‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 2)Chapitre 108 sur 303 · I- Extenseur commun des doigts (fig. 8g, A · texte numérisé non relu

I- Extenseur commun des doigts (fig. 8g, A

Ce muscle s’attache en haut à Y épicondyle, par le tendon commun, et au ligament latéral externe du coude ; de là ses fibres forment trois faisceaux charnus, un externe pour l’index, un moyen pour le médius, un interne pour l’annulaire et le petit doigt. A ces faisceaux succèdent quatre tendons aplatis qui passent dans une gouttière du radius (fig. 21, B, 20) sous le ligament an-

MYOLOGIE

nulaire du carpe et se dirigent vers les quatre doigts correspondants, en s’envoyant réciproquement des languettes transversales ou obliques (flg. 89, 9), visibles à travers la peau. Au niveau delà tête des métacarpiens, chaque tendon se comporte de la façon suivante : de sa face profonde part une expansion fibreuse, blanc mat, qui s’insère en s’étalant à la partie postérieure et supérieure de la première phalange en contractant des adhérences avec la partie postérieure de la capsule métacarpo-phalangienne ; à ce niveau, une lame fibreuse, contournant les côtés de l’articulation, le rattache à la gaine des fléchisseurs ; en outre, les bords latéraux de ce tendon reçoivent, dans toute l’étendue de la première phalange, des fibres provenant des interrosseux et des lombricaux (fig. 89, 10), et il en résulte une gouttière tendineuse large en haut, qui embrasse toute la face dorsale de la première phalange. A ce niveau le tendon s’aplatit et se divise bientôt en trois languettes : une médiane plus mince (11), qui se réunit aux fibres tendineuses provenant des interosseux et des lombricaux et s’attache à la hase de la deuxième phalange ; deux latérales (12) plus fortes, qui, arrivées sur le dos de la deuxième phalange, se réunissent et vont s’attacher à la base de la troisième phalange. Les tendons extenseurs ne sont pas, comme les fléchisseurs, contenus dans une gaîne distincte ostéo -fibreuse.

Action. — 11 étend les premières phalanges des doigts ; dans ce mouvement les doigts s’écartent de l’axe de la main. 11 agit sur les deux dernières phalanges, mais plus faiblement, surtout sur la troisième, qu’il n’étend que lorsque la seconde a déjà été placée dans l’extension.

2“ Extenseur propre du petit doigt (fig. 88. A, 7)

Ce muscle, très grêle, s’attache en haut au tend.on commun des muscles épicondyliens ; son tendon passe dans une gouttière spéciale du cubitus, et se réunit au tendon de l’extenseur commun.

3* Cubital postérieur (fig. 88, A, 6)

Ce muscle s’attache à V épicondyle par le tendon commun, et par l’aponévrose antibrachiale à la crête du cubitus. Les fibres charnues donnent naissance à un tendon épais, qui parait sur le bord postérieur du muscle, passe dans une gouttière du cubitus et va s’attacher à Y extrémité supérieure du ciniiuième métacarpien (fig. 23, G). Il existe quelquefois une bourse séreuse entre la tête duradius et sa partie supérieure.

Action. — 11 est extenseur de la main et l’incline sur le bord cubital. 11 exerce surtout son action sur l’articulation radio-carpienne.

4" Anconé (fig. 88, A, 5;

Ce muscle, très court, triangulaire et qui semble une continuation du triceps, s’attache à X épicondyle par un tendon distinct du tendon commun des muscles épicondyliens. De là ses fibres se portent à \a. partie externe de Volécrâne et au cinquième supérieur de la face supérieure du cubitus (fig. 21, D). Il recouvre immédiatement la synoviale du coude, qui envoie un prolongement sous son tendon.

Action. — Il est extenseur de l’avant-bras ; en outre, il protège l’articulation et évite

condyliens, coupé. — 5) Court supinateur. — 6) Extenseur propre de l’index. — 7) Long extenseur du ■ pouce. — 8) Long abducteur du pouce. — 9) Court extenseur du pouce. — 10) Deuxième radial externe. — 11) Son tendon. — 12) Cubital antérieur. — 13) Son aponévrose.

MYOLOGIE

le pincement de la capsule et son invagination entre les surfaces articulaires huméroradiales dans les mouvements d’extension.

Page 1