulement par l’os hyoïde , mais par le ligament stylo-hyoïdien et l’apophyse styloïde du temporal, qui forment avec les petites cornes une chaîne rattachant l’os hyoïde à la base du crâne.
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Fig. 30. — Os hyoïde (*).
Bibliographie. — Albinos, I)e ossibus corporis humani, in-8°. Leyde 1726; et Icônes ossium , in-i°. Leyde 1737. — Bertin , Traité d’ostëologie. Paris 1783. — Rouget , Développement et structure du système osseux , in-8°. Paris 1856. — Thomas, Éléments d’ostéologie comparée, 1 vol. in-8n. Paris 1865.. (*)
(*) l) Corps. — 2) Grandes cornes. — 3) Petites cornes. — 4) Crète verticale médiane de la face antérieure. — h) Crête transversale.
Insertions musculaires . — A. Génio-glosse. — B. Génio-hvoïdien. — C. Mvlo-hyoïdien. — D. Hvo-glosse. — E. Constricteur moyen du pharynx. — F. Sterno-hyoïdien. — G. Stylo-hyoïdien. — H. Omo-hyoidien — I. Thyrohyoïdien.