‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 2)Chapitre 45 sur 303 · ARTICULATION DE LA COLONNE VERTÉBRALE · texte numérisé non relu

ARTICULATION DE LA COLONNE VERTÉBRALE

inum ; c’est cette position intermédiaire qu’on appelle position moyenne des articulations; c’est celle dans laquelle les ligaments et toutes les parties ambiantes sont dans le plus grand relâchement possible, et dans laquelle nous éprouvons le moins de fatigue ; c’est celle que nous prenons instinctivement peudant le sommeil ; celle enfin que prennent les membres lorsque les liquides pathologiques viennent à remplir et à distendre la cavité articulaire.

Il faut distinguer dans le mouvement d’une articulation le mouvement de la surface articulaire et le mouvement de l’os lui-même qui supporte cette surface. 11 peut se faire que ces deux mouvements soient différents et que, par exemple, à un mouvement de rotation de la première corresponde un mouvement angulaire du second (ex.: flexion du fémur sur le bassin). Ceci arrive pour les os dans lesquels la partie csseuse qui supporte la surface articulaire n’est pas dans l’axe même de l’os, mais fait un angle avec lui ; le fémur ou offre l’exemple le plus remarquable ; il forme avec son col qui supporte la tête du fémur un levier coudé, grâce auquel les mouvements de rotation de la tête peuvent se transformer en mouvements angulaires de l’extrémité inférieure du fémur et vice versa.

Dans les mouvements qui se passent entre deux os, le plus souvent un des os est habituellement fixe, l’autre mobile ; mais les rôles peuvent être intervertis et l’os fixe peut dans certaines conditions devenir à son tour mobile sur l’autre ; tel est l’humérus qui se meut sur le cubitus dans l’exercice du trapèze. Ceci, du reste, ne change rien au mécanisme articulaire.

Dans certaines régions, comme dans le pied, le poignet, il s’accumule un grand nombre d’articulations dont les mouvements partiels amènent des mouvements de totalité du segment correspondant du membre. Ces mouvements partiels des articulations ayant toujours une très faible excursion et se perdant dans les mouvements d'ensemble, sont quelquefois très difficiles à analyser, tandis que pour de grandes articulations indépendantes, comme la hanche, l’analyse du mécanisme articulaire est beaucoup plus simple.

Le tableau ci-après (voir p. 126) résume les classes et les genres d’articulations.

DEUXIÈME SECTION

Préparation. — Choisir un sujet maigre, un peu infiltré, à charpente osseuse développée. Enlever peu à peu les parties molles qui entourent l'articulation en conservant les tendons des muscles qui s’attachent dans le voisinage; respecter les ligaments et redoubler il'uttention quand on approche de la synoviale et surtout des prolongements qu’elle envoie dans les parties ambiantes. Pour cela, il sera utile de l’insuffier au moyeu d’uii tube effilé introduit obliquement à travers ses parois, ou mieux au moyen d’un tube à robinet qu’on iniroduil à frottement dans un trou percé sur une des surfaces articulaires. Faire des coupes dans différentes directions pour bien voir l’épaisseur du cartilage articulaire et la forme des surfaces. Ces coupes, quand elles sont faites sur des membres congelés, peuvent porter sur des articulations entières (os et parties molles); elles ont alors l’avantage de conserver parfaitement les surfaces articulaires dans les différentes positions qu’on a données à l’articidation. Chercher par les procédés indiqués plus haut (V. p. 123) les axes et les plans de rotation et l’excursion des mouvements. Ces préceptes généraux peuvent s’appliquer à toutes les arti-

GHAPITRE PREMIER

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