CHAPITRE PREMIER
MUSCLES DU DOS ET DE LA NUQUE
Ces muscles se divisent en trois groupes : muscles superficiels, muscles de la nuque et muscles spinaux postérieurs.
ARTICLE I. — MUSCLES SUPERFICIELS (Fig. 02).
Préparation. — Tendre ces muscles par un billot placé sous la poitrine. Inciser la peau le long des apophyses épineuses depuis la protubérance occipitale externe jusqu’au coccyx; faire tomber sur cette incision verticale trois incisions transversales : 1° la première allant de la
MYOLOCIE.
protubérance occipitale externe à la base de l’apophyse mastoïde en suivant la ligne demicirculaire supérieure; 2° la seconde allant de la septième vertèbre cervicale à l’extrémité externe de la clavicule ; 3° la troisième allant du coccyx au milieu de la crête iliaque. Immédiatement sous la peau on trouve le trapèze en haut et le grand dorsal en bas; les disséquer en enlevant avec la peau une lame celluleuse mince qui les recouvre et y adhère intimement. Redoubler d’attention au niveau des insertions occipitales du trapèze et des insertions vertébrales du grand dorsal qui se font par des aponévroses minces. Isoler avec précaution le tendon du grand dorsal de celui du grand rond pour ne pas léser la bourse séreuse qui les sépare. Le rhomboïde est mis à découvert par l’incision du trapèze. Pour voir les petits dentelés supérieur et inférieur, il faut inciser le rhomboïde et le grand dorsal, ce dernier dans sa portion charnue, en prenant soin de ne pas endommager l’aponévrose mince du petit dentelé inférieur.
Ces muscles , larges , minces , étalés sur les parties postérieures et latérales du tronc et du cou , forment trois plans : 1° Un superficiel , comprenant en haut le trapèze, en bas le grand dorsal; 2° un moyen, constitué par le rhomboïde; 3° un profond, formé par les petits dentelés et leur aponévrose.
1° Trapèze (Fig. 62, 1).
Ce muscle, large, triangulaire, s’attache en dedans aux apophyses épineuses des dix premières vertèbres dorsales et aux ligaments interépineux correspondants, à Y apophyse épineuse de la septième vertèbre cervicale , au ligament de la nuque, et en haut au tiers interne de la ligne courbe occipitale supérieure (Fig. 14, VV'). Ces insertions se font par des fibres aponévrotiques plus ou moins longues qui forment à la hauteur des premières vertèbres dorsales avec celles du côté opposé, un large ovale (2), et au niveau de ses insertions inférieures, un petit triangle aponévrotique nacré. De là, ses fibres convergent vers le moignon de l’épaule et vont s’attacher, les supérieures obliques en bas et en avant, au tiers externe du bord supérieur de la clavicule (Fig. 18, D), les moyennes plus ou moins horizontales, au bord supérieur de Vacromion et de Y épine de V omoplate (Fig. 19, EE'), les inférieures obliques en haut et en dehors, à une aponévrose triangulaire qui se fixe à la partie interne de l’épine de l’omoplate, en glissant sur la surface plane, triangulaire de cette épine, dont elle est séparée quelquefois par une bourse séreuse.
Rapports. — Outre les muscles profonds, il recouvre un peu en bas le grand dorsal; en haut, il forme avec celui du côté opposé, une sorte de capuchon (ni. cucullaris).
Nerfs. — Il est innervé par le spinal et par des rameaux des branches antérieures des troisième et quatrième nerfs cervicaux.
Action. — 1° Tl élève le moignon de l’épaule en faisant tourner l’omoplate, dont l’angle interne s’abaisse et dont l’angle inférieur se porte en avant ; 2° par son faisceau occipital il étend la tète , l’incline de son côté et tourne la face du côté opposé ; il est congénère du sterno-mastoïdien du même côté. Quand les deux trapèzes agissent simultanément, la tète est étendue directement.
Si0 Grand dorsal (Fig. 62, 3).
Ce muscle, très-large (latissimus dorsi) , couvre en bas la partie postérieure et latérale du tronc et s’attache en dehors et en haut à l’humérus.
MUSCLES DU DOS ET DE LA NUQUE
(*) 1) Trapèze. — ■ 2) Son ovale aponévrotiqne. — 3) Grand dorsal. — 4) Son aponévrose. — 3) Splénius. — 6) Grand complexus. — 7) Angulaire de l'omoplate. — 8, 9) Rhomboïde. — 10) Petit dentelé postérieur et supérieur. — U) Grand rond. — 12) Grand dentelé. — 13) Aponévrose du petit dentelé postérieur et inférieur. — 14) Petit dentelé postérieur et inférieur. — 15) Aponévrose de la masse commune. — 16, 17) Muscles spinaux postérieurs. — 18) Grand oblique de l’abdomen. — 19) Espace triangulaire de Petit. — 20) Grand fessier. — 21) Aponévrose du moyen fessier.
Fig. 02. — Muscles superficiels du dus et de la nuque (*j.
y K J-tr
MYOLOGIE.
Ses insertions lixes se l'ont aux apophyses épineuses des six dernières vertèbres dorsales , de toutes les vertèbres lombaires , à la crête sacrée et au tiers postérieur de la crête iliaque (Fig. 25, D) par une aponévrose (4) triangulaire, large en bas (feuillet superficiel de l’aponévrose abdominale postérieure); à ces libres se joignent des languettes charnues provenant de la face externe des quatre dernières côtes (Fig. 17, B"). De là les fibres se portent en dehors en se ramassant vers l’angle inférieur de l’omoplate , le recouvrent , en reçoivent souvent un petit faisceau accessoire, et après s’être tordues sur elles-mêmes contournent le bord inférieur du grand rond (11) , et constituent un tendon aplati qui se place en avant du tendon du grand rond, et va s’attacher au fo)id de la coulisse bicipitale de l’humérus (Fig. 20, F). Entre les deux tendons se trouve souvent une bourse séreuse. Ce tendon envoie une expansion fibreuse à l’aponévrose brachiale.
Nerfs. — Il est innervé par une branche collatérale du plexus brachial.
Action. — Il abaisse le moignon de l’épaule en faisant tourner l’omoplate en sens inverse du trapèze. Il porte le bras en dedans et en amère , en lui faisant subir un mouvement de rotation , en vertu duquel sa face antérieure est tournée vers la ligne médiane. En prenant son point fixe à l’humérus, il peut élever les côtes (inspiration) et soulever le tronc (action de grimper).
»o fiütoinl)oï(lc (Fig. G2, 8, 9).
Ce muscle, losangique, mince, divisé en deux faisceaux , s’attache en dedans à la partie inférieure du ligament de la nuque et à Y apophyse épineuse de la septième vertèbre cervicale ( petit rhomboïde , 8) , et aux apophyses épineuses des cinq premières vertèbres dorsales , ainsi qu’aux ligaments interépineux correspondants ( grand rhomboïde , 9). Delà, ses fibres se portent obliquement en bas et en dehors , et vont s’attacher au bord spincd de l’omoplate (Fig. 19, I) de la façon suivante : 1° au niveau de l’épine par un faisceau distinct (petit rhomboïde) ; 2° depuis cette épine jusqu’à l’angle inférieur, tantôt directement à l’os, tantôt par une arcade aponévrotique longeant son bord spinal.
Nerfs. — Il est innervé par une branche collatérale du plexus brachial.
Action. — Il abaisse le moignon de l’épaule; il est donc congénère du grand dorsal et antagoniste du trapèze. En outre, il rapproche l’omoplate de la ligne médiane et, conjointement avec le grand dentelé, fixe son bord spinal et l’applique contré le tronc.
■î 0 5‘clit» clientèles postérieure (Fig. G2).
Ces petits muscles, très-minces, au nombre de deux de chaque côté, complètent la gaine des muscles des gouttières vertébrales.
1° Petit dentelé postérieur et supérieur (10).
Il s’attache en dedans, par une aponévrose très-mince, au ligament de la nuque , aux apophyses épineuses de la septième vertèbre cervicale et des trois premières dorsales et aux ligaments interépineux; de là, ses fibres se portent obliquement en dehors et en bas, et vont s’attacher par quatre languettes charnues à la face externe des deuxième, troisième , quatrième et cinquième côtes, en dehors de l’angle des cotes (Fig. 17, E').
MUSCLES DU DOS ET DE LA NUQUE
2° Petit dentelé postérieur et inférieur (14).
Plus large que le précédent, il s’attache en dedans, par une aponévrose mince , aux apophyses épineuses des deux dernières vertèbres dorsales et des trois premières lombaires; de là ses libres se dirigent en haut et en dehors, en sens inverse du précédent et vont s’attacher, par quatre languettes se recouvrant de haut en bas, au bord inférieur des quatre dernières côtes (Fig. 17, P).
3° Aponévrose des petits dentelés.
Cette aponévrose, très-mince, nacrée, assez résistante, tendue entre les deux muscles, s’attache en dedans à la crête épinière, en dehors à l’angle des côtes et s’enfonce en haut entre le petit dentelé supérieur et le splénius , pour se perdre entre ces muscles.
Nerfs. — Le petit dentelé supérieur est innervé par la branche du rhomboïde , l’inférieur par celle du grand dorsal.
Action. — Ils tendent l’aponévrose intermédiaire et forment une gaine de contention pour les muscles spinaux. Leur action sur les côtes, surtout celle du petit dentelé supérieur, doit être à peu près nulle.
ARTICLE II. — MUSCLES DE LA NUQUE (Fig. 63).
Préparation. — Ces muscles sont mis à découvert par l’ablation successive des muscles plus superficiels. Le petit complexus et le transversaire du cou présentent seuls des difficultés ; pour le premier, il faut commencer sa préparation par son insertion mastoïdienne; pour le second, on le trouve le long du bord inférieur du splénius.
Ces muscles, recouverts en partie par le trapèze, sont d’autant plus courts qu’ils sont plus profonds; quelques-uns des superficiels s’étendent jusqu’à la région dorsale, de même que quelques-uns des muscles des gouttières vertébrales atteignent la région de la nuque. Ils se divisent en plusieurs couches : 1° La première est formée en dehors par l’angulaire de l’omoplate (8), en dedans par le splénius (2) ; 2° au-dessous on trouve de dedans en dehors, les muscles grand complexus (4) , petit complexus (5) et transversaire du cou (7 ) et les faisceaux supérieurs du sacro-lombaire (10) ; 3° la couche profonde est constituée par les muscles agissant sur les articulations de l’atlas, de l’axis et de l’occipital, muscles grands et petits droits postérieurs de la tète, grands et petits obliques (Fig. 64), et plus bas, par la partie cervicale du transversaire épineux.
1° Angulaire «le l’omoplate (Fig. 03, 8).
Ce muscle allongé, situé sur les parties latérales de la nuque, s’attache en haut aux tubercules postérieurs des quatre premières vertébrés cervicales , en dehors des insertions du splénius, du transversaire du cou et du sacrolombaire. Ces insertions se font par quatre petits tendons, auxquels font suite des faisceaux charnus qui se réunissent pour aller s’attacher à X angle de l'omoplate et à la partie du bord spinal située au-dessus de l’épine (Fig. 19, H).
Nerfs. — Il est innervé par une branche collatérale du plexus brachial et par des rameaux des branches antérieures des quatrième et cinquième nerfs cervicaux.
Fis. 6:1. — Muscles de la nuque (*).
(*) I) Occipital. 2) Splénius — il) Scolènc postérieur — 4) Grand complexus. — 5) Petit complexus. — •
6) Transversaire du cou. — 7) Le même, renversé en dehors. — 8) Angulaire de l’omoplate. — 9) Scalène anté-
rjcur Sacro-lombaire. — 11) Ses faisceaux de renforcement. — 12) Ses faisceaux de terminaison. — 13) Long
dorsal — 14) Ses faisceaux de terminaison transversaires. — 15) Transversaire épineux. — 16) Série des apophyses
transverses. 17) Première digitation du grand dentelé. — 18) Intercostaux externes. — 19) Surcostaux. —
20) Omoplate. — 21) Deuxième côte.
MUSCLES DU DOS ET DE LA NUQUE
Actio)}. — En élevant l’angle interne de l’omoplate, il est abaisseur de l’angle externe et du moignon de l’épaule. Il est donc congénère du grand dorsal et du rhomboïde et antagoniste du trapèze.
*o Splénius (1) (Fig. 63, 2).
Ce muscle , large , aplati , divisé en deux faisceaux , s’attache en dedans au ligament de la nuque , aux apophyses épineuses de la septième vertèbre cervicale et des cinq premières vertèbres dorsales et aux ligaments interépineux par de courtes fibres aponévro tiques. De là, ses fibres se portent en haut et en dehors, et se partagent en deux faisceaux : 1° Le faisceau supérieur, plus considérable, splénius de la tète , va s’attacher par une aponévrose dense et serrée à la moitié postérieure de la face externe de V apophyse mastoïde et aux deux tiers externes de la ligne courbe occipitale supérieure (Fig. 13, E ; Fig. 14, NN'); 2° le faisceau inférieur, splénius du cou , va s’insérer aux tubercules postérieurs des apophyses transverses de V atlas, de l’axis et de la troisième vertèbre cervicale.
Rapports. — Entre les bords internes des deux splénius est un espace triangulaire dans lequel on voit les grands complexus. Leur bord inférieur est longé par le transversaire du cou.
Nerfs. — Il est innervé par des rameaux des branches antérieures des troisième et quatrième nerfs cervicaux et par des rameaux du grand nerf occipital.
Action. — Le splénius de la tête étend la tête , l’incline de son côté et fait tourner la face du même côté. Le splénius du cou est rotateur dans le même sens des trois premières vertèbres cervicales et surtout de l’atlas. Quand les deux splénius se contractent, la tête est étendue directement.
3° Grand complexus (Fig. 63, 4).
Ce muscle, épais, large en haut, s’attache à sa partie inférieure, aux tubercules des apophyses articulaires des quatre dernières vertèbres cervicales et aux apophyses transverses des six premières vertèbres dorsales, par des languettes tendineuses situées , pour les vertèbres dorsales , en dedans de celles du transversaire du cou , pour les vertèbres cervicales , en dedans de celles du
I petit complexus. Il reçoit en outre des languettes accessoires très-minces des apophyses épineuses des première et deuxième vertèbres dorscdes. De là, ses fibres se portent presque verticalement en haut, en formant deux faisceaux plus ou moins distincts, l’un interne, Inventer cervicis, interrompu à son milieu par un tendon aplati ; l’autre externe , plus large , entrecoupé aussi par une intersection aponévro tique en zigzag. Les insertions supérieures sè font sur les côtés de la crête occipitale externe, au-dessous de la ligne courbe occipitale supérieure , et à la moitié interne de la ligne courbe occipitale inférieure (Fig. 14, U).
Rapports. — Les bords internes des grands complexus forment les bords de la gouttière médiane delà nuque, dont la dépression est déterminée par une lamelle fibreuse placée de champ entre les deux muscles, et allant du ligament de la nuque aux apophyses épineuses des vertèbres cervicales. Le long de. ses
(') De gttV/iviov, compresse.
Beaunis et Bouchard.
MYOLOGIE.
insertions inférieures, se trouve le transversaire du cou , dont il est séparé en bas par le splénius, en haut parle petit complexus.
Nerfs. — Il est innervé par la branche postérieure du premier nerf cervical et par le grand nerf occipital.
Action. — Il étend la tête et tourne la face du côté opposé.
4t° Petit complexus (Fig. 63, 5).
Ce petit muscle, situé en dehors du précédent, naît en bas, par cinq languettes minces, tendineuses, de la partie externe des tubercules des apophyses articiüaires des cinq dernières vertèbres cervicales, puis monte, en formant un petit faisceau aplati qui va s’attacher au bord postérieur et au sommet de l’apophyse màstoide( Fig. 14, O). De son bord postérieur se détache ordinairement un faisceau allongé qui va au transversaire du cou. Il est coupé près de sa partie supérieure par une intersection aponévrotique.
Nerfs. — Il est innervé par le grand nerf occipital.
Action. — Il incline la tête latéralement.
*5° Transversaire du cou (Fig. 63, 6, 7).
Ce petit muscle s’attache en bas par de petits tendons aux apophyses transverses des deuxième, troisième, quatrième , cinquième et sixième vertèbres dorsales, en dehors des insertions du grand complexus; en haut il s’attache aux tubercules postérieurs des apophyses transverses des cinq dernières vertèbres cervicales, en se confondant avec les tendons du scalène postérieur.
Rapports. — Il longe le bord inférieur du splénius, les insertions inférieures du grand complexus; il est séparé en haut de ce dernier par le petit complexus, qui s’interpose entre les deux ; en dehors il est en rapport avec le sacro-lombaire, et en bas avec le long dorsal.
Petit transversaire du cou ou accessoire du petit coynplexus de Luschka. — Entre le transversaire du cou et le petit complexus existe souvent un petit muscle difficilement isolable , qui naît par cinq tendons des apophyses transverses des deux premières vertèbres dorsales et des trois dernières cervicales et va à l’apophyse transverse de l’atlas en envoyant un faisceau au petit complexus.
Nerfs. — Le transversaire du cou est innervé par les branches postérieures des derniers nerfs cervicaux et des premiers nerfs dorsaux.
Action. — Il est extenseur de la colonne vertébrale.
Ou Grand droit postérieur de la tète (Fig. Gt, 1).
Ce petit muscle forme un faisceau rubané, épais, qui s’insère en bas à la crête supérieure de l’apophyse épineuse de l’axis , se porte en haut et en dehors en subissant un mouvement de torsion par lequel sa face externe devient postérieure, et va s’attacher, en s’élargissant un peu, à la partie externe de la ligne demi- circulaire inférieure , qui présente une crête saillante à ce niveau (Fig. 14, S). Les deux muscles grands droits interceptent avec l’occipital un triangle dans lequel se voient les muscles petits droits.
MUSCLES DU DOS ET DE LA NUQUE. 227
Nerfs. — 11 est innervé par la branche postérieure du premier nerf cervical et par des rameaux du grand nerf occipital .
Action. — Il est extenseur de la tête et rotateur de la face du même côté.
î° I*etit di*o!t postérieur tle la tète (Fig. 64, 2).
Ce petit muscle , triangulaire , en éventail , s’attache en bas au tubercule 'postérieur de V atlas, par une aponévrose nacrée, occupant le tiers inférieur du muscle, et va de là , en s’élargissant , s’insérer à la moitié interne de la ligne courbe occipitale inférieure et de la surface sous-jacente (Fig. 14, T).
Nerfs. — Il est innerve par la branche postérieure du premier nerf cervical.
Action. — Il est extenseur de la tête.
Fig. 64. — Muscles profonds de la nuque (*).
8° Grand oblique ou oblique inférieur de la tête (Fig. 64, 3).
Ce muscle, épais, dirigé de bas en haut, de dedans en dehors et d’arrière en avant, s’attache en dedans à une fossette de V apophyse épineuse de Vaxis , en dehors à la partie postérieure et inférieure de Y apophyse transverse de V atlas.
(*) 1) Grand droit postérieur. — 2) Petit droit postérieur. — 3) Grand oblique. — 4) Petit oblique. — 5) Faisceaux supérieurs du transversaire épineux. — 6) Interépineux. — 7) Gouttière de l’artère vertébrale, — 8) Orifice pour le passage du premier nerf cervical.
Nerfs. — Il est innervé par la branche postérieure du premier nerf cervical et des rameaux du grand nerf occipital.
Action. — Il fait tourner la face de son côté.
S>° oblique ou oblique supérieur de la tête (Fig. Ci, 4).
Ce petit muscle, dirigé en haut et en arrière , s’insère en bas à la partie supérieure du sommet de V apophyse transverse de V atlas, au-dessus et en dehors du grand oblique, en arrière du droit latéral, et se rend de là à Y occipital, au-dessus et en dehors de l’insertion du grand droit postérieur, en dedans du trou mastoïdien et de la suture temporo-occipitale (Fig. 14, R). Il forme avec le droit latéral, un triangle, dont ce dernier constitue le côté antérieur et l’occipital le côté supérieur.
Nerfs — Il est innervé par la branche postérieure du premier nerf cervical.
Action. — Il est extenseur de la tête et l’incline latéralement.
ARTICLE III. — MUSCLES SPINAUX POSTÉRIEURS (Fig. 65).
Préparation. — La préparation de ces muscles, longue et laborieuse surtout pour des débutants, sans présenter cependant de difficultés réelles, consiste à isoler exactement chacun des faisceaux multiples qui composent ces muscles. Cet isolement est quelquefois rendu difficile par les languettes charnues qu’ils s’envoient réciproquement, languettes qu’on est souvent obligé d’inciser. Pour voir les faisceaux profonds du sacro-lombaire et du long dorsal , il faut renverser ces muscles en dehors après avoir disséqué leur face extérieure. Pour le transversaire épineux, on ne doit pas se contenter de le mettre simplement à découvert, mais enlever successivement ses couches superficielles pour étudier ses faisceaux profonds. Après ces muscles, on fera bien d’étudier immédiatement les surcostaux mis à nu parla préparation.
Ces muscles appelés encore muscles des gouttières vertébrales , ont une disposition très-compliquée ; ils forment deux couches. La couche superficielle se compose de faisceaux allongés, à peu près verticaux, constituant, deux muscles , l’un externe , sacro-lombaire (9) , l’autre interne , long dorsal (4) ; au-dessous de cette couche on trouve une série de faisceaux multiples plus courts, à direction oblique, ou se rapprochant de la transversale et qui remplissent les gouttières vertébrales ; on en a fait un seul muscle , le transversaire épineux (14), quoiqu’il soit composé de plusieurs couches. Enfin, à ces muscles on peut annexer de petits muscles très-courts, allant d’une vertèbre à l’autre, les uns, tendus entre les apophyses épineuses, muscles interépineux ; les autres , entre les apophyses transverses , muscles intertransversaires.