CARACTERES DISTINCTIFS DES METATARSIENS
1» Premier métatarsien. — Il est court , très-volumineux ; ses trois faces et ses trois bords sont bien in, arqués ; sa base possède en arrière une facette réniforme à concavité externe, articulée avec le premier cunéiforme et terminée en bas par une forte saillie osseuse, tubérosité du premier métatarsien.
O S DT' MEMBRE INFERIEUR
Sa trio. , volumineuse, plus étendue transversalement, est creusée à sa partie inférieure de deux gouttières séparées par une crête antéro-postérieure et logeant des os sésamoïdes.
2° Deuxième métatarsien. — Sa hase offre en dedans une seule facette circulaire pour le premier cunéiforme, en dehors deux facettes séparées par une gouttière transversale et divisées, chacune, par une crête mousse, en deux facettes secondaires articulées, les postérieures, avec le troisième cunéiforme , les antérieures avec le troisième métatarsien.
3° Troisième métatarsien. — Sa hase présente en dedans deux facettes séparées par une gouttière triangulaire et articulées avec le deuxième métatarsien, en dehors une seule facette ovalaire pour le quatrième.
4° Quatrième métatarsien. — Sa base offre en dedans une facette pour le troisième métatarsien et quelquefois une petite facette supplémentaire étroite pour le troisième cunéiforme ; en dehors elle s’articule par une large facette triangulaire limitée en avant par une gouttière oblique avec le cinquième métatarsien.
5° Cinquième métatarsien. — Sa hase possède en dedans une facette pour le quatrième métatarsien ; en dehors une apophyse saillante en arrière et en dehors, apophyse styloïde du cinquième métatarsien (Fig. 29, 19).
§ III. — Phalanges.
Analogues à celles des doigts, elles s’en distinguent, sauf celles du gros orteil dont le volume est énorme , par une sorte d’atrophie sensible surtout pour les deuxièmes et les troisièmes, atrophie qui porte principalement sur le corps de ces phalanges.
Homologie des os du membre supérieur et du membre inférieur.
Les membres supérieurs et inférieurs, formés sur le même type et constitués par la réunion d’os homologues, n’en présentent pas moins des différences résultant de la diversité de leurs fonctions. Aux membres supérieurs , tout est sacrifié à la mobilité; aux membres inférieurs , au contraire, c’est, la solidité qui domine, tandis que la mobilité est restreinte comme étendue et comme direction. Ces différences se caractérisent. surtout aux deux extrémités des membres , dans la ceinture osseuse (épaule ou bassin), qui les rattache au tronc, et dans ^appendice multiple (main ou pied), qui les termine. Une revue rapide fera saisir ces différences. Tandis que l’omoplate, allégée le plus possible de substance osseuse, est suspendue librement au tronc par la clavicule, et communique ainsi au bras qu’elle supporte la double mobilité de l’omoplate sur la clavicule et de la clavicule sur le sternum, le bassin constitue avec le sacrum une ceinture volumineuse, invariable, immobile, fournissant un point d’attache solide aux membres inférieurs; tandis que la tête de l’humérus déborde de tous cotés la cavité glénoïde si superficiellement excavée et acquiert ainsi une facilité extrême de déplacement dans tous les sens, la tête du fémur est enfoncée dans 1 excavation profonde de la cavité cotyloïde et. perd au profit de la solidité une grande étendue de mouvement; tandis qu’à l’avant-bras le radius tourne autour du
OSTÉOUOGTE.
cubitus en entraînant la main en pronation ou en supination, à la jambe les deux os correspondants fortement articulés constituent un tout à peu près immobile. La main enfin, lâchement unie au radius, présente an plus haut point cette prédominance de la mobilité sur la résistance; ses trois segments, carpe, métacarpe, doigts, augmentent successivement de longueur ; les os du carpe excessivement réduits sont disposés sur deux rangées et, dans chaque rangée, placés côte à côte, et le premier métacarpien, par sa mobilité sur le trapèze, permet les mouvements d’opposition du pouce. Le pied, au contraire, pris dans la mortaise tibio-péronière comme dans un étau , voit ses trois segments, tarse, métatarse, orteils, diminuer de longueur d’arrière en avant; non-seulement la partie servant à la résistance , le tarse, a pris un développement extrême, mais les os de la première rangée, réduits à trois au lieu de quatre, comme au carpe, ont subi des déplacements spéciaux ayant tous pour résultat la solidité; un seul d’entre eux, l’astragale, s’articule avec les os de la jambe , et transmet le poids du corps au reste du pied formant voûte pour résister à la pression ; enfin le premier métatarsien, perdant le mouvement d’opposition, devient parallèle aux autres et constitue avec le calcanéum un des principaux points d’appui du pied sur le sol.
Ces différences n’empêchent cependant pas de retrouver les homologies des os du membre supérieur et du membre inférieur; mais pour les retrouver, il faut partir d’un point incontestable, qui permette ensuite, grâce à leurs connexions, de préciser dans chaque membre les os correspondants ; ce point incontestable, c’est l’homologie du gros orteil et du pouce. Il faut dans cette comparaison faire la part de la torsion de l’humérus et supposer l’humérus détordu et rectiligne comme le fémur; on retrouve alors facilement les parties correspondantes. Le tableau suivant place en regard les os homologues des membres supérieur et inférieur.
MEMBRE SUPÉRIEUR
MEMBRE INFÉRIEUR
Pouce.
Gros orteil.
Carpe :
Tarse :
Trapèze.
Premier cunéiforme.
Trapézoïde.
Deuxième cunéiforme.
Grand os (moins la tête).
Troisième cunéiforme.
Os crochu.
Cuboïde.
Scaphoïde.
Scaphoïde.
| Semi-lunaire et tête du grand os.
Astragale.
Pyramidal.
Calcanéum (partie antérieure).
Pisiforme.
Calcanéum (partie postérieure).
Avant-bras :
Jambe :
Cubitus (moins la grande cavité sigmoïde et l’olécrâne).
Grande cavité sigmoïde du cubitus.
Péroné (l’apophyse styloïde représente l’apophyse coronoïde du cubitus).
Tubérosités externe et antérieure du
tibia.
Olécrane.
Rotule (*).
Radius.
Tibia (moins la tubérosité externe et
la tubérosité antérieure).
(') Chez certains marsupiaux le péroné s’articule avec le condyle externe «lu fémur, et la soudure qui se trouve chez l’homme et qui a amené le volume énorme de l’extrémité supérieure du tibia, n’existe pas.
APPAREIL HYOÏDIEN.
MEMBRE SUPÉRIEUR
Humérus :
Condyle.
Trochlée.
Épaule (') :
Omoplate.
Cavité glénoïde.
Bord axillaire.
Bord spinal.
Échancrure coracoïdienne.
Angle inférieur.
Fosse sous-scapulaire.
Fosses sus et. sous-épineuses.
Épine et acromion.
Apophyse coracoïde.
Clavicule.
MEMBRE INFÉRIEUR
Fémur :
Condyle externe.
Surface rotulienne et condyle externe.
Bassin (moins le sacrum) :
Os iliaque (moins le pubis).
Cavité cotyloïde.
Bord antérieur.
Crête iliaque.
Échancrure iscliiatique.
Épine iliaque antéro-supérieure.
Fosse iliaque interne.
Fosse iliaque externe.
Pas de représentant.
Ischion.
Pubis.