RTICLE IV - APPAREIL CIRCULATOIRE
Au point de vue de la circulation, on peut admettre quatre périodes : 1“ l’embryon et ses annexes ne possèdent pas de vaisseaux et ne reçoivent pas de sang ; 2“ première circulation ou circulation de la vésicule ombilicale ; 3“ seconde circulation ou circulation
DÉVELOPPEMENT DES ORGANES EN PARTICULIER
trois types de circulation. Nous étudierons d’abord la première circulation, puis le déloppement du cœur et des vaisseaux et les formes de transition qui en résultent pour pparcil circulatoire, enfin la seconde circulation (fig. 431) et les modifications qu’elle subit à la naissance pour produire la circulation pulmonaire.
§ I. — Première circulation ou circulation de la vésicule ombilicale
La première circulation est extra-embryonnaire et présente ceci de particulier que le cœur forme un tube simple et que l’embryon même ne contient pas de ramifications vasculaires. Elle parait vers le quinzième jour et ne dure que très peu de temps chez l’homme ; à la cinquième semaine elle a déjà presque disparu pour faire place à la circulation placentaire.
De la partie supérieure du cœur, incurvé en S à cette époque, naissent deux altères, les deux premiers arcs aortiques, qui montent d’abord un peu, puis redescendent dans les parois de la cavité céphalo-intestinale en avant des protovertèbres et se réunissent bientôt en un tronc simple, aorte impaire (fig. 431).
Cette aorte impaire, après un très court trajet, donne deux branches parallèles (5), artères vertébrales postérieures ou aortes primitives, qui marchent jusqu’à l'extrémité caudale de l’embryon de chaque côté do la corde dorsale. Ces artères donnent chacune quatre ou cinq branches, artères omqohalo-mésentériques (6), qui sortent de l'embryon sans s’y distribuer et se rendent dans l'aire germinative, où elles forment, avec la terminaison des deux artères vertébrales postérieures qui sortent aussi de l'embryon, un réseau serré superficiel. Ce réseau vient aboutir à un réseau veineux à mailles larges, limité par une veine, veine ou sinus terminal (1), qui occupe toute la périphérie de l’aire germinative, sauf nu niveau de la partie céphalique de l’embryon. Là elle se i ecourbe (2) vers la tête de l’embryon, se réunit à une autre veine (3) provenant de la partie caudale du l’éseau veineux pour former la veine omphalo-méscntérique, qui se jette dans l’extrémité inférieure du cœur avec celle du côté opposé. On peut voir par la figure que la partie moyenne antérieure de l'aire germinative ne reçoit pas du tout de vaissearrx, et que la partie moyenne postérieure ne possède que des artères. Le r éseau vasculaii-e, d’abord limité à l'aire germinative, s'étend bientôt do plus en plus et couvre alors toute la surface de la vésicule ombilicale, pour s'atrophier ensuite et ilisparaîtie avec cette vésicttle.
§ II — Cœur et vaisseaux
[.es recherches de Dareste, Hensen, Kolliker, ont montré que le cœur se développe pr imitivement par deux moitiés symétriques qui s’unissent sur’ la ligne médiane. Cette phase, méconnue par les observateurs antérieur’s, a été décrite p. 96'7. Bientôt les deux ondr’oits plus foncés qui formaient, comme on l’a vu, les ébauches des deux moitiés du cœur', deviennent pltrs distinctes et mieux délimitées ; elles font en même temps une saillie eu forme d'anse dans laquelle on distingue déjà une partie moyenne fusiforme, nrre partie postérieure qui reçoit la veine omphalo-mésentér’ique, une partie antcr'ieur c (|ui se r ecourbe en dedans et se conliuttera avec l’aorte (bulbe artériel ou aonique). lies deux brilbes aortiques se r'appr’ochent de phts en plus et au neuvième jour (lapin) la soudure des deux moitiés du cœur est complète et ne laisse plus de traces
A ce moment le cœur représente un tube contenu dans la cavité cardiaque. 11 e.st rectiligne et reçoit par son extrémité inférieure le tronc commun des deux veines oraphalo-mésentériques et émet par son extrémité supér’ieure les deux ar cs aortiques. 11 présente déjà des pulsations avant même qu’il communique avec les vaisseaux, pulsations d’abord très lentes et irrégulières, qui se régularisent plus tard , lorsque la communication du cœur et des vaisseaux s’est faite, et atteignent chez le poulet quarante par minute.