‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 2)Chapitre 128 sur 303 · Long fléchisseur commun des orteils (tig. 104, B · texte numérisé non relu

Long fléchisseur commun des orteils (tig. 104, B

Ce muscle, allongé, penniforme, le plus interne des muscles profonds de la jambe, s’attache en haut à la ligne oblique et au tiers moyen de la face postérieure du tibia (flg. 27, O). De là les fibres se rendent sur un tendon, qui apparaît d’abord sur le côté interne et postérieur du muscle. Ce tendon se place dans la gouttière delà malléole interne, dans la même gaîne que le tendon du jambier postérieur en arrière duquel il est situé et dont il est séparé par une cloison fibreuse ; au-dessous de la malléole interne il change de direction, se porte en avant sous l’astragale et la petite apophyse du calcanéum et, arrivé à la plante du pied (fig. 106, 2), se dirige obliquement en avant et en dehors, en passant sous le tendon du long fléchisseur, du gros orteil, auquel il envoie une expansion fibreuse (fig. 106, 4). Enfin, après avoir reçu par son côté externe l’accessoire du long fléchisseur, il se divise en quatre tendons pour les quatre derniers orteils ; ces tendons se comportent avec ceux du court fléchisseur commun comme à la main ceux du fléchisseur profond avec ceux du fléchisseur superficiel, c’est-à-dire qu’ils les perforent pour aller s’attacher à la base des phalanges unguéales (fig. 29, K).

Derrière la malléole le tendon est enveloppé par une gaine synoviale, qui commence au-dessus de la malléole et va jusqu’au scaphoïde, Une autre bourse séreuse existe pour chacun des doigts dans la gaîne occupée par les tendons secondaires et s'étend du tiers antérieur des métatarsiens à l’extrémité antérieure de la deuxième phalange.

Ce muscle est recouvert au pied par le court fléchisseur commun et l’adduc teur du gros orteil.

Nerfs. — Il est innervé par des branches du tibial postérieur.

Action. — II est fléchisseur des troisièmes phalanges, et pendant la marche et la station presse ces phalanges et la pulpe des orteils contre le sol ; il renforce en même temps la voûte du pied dans le sens longitudinal. Enfin U peut devenir, cette action épuisée, extenseur du pied sur la jambe.

4’ Jhmbler on tibial postérieur (fig. 104, E, 9)

Ce muscle, épais, penniforme, s’attache à la ligne oblique du tibia et à la partie la plus externe de la face postérieure de cet os, à la partie de la face interne du péroné située en arrière du ligament interosseux (fig. 27, Q) et à ce ligament interosseux. Ses insertions péronières et tibiales sont sépa rées pour le passage de l’artère tibiale antérieure. Une aponévrose verticale, placée de champ dans l’épaisseur du muscle, reçoit des fibres charnues par ses deux faces latérales et apparaît à la face postérieure et au rebord interne du muscle; elle forme aussi un tendon qui se place derrière la malléole interne, en avant du tendon du long fléchisseur commun, dont il est séparé par une cloison fibreuse, se réfiéchit sous cette malléole et va s’attacher à Y apophyse du scaphoïde (fig. 29, E), en envoyant une expansion très forte au premier cunéiforme. Il envoie des expansions fibreuses accessoires au troisième cunéiforme et au deuxième et quatrième métatarsiens.

A partir du moment où son tendon s’engage derrière la malléole interne, il est maintenu dans une gaine fibreuse et enveloppé d’une bourse séreuse, qui commence à 0'", 05 au-dessus de la malléole interne et le laisse d’abord tout à fait libre dans sa gaine ; à la plante du pied, au contraire, il est soudé par sa face plantaire aux parois de la gaîne qui le contient ; la séreuse ne tapisse que

MÜSCLES DU MEMBRE INFÉRIEDR

sa partie supérieure et se prolonge en forme de cul-de-sac entre lui et le ligament calcanéo-scaphoïdien inférieur sous lequel il est situé ; à ce niveau il présente un noyau fibro-cartilagineux et quelquefois un os sésamoïde.

Nerfs. — Il est innervé par des branches du nerf tibial postérieur.

Action, — Il est extenseur et adducteur du pied. Il élève son bord interne, tourne sa pointe en dedans et excave sa voûte plantaire. Par sa situation sous le ligament calcanéo-scaphoïdien inférieur, il supporte la tête de l’astragale et l’empêche de s’enfoncei' dans sa cavité de réception calcanéo-scaphoïdienue.

5' Long fléchisseur propre du gros orteil (fig. 104, B, 1 t)

Ce muscle, très volumineux, prismatique, s’attache en haut atcx deux tiers inférieurs de la face postérieure du péroné (fig. 27, P) et à des cloisons aponévrotiques, qui le séparent en dedans du jambier postérieur, en dehors des péroniers latéraux. De là les fibres se jettent sur un tendon, qui parait presque immédiatement à la face postérieure et au bord interne du muscle et n’est abandonné que tout à fait en bas par les fibres musculaires. Une fois libre, ce tendon se place dans une gouttière oblique creusée sur le tibia, puis sur l’astragale et se réfléchit en avant dans la gouttière calcanéenne ; arrivé à la plante du pied, il croise le tendon du long fléchisseur commun en passant au-dessus de lui (fig. 106, 3), en reçoit une expansion fibreuse, se place dans une gouttière formée par les deux parties du court fléchisseur du gros orteil et va s’attacher à l’extrémité postérieure de la phalange unguéale (fig. 29, J). ' •

Une bourse séreuse accompagne son tendon ; elle commence au niveau de l’interligne articulaire tibio-tarsien, pour se terminer à la plante du pied avant l’entre-croisement de son tendon avec celui du long fléchisseur commun. Une autre bourse séreuse accompagne son tendon dans la gaine plantaire du gros orteil.

Nerfs. — Il est innervé par des branches du nerf tibial supérieur..

Action. — Il est fléchisseur du gros orteil et extenseur du pied.

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