C. LIGAMENTS CERVICO-TRANSVERSAIRES
Ils se divisent en deux groupes : 1° un groupe supérieur, qui rattache le col de la côte à l’apophyse transverse de la vertèbre supérieure ( ligaments cervicotransversaires supérieurs) ; 2° un groupe inférieur, qui le rattache à celle de la vertèbre inférieure ( ligaments cervico -transversaires inférieurs).
a) Ligaments cervico -transversaires supérieurs* . — Ils sont au nombre de deux : 1° l’un externe , oblique en haut et en dehors, va du bord supérieur du col de la côte à l’apophyse transverse de la vertèbre supérieure ; il est habituellement composé de deux faisceaux , dont le plus faible est en dehors et croise la direction de l’autre ; il forme le bord externe d’une ouverture arrondie, par où passe le nerf intercostal (Fig. 33, A, 7); 2° l’autre interne est situé en arrière du précédent, dont il est séparé par la branche dorsale du nerf intercostal ; il est oblique en sens inverse et va du col de la côte à l’apophyse transverse de la vertèbre supérieure et aux rugosités de son apophyse articulaire inférieure (Fig. 33, A, 8).
b) Ligament cervico-transversaire inférieur 2. — Il forme une masse ligamenteuse remplissant avec du tissu graisseux l’espace existant entre la face
1 Ligament transverso-costal supérieur de Cruveilhier, costo-transversaire inférieur de Bichat.
- Ligament interosseux transverso-costal de Cruveilhier, costo-transversaire moyen de Bichat.
AUTHROLOGIE.
postérieure du col de la cote et l’apophyse transverse de la vertèbre inférieure (Fig. 33, B, 3).
Comme annexes on trouve des ligaments allant du sommet d’une apophyse transverse a 1 autre (Fig. 33, A, 9). Enfin, de la douzième côte part un ligament lombo - costal , allant se confondre avec le ligament iléo -lombaire.
Fig. 39. — Articulations chondro-sternales et chondro-costales (*).
L’extrémité externe du cartilage est convexe et reçue dans la facette concave de l’extrémité antérieure de la côte correspondante ; les deux surfaces s’engrènent par de petites rugosités microscopiques , et le périoste passe sans interruption de la côte sur le cartilage et complète l’union.
3° Articulations tics cartilages costaux, entre eux (Fig. 39).
Elles existent pour les cartilages qui n’arrivent pas jusqu’au sternum, sauf les deux derniers, ainsi qu’entre les cinquième et sixième, et sixième et sep-
(*) 1) Ligament interclaviculaire. — 2) Ligament sterno-claviculaire. — 3) Ménisque interarticulaire. — 4) Ligament costo-claviculaire. — 5) Ligament rayonné antérieur. — 6) Ligaments dés cartilages costaux. — 7) Ligaments de l’appendice xiphoïde. — 8) Articulation du deuxième cartilage costal et des deux premières pièces du sternum .
ARTICULATIONS DU THORAX
tième ; le périchondre, passant d’un cartilage sur l’autre, fait l’office de ligament ; elles présentent quelquefois des synoviales distinctes. On a décrit sous le nom de ligaments intercostaux des faisceaux à peu près verticaux , existant surtout du troisième au septième espace , et remplissant l’intervalle qui se trouve entre le muscle intercostal externe et le sternum.
4° Articulations cliondco-sternales (Fig. 39).
La soudure du premier cartilage au sternum est complète. Pour le deuxième et pour le septième , qui correspondent aux disques unissants des trois pièces du sternum, l’articulation est double, et il y a une sorte de ligament interosseux allant du disque au cartilage et analogue au ligament interosseux costovertébral. Pour les autres cartilages, on trouve une seule cavité articulaire, mais pas de synoviale distincte. En avant et en arrière, il y a des faisceaux fibreux entrecroisés qui se jettent sur les deux faces du sternum ( ligaments rayonnés antérieurs et postérieurs).
Des sixième et septième cartilages costaux partent des faisceaux entrecroisés, qui se rendent à l’appendice xiphoïde, ligament costo-xiplioïdien (7).
Nerfs. — Les nerfs de ces articulations viennent des branches cutanées thoraciques des nerfs intercostaux.
IY. THORAX EN GÉNÉRAL (Fig. 16 et 17).
Le thorax a la forme d’une cage conique un peu comprimée d’avant en arrière ; sur une coupe transversale , il est réniforme à cause de la saillie des corps des vertèbres. Cette cage est constituée par quatre parois : une antérieure , une postérieure, deux latérales.
1° La paroi antérieure est formée par le sternum , les cartilages costaux et l’extrémité antérieure des côtes ; elle a une longueur mesurée par celle du sternum (0m,20) sur la ligne médiane et présente en bas une large échancrure, angle épigastrique , dont le sommet tronqué correspond à l’appendice xiphoïde, et les bords au septième cartilage costal , et aux cartilages des fausses côtes sur les hommes bien conformés; il est de 60° à 70°. Cette paroi antérieure est presque plane et a une inclinaison de 70° environ par rapport à l’horizon.
2° La paroi postérieure est formée par les vertèbres dorsales et les côtes jusqu’à l’angle des côtes; elle a une hauteur d’à peu près 0m,25 et représente la partie la plus fixe de la cage thoracique.
3° Les parois latérales convexes sont formées par les côtes depuis l’angle des côtes jusque près de leur extrémité antérieure.
La cage thoracique est très-incomplète , et présente une ouverture supérieure, une ouverture inférieure et les espaces intercostaux.
1° Ouverture supérieure. — Elle est constituée par la première vertèbre dorsale, la première côte et le bord supérieur du sternum. Sa forme est invariable dans les divers mouvements du thorax. Elle est comprise dans un plan oblique, de façon que son extrémité antérieure est dans l’expiralion à O111, 035, dans 1 inspiration à 0m,023 au-dessous de son extrémité postérieure.
ARTHIIOLOGIE.
c2° Ouverture inférieure. — Elle est constituée par la douzième vertèbre dorsale , la douzième côte , les cartilages des fausses côtes et de la septième côte et l’appendice xiphoïde ; elle est comprise dans deux plans, qui se coupent en taisant un angle obtus ouvert en haut , un plan postérieur passant par les deux dernières côtes et oblique en bas et en avant, et un plan antérieur oblique en haut et en avant, passant par l’extrémité antérieure desdeux dernières côtes, le bord des cartilagçs des fausses côtes et l’appendice xiphoïde.
3° Espaces intercostaux. — Ils sont au nombre de onze de chaque côté ; leur longueur correspond à la longueur des arcs costaux qui les interceptent ; la largeur de chaque espace augmente d’arrière en avant jusqu’à l’articulation chondro-costale , puis va ensuite en diminuant ; la largeur de tous les espaces diminue de haut en bas, sauf pour les deux derniers.
Dimensions. — Pour le diamètre vertical on a en avant 0m,145, hauteur du sternum; en arrière 0m,025, hauteur de la colonne dorsale. Les dimensions transversales augmentent de la première à la huitième côte, puis restent stationnaires à la neuvième et à la dixième, pour diminuer ensuite. Voici les chiffres de ces diamètres pour les douze paires de côtes, en allant de la première à la douzième :
Côtes l«'e 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e 10e 11e '12e
Diamètre transversal) ^ 16?5 20,5 22 23 24 ^ 5 255 255 25 23 22
(en centimètres) )
Les diamètres horizontaux antéro-postérieurs varient suivant l’inclinaison du sternum ; ils sont sur la ligne médiane quand on les prend dans l’intérieur du thorax :
Au niveau de la fourchette sternale 0ni,045
A la hauteur de l’extrémité sternale de la deuxième côte. . . . 0m,075
A la hauteur de l’extrémité sternale de la troisième côte. . . . 0m,095
A la hauteur de l’extrémité sternale de la quatrième côte . . . 0m,'105
Au niveau du sommet de l’appendice xiphoïde 0m,115
Sur les côtés on a les diamètres horizontaux suivants , entre l’extrémité sternale des côtes et les points de niveau correspondants de la paroi postérieure :