III. ApCAUEILS EKECTII.ES UC VliSTlUULi; DU VAC.IN
Ils comprennent le clitoris et le bulbe du vagin.
{•) 1) Pubis. — 2) Petites lèvres. — 3) Vessie. — 4) Bulbe du vagin. — .5) Racines du clitoris. — 6) Gland du clitoris. —7) Veines allant du bulbe du vagin vers le clitoris. — 8) Veine allant à la veine dorsale du clitoris. — 9) Veines émergentes de la partie postérieure du bulbe. — 10) Veine qui en provient. — 11) Veine dorsale du clitoris. - 12) I.a même, se réunissant à des veines postérieures du Bulbe jiour se jeter dans 13) une veine vésicale. — 14) Plexus vésical. — 13) Veine émergente de ce plexus. — 16) Veines vésicales. — (D'après une préparation de M. Eugène Bæckel).
ORGANES GÉNITAUX
lo Clitoris
Le clitoris, analogue des corps caverneux de la verge, forme une saillie allongée et aplatie au fond de la moitié supérieure de la vulve, saillie terminée en bas du côté du vestibule, par un petit bourgeon rougeâtre, gland du clitoris (fig. 343, 3), de la grosseur d’un pois, quand il est injecté, et imperforé. Ce bourgeon est recouvert par un capuchon provenant de la partie antérieure des petites lèvres qui lui fournissent aussi le frein du clitoris.
Le clitoris naît par deux racines des bords de l’arcade pubienne (fig. 343, 2) ; ces racines se divisent vers la symphyse en augmentant de volume, et alors s’accolent comme les corps caverneux de la verge, pour constituer le corps du clitoris ; ce corps, long de 0“,02 environ dans l’érection, a une direction opposée à celle du pénis (fig. 344) ; il s’infléchit en genou et se dirige en bas pour se terminer par le gland.
Le gland du clitoris ne répond pas en réalité au gland du pénis ; il ne repré* sente pas autre chose que l’extrémité antérieure, libre, des corps caverneux du clitoris.
Le clitoris a la même structure érectile que les corps caverneux. Le gland du clitoris, pourvu de nombreuses papilles, est recouvert d’un épithélium pavimenteux stratifié. Les artères viennent de la honteuse interne et se divisent en branches caverneuses et artères dorsales. Les veines ont la même disposition que chez l’homme. Les nerfs, d’après Krause, se termineraient par des corpuscules particuliers, corpuscules génitaux terminaux, distincts des corpuscules du tact et des renflements terminaux de Krause par les étranglements qu’ils présentent.
20 Bulbe du vagin (fig. 343 et 344)
Le bulbe du vagin, analogue du corps spongieux de l’urèthre, se partage en deux moitiés symétriques, situées chacune des deux côtés du vestibule entre lui et l’arcade du pubis. Injecté, chaque bulbe (fig. 343, 4) a la forme d’un ovoïde, étiré par son extrémité supérieure <‘1, et a une longueur de 0“,035 sur O^iOlB de largeur et 0'",01 d’épaisseur. Safaee convexe, tournée en dehors, répond au constricteur du vagin ; sa face interne concave embrasse le vestibule ; son extrémité inférieure, arrondie, épaisse (analogue du bulbe de l’urèthre), répond en dedans à la glande de Bartholin ; son extrémité supérieure, amincie, allongée, se réunit à celle du côté opposé en arrière du clitoris et envoie même jusqu’au gland du clitoris une petite traînée veineuse (fig. 344,8) analogue du gland du pénis.
Le bulbe du vagin est un organe érectile et a la même structure que le corps spongieux de l’urèthre. Les artères viennent de la honteuse interne. Les veines vont aux plexus vésicaux, aux veines honteuses internes, et communiquent avec les veines hémorrhoïdales et obturatrices.