‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 2)Chapitre 255 sur 303 · ARTICLE 111 - APPAREIL LACRYMAL · texte numérisé non relu

ARTICLE 111 - APPAREIL LACRYMAL

§ I — Glande lacrymale

Les glandes lacrymales sont des glandes en grappe situées à la partie supérieure et externe de l’orbite.

Chaque glande se compose de deux parties, une partie supérieure ou orbitaire et une partie accessoire ou palpébrale.

La partie orbitaire (fig. 364, K) présente une face supérieure, convexe, logée dans la fossette lacry male de l’orbite, et une face inférieure concave appliquée sur le l'io. 362. — Artères des p.mp éres. releveur, le globe de l’œil et le

droit externe.

La partie palpébrale est placée dans l’épaisseur de la paupière derrière le tendon du releveur ; son bord antérieur répond au sinus conjonctival ; son bord postérieur est uni par des conduits excréteurs à la partie orbitaire.

Les conduits excréteurs, au nombre de trois à cinq (Sappey), rectilignes sans anastomoses les uns avec les autres, s’ouvrent suivant une ligne courbe à concavité inférieure dans la partie externe du sinus conjonctival supérieur. Ceux de la partie palpébrale s’ouvrent en partie dans les précédents, en partie par des orifices distincts (Béraud).

§ II — 'Voies lacrymales (fig. 364)

1“ Conduits lacrymaux — Ils

Fia. 363 - Face postérieure des paupières ; yont des points lacrymaux à la paroi exgiande lacrymale. terne du sac lacaymal.

Iscs points lacrymaux, situés au sommet de la papille lacrymale, sont des orifices circulaires, élastiques, de 0™“',25 pour le supérieur; l’inférieur est un

L’appareil lacrymal comprend la glande lacrymale avec ses conduits excréteurs, et les voies lacrymales composées elles-mêmes des conduits lacrymaux, du sac lacrymal et du canal nasal.

PARTIES ACCESSOIRES DE l’aPPAREIE DE DA VISION 909

peu plus large. Le point lacrymal supérieur se place un peu en dedans de l’intérieur dans le rapprochement des paupières.

Aux points lacrymaux fait suite une petite ampoule piriforme creusée dans la papille et dont le sommet est au point lacrymal. De la base et de la partie interne de cette ampoule partent les conduits lacrymaux, qui se dirigent en dedans, le long du bord du lac lacrymal, en arrière du tendon de l’orbiculaire,

et tantôt s’unissent en un seul conduit, qui s’ouvre dans le sac lacrymal à la réunion de son quart supérieur et de ses trois quarts inférieurs, tantôt s’ou ■ vrent isolément dans le sac (Huschke, Merkel).

Les conduits lacrymaux ont une longueur de 0™ , 007 à 0™ , 008 sur un diamètre de O™"», 5. Leur muqueuse, très mince, est tapissée par un épithélium pavimenteux stratifié, et entourée par les fibres de la partie ciliaire de l’orbieulaire,

2“ Sac lacrymal (fig. 364, P) — Le sac lacrymal, situé dans la gouttière laci’ymale de l’orbite forme un cylindre aplati transversalement de 0™ ,011 à 0™ ,013 de hauteur, pour un calibre maximum de 0'" ,007, dans le sens antéropostérieur, 0™ ,004 dans le sens transversal. Il so rétrécit à sa jonction avec le canal nasal.

Sa paroi poster o-interne est constituée par la gouttière lacrymale; sa paroi

(‘) A. Glole oculaire. — B, C. Partie interne de la conjonctive palpébrale. — D, Ë, P, Tendons des muscles droits. — G. Tendon du grand oblitjue. — H. Vaisseaux et nerfs sus-orbitaires. — I. Aponévrose oculaire. — K. Glande lacrymale. — L. Tendon direct de Torbiculaire. — M. Caroncule lacrymale. — N. Ampoule et canal lacrymal supérieur. — O. Canal lacrymal inférieur. — P. Sac lacrymal. — Q. Ouverture inférieure du canal nasal. — R. Cornet moyen. — S. Cornet inférieur. — T. Sinus maxillaire ouvert. — U. Vaisseaux et nerf sous-orbitaires. — (D'après Benjamin Anger).

ORGANES Î)ES SENS

antéro-externe, par une lame fibreuse insérée aux deux lèvres de cette gouttière et soudée en avant au ligament palpébral interne, en arrière au tendon réfléchi de l’orbiculaire.

Il est tapissé par une muqueuse blanc rosé, recouverte d’un épithélium vibratile. Sa paroi externe présente l’orifice commun des conduits lacrymaux ; on trouve quelquefois au dessus un repli semi-lunaire, valvule de Rosenmüller. Une valvule, non constante, valvule de Béraud, le sépare du canal nasal.

3° Canal nasal (fig. 364). — Le canal nasal va du sac lacrymal au méat inférieur. Tantôt il n’a guère plus de longueur que le canal nasal osseux (voy. p, 69) et a alors 0™, 012 à 0™, 015 ; tantôt il se prolonge au-dessous de lui et peut atteindre jusqu’à O"", 020. Son calibre , à peu près cylindrique, un peu comprimé transversalement, est de O", 003 en moyenne; à sa partie inférieure il se rétrécit et ses parois s’accolent. Sa direction est verticale avec une légère courbure dont la concavité est postérieure et interne.

Son orifice inférieur s’ouvre dans le méat inférieur à l’union do son quart antérieur et de ses trois quarts postérieurs ; cette ouverture se fait tantôt au sommet du méat, tantôt plus ou moins bas sur sa paroi externe, et est d’autant plus étroite qu’elle descend plus bas. Elle constitue, soit un orifice circulaire à bords minces, soit une fente quelquefois à peine visible, verticale ou transversale, que limite un repli de la muqueuse, mais jamais une véritable valvule.

La muqueuse du canal nasal est tapissée par un épithélium vibratile et doublée à l'intérieur d’une membrane fibreuse, continuation du périoste et de la tunique fibreuse du sac lacrymal ; elle offre souvent à la paroi interne du canal un repli valvulaire. Dans la partie inférieure, purement membraneuse du canal, l’épithélium est pavimenteux, stratifié ffaitqui n’a pu cependant être constaté par Robin et Cadiat), et la couche fibreuse transformée en tissu caverneux, qui, dans l’état normal, accole les parois du canal (Henle). La muqueuse du canal et du sac contient quelques petites glandes en grappe.

4" Partie ciliaire de V orhiculaire et muscle de Horner. — Le bord libre des paupii'res est longé par un faisceau mince situé en avant des racines des cils et allant de la crête lacrymale de l’unguis et du ligament palpébral interne (tendon direct de l’orbiculaire) au ligament palpébral externe. Une partie de ces fibres n’arrivent pas jusqu’à ce ligament et se terminent à la peau du bord libre de la paupière. La partie de ces fibres attachée à la crête lacrymale de l’unguis, et adhérente à la partie réfléchie du ligament palpébral interne (tendon réfléchi de l’orbiculaire), a reçu le nom de muscle de Horner.

L'action de ces fibres musculaires est douteuse. Pour les uns, le muscle de Horner dilate, pour d’autres, il rétrécit le sac. La marche des larmes dans les voies lacrymales est du reste loin d’être expliquée suffisamment.

Vaisseaux et nerfs de l'appareil lacrymal. — 1“ Glande lacrymale, — Iæs artères viennent de la branche lacrymale de l’ophtbalmique et par quelques rameaux de la méningée moyenne. Les veines vont à la veine ophthalmique. Les nerfs viennent de la branche lacrymale de l’ophthalmique et du rameau orbitaire du maxillaire supérieur.

2» Voies lacrymales . — Les artères viennent des palpébrales et des artères des fosses nasales ; le sac reçoit une branche spéciale d’une des artères musculah'es de l’ophthalmique. Les veines suivent les artères.

OREILLE EXTERNE

DEUXIÈME SECïIOxN

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