‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 2)Chapitre 149 sur 303 · ARTICLE I. - ARTÈRE PULMONAIRE · texte numérisé non relu

ARTICLE I. - ARTÈRE PULMONAIRE

Préparation. — On peut enlever le sternum, lier la veine cave inférieure au-dessus dn diaphragme et injecter par la veine cave supérieure, ou bien encore laisser la poitrine intacle. ouvrir l’abdomen, lier la veine cave inférieure au-dessous du diaphragme, scier les deux clavicules près de leur articulation sternale, lier le tronc veineux brachio-céphalique gauche et injecter par le même tronc du côté droit. De cette manière l’on dépensera plus de matière à injection, car le liquide pénétrera dans les veines sus-hépatiques; mais on aura l’avantage d’avoir des rapports plus exacts. Il sera avantageux de remplir également le tronc aortique pour avoir une vue d’ensemble des grands vaisseaux à la sortie du cœur. On ouvrira alors la poitrine très largement; on incisera le péricarde dont on verra la disposition autour des vaisseaux. La préparation de cette artère est des plus faciles; une seule chose est à ménager, c’est le cordon fibreux résultant de l’oblitération du canal artériel. Après cela, pour faciliter l’étude, on retirera de la poitrine le cœur et les poumons; l’on enlèvera soigneusement les ganglions bronchiques, le tissu cellulaire, etc.

Vartère 'pulmonaire (fig. 125 et 126), désignée par les anciens sous le nom de veine artèrieuse, amène au poumon le sang destiné à l’hématose. Elle part de l’infundibulum du ventricule droit, dentelle continue d’abord la direction, puis elle se redresse un peu en s’inclinant en arrière, et, après un court trajet, se divise en deux branches destinées aux deux poumons. Elle naît sur le plan le plus antérieur du cœur et est à son origine le plus superficiel des gros vaisseaux. Gomme l’aorte, elle possède trois valvules sigmoïdes qui la séparent du ventricule. A son origine au cœur son diamètre est de 30 millimètres, l’épaisseur de ses parois de 1 millimètre.

L’artère pulmonaire se trouve d’abord située entre les extrémités des deux auricules et, comme l’aorte naît en arrière et à droite, elle embrasse ce vais-

seau dans sa concavité. L’aorte, s’inclinant plus tard légèrement en avant et à gauche, au moment où elle décrit sa courbure, comprend à son tour l’artère pulmonaire dans sa concavité. Ces deux troncs s’enlacent donc réciproquement dans un demi-tour de spire. C’est au-dessous de l’aorte que la veine artérieuse se divise en deux branches, dont l’une, la droite, est plus longue que la gauche, de la quantité qui sépare son point de division d’avec la ligne médiane. Cette quantité est en général de 0“,01 tout au plus.

Fis. 125. — Cœu,r et gros vaissemx (face antérieure) f*).

La branche droite, située en arrière de la partie ascendante de l’aorte et de la veine cave supérieure, se place au-dessous de la bronche correspondante et arrive ainsi au poumon. Elle est située immédiatement au-dessus de l’oreillette droite; elle est un peu moins longue et un pou plus grosse que la branche gauche, elle mesure 21 millimètres de diamètre.

La branche gauche, placée également au-dessus de l’oreillette gauche, est à son origine en rapport en arrière avec la bronche correspondante qui passe ensuite au-dessous d’elle. En avant et en dehors se trouvent les veines pulmonaires gauches qui la croisent. Cette branche mesure 19 millimètres de diamètre, (Pour la distribution ultérieure de ees vaisseaux, voy. Splanchnologie.)

Chez le fœtus, l’artère pulmonaire communique avec l’aorte, au moyen d’une large anastomose connue sous le nom de canal artériel. Ce canal vient s’aboucher dans l’aorte, un peu au-dessous de la naissance de l’artère sous-clavière gauche ; sa direction est oblique de bas en haut, de droite à gauche et un peu d’avant en arrière, de sorte que le sang qui le parcourt tend à passer dans

(♦) 1) Artère pulmonaire. — 2) Aorte. — 3) Cordon fibreux provenant de l’oblitération du canal artériel. — 4) Veine cave supérieure 5) Grande veine azygos. — 6) Veine pulmonaire droite.

ANGÉIOLOGIE

l’aorte descendante et non pas à remonter vers les organes céphaliques. D’abord beaucoup plus volumineux que les branches destinées au poumon, le canal artériel diminue peu à peu, et déjà au ternie de la vie intra-utérine, le volume de ces dernières est égal au sien. 11 s’oblitère à la naissance, et n’est bientôt plus représenté que par un cordon fibreux étendu de l’artère pulmonaire à l’aorte.

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