POINT DE NIVEAU DE LA PAROI POSTÉRIEURE
DISTANCE en j
centimètres.
Extrémité vertébrale de la cinquième côte
» de la septième côte
» de la huitième côte
» de la neuvième côte
» de la dixième côte
Milieu de l’extrémité vertébrale de l’espace intercostal entre la
dixième et la onzième côte
Extrémité vertébrale de la onzième côte
Apophyse transverse de la première vertèbre lombaire ....
Cinq centimètres en dehors du corps de la deuxième lombaire .
Sept centim. et demi en dehors du corps de la troisième lombaire.
Huit centimètres en dehors du corps de la troisième lombaire .
Idem Idem.
C) Tous ces chiffres sont empruntés à l’anatomie topographique de Luschka ( Die Anatomie des Menschen. Tübingen 1862-1863, 1er volume).
ARTICULATIONS DU THORAX
Mécanisme du thorax.
Les eûtes et les cartilages costaux forment, avec le rachis et le sternum, une sorte de charpente maintenue par l’élasticité même de ses parties composantes dans une certaine position, qu’on peut appeler position d’équilibre , et qui correspond à l’état de l’expiration ordinaire non forcée. La cage thoracique peut être tirée de cette position d’équilibre par des puissances musculaires , soit pour augmenter sa capacité (inspiration), soit pour la diminuer (expiration forcée). Dans les deux cas, il se passe dans le thorax des mouvements de deux espèces : 1° des mouvements de torsion permis par l’élasticité des côtes et des cartilages costaux , mouvements moléculaires incalculables répartis dans toute l’étendue des parties élastiques du thorax ; 2° des mouvements de glissement ou mieux des déplacements se faisant dans les articulations costo-vertébrales ou costo-sternales et autour d’axes de rotation parfaitement définis.
Les mouvements articulaires des côtes se font donc soit sous l’influence de puissances actives musculaires , écartant le thorax de sa forme naturelle , soit lorsque celles-ci ont cessé d’agir, sous l’influence de puissances purement élastiques , ramenant le thorax à sa position d’équilibre et à sa forme naturelle.
Les mouvements articulaires des côtes sont de deux espèces : les uns ont pour résultat les variations du diamètre antéro-postérieur , les autres celles des diamètres transverses. ' •
1° Augmentation du diamètre antéro-postérieur . — Cette augmentation se fait par un mouvement d’élévation de l’extrémité antérieure de la côte , écartant par conséquent cette extrémité de la colonne vertébrale. Dans ce mouvement l’axe de rotation passe par la tête de la côte et par la tubérosité , c’est-à-dire par les deux articulations costo-vertébrales et est tangent au col de la côte ; cet axe est donc dans un plan à peu près horizontal , mais dirigé obliquement en arrière et en dehors et d’autant plus que l’on considère une côte plus inférieure; il en résulte que les axes des mouvements des deux côtes symétriques du même arc costal se croisent en formant un angle obtus à sommet antérieur. L’extrémité sternale des côtes étant située plus bas que l’extrémité vertébrale , il résulte de la direction même de l’axe de rotation que le bout sternal de la côte, en se soulevant, tend à s'écarter du plan médian du corps. C’est en effet ée qu’on voit si on fait mouvoir les côtes après avoir enlevé leurs connexions avec le sternum. Les extrémités antérieures des côtes tendent donc à s’écarter l’une de l’autre , et d’autant plus qu’elles sont plus inférieures. Mais leur attache au sternum empêche ce mouvement d’écartement et ne laisse subsister que le soulèvement , accompagné d’une torsion de l’arc chondro-costal , qui se courbe comme un ressort et lutte contre cette tendance à l’écartement.
Le sternum se trouvant fixé à l’extrémité antérieure des Mouvements du sternum ; côtes, il les suit dans leur ascension et par conséquent s’éloigne figure schématique (*). de la colonne vertébrale, et ce mouvement est plus prononcé à son extrémité inférieure qu’à son extrémité supérieure, à cause de la forte obliquité des côtes inférieures (voy. Fig. 40) ; c’est là ce qu’on a appelé à tort bascule du sternum.
Fig. M.
(*) R, R . Rachis. — I) Première côte. — 7) Septième côte. — 7’) Son cartilage costal. — S) Sternum. La ligne ponctuée indique la position nouvelle prise par ces diverses parties dans l’inspiration.
ARTHROLOGIE.
2° Augmentation des diamètres transversaux. — Qu’on suppose un instant le sternum immobile comme le rachis; la côte pourra exécuter un mouvement autour cl’un axe antéro-postérieur, passant en avant par l’articulation chondro-sternale , en arrière par le col de la côte (milieu des deux articulations costo-vertébrale et costotransversaire); dans ce mouvement la convexité de la côte ou le point culminant de sa courbure se relève, et s’écarte par conséquent du plan médian du corps; le môme mouvement se passant dans la côte symétrique , il y aura augmentation du diamètre transversal pour cet arc costal et ainsi de suite pour tous les autres.
Supposons maintenant qu’au lieu de se passer isolément , les deux mouvements qui viennent d’être analysés se fassent simultanément et qu’en même temps que le bout sternal de la côte s’élève en repoussant le sternum en avant, la convexité de cette côte se porte en haut, on aura agrandissement simultané des diamètres antéropostérieurs et des diamètres transverses, et c’est en effet ce qui a lieu dans la respiration.
La diminution des diamètres du thorax se fait par un mécanisme inverse.
Les vraies côtes et les premières fausses côtes prennent seules une part active à ces mouvements du thorax , et parmi ces côtes toutes n’y entrent pas pour une quantité égale. Ainsi la première côte n’a que le premier mouvement , celui d’élévation de son extrémité antérieure , et ce n’est guère que vers la troisième côte que le mouvement d’agrandissement transversal commence à se manifester. La plus grande somme d’ampliation a lieu au niveau de l’appendice xiphoïde. La grande mobilité des deux dernières côtes libres en avant dans les parois abdominales n’a aucune importance au point de vue des mouvements respiratoires.
Muscles moteurs. — 1° Élévation des côtes (inspirateurs). — Diaphragme, scalènes , intercostaux internes (?) et externes, sur-costaux, sous-costaux (?); accessoirement : grand pectoral , petit pectoral , grand dorsal.
2° Abaissement des côtes (expirateurs). — Grand droit de l’abdomen , grand oblique , petit oblique , transverse , petit dentelé postérieur et inférieur.