DE LA
ARTIIROLOGIE
articulaires, du côté interne comme du côté externe; elle est entourée d’un tissu connectif lamelleux et renforcée par les ligaments qui vont de l’atlas et de l’apophjse odontoïde à l'occipital.
b) Articulation de l'atlas et de l’axis. — En même temps que l’atlas tourne autour de l’apophjse odontoïde comme autour d’un pivot, il glisse sur les facettes supérieures du corps de l’axis. Cette articulation se divise donc en deux articulations secondaires: l’articulation atloïdo-odontoïdienne, l’articulation atloïdo-axoïdienne.
1“ Articulation atloïdo-odontoïdienne. — L’apophyse odontoïde est reçue dans un anneau ostéo -fibreux formé en avant par l’arc antérieure de l’atlas, qui présente une petite facette ovalaire concave, en rapport avec une facette convexe correspondante de l’apophyse odontoïde ; en arrière, cet anneau est formé par un ligament qui divise l’ouvei’ture de l’atlas en deux ouvertui’es secondaires, l’une postérieure, destinée à la moelle, l’autre, antérieure, à l'apophyse odontoïde. C’est le ligament transverse (fig. 35, A 6). Ce ligament, haut de 0'",01 dans son milieu, épais de 0'",002, s’insère de chaque côté en dedans des masses latérales de l’atlas ; sa face antérieure concave se moule sur la face postérieure de l’apophyse odontoïde et a la forme d’un demientonnoir, dont le bord inférieur, semi-circulaire, étrangle le col de la dent. De ses bords supérieur et inféi’ieur partent deux ligaments verticaux faibles, qui lui ont fait donner le nom de ligament croisé ; la branche supérieure (7) va au bord antérieur du trou occipital, en se confondant avec la continuation du ligament vertébral postérieur ; la branche inférieure (8) va à la face postérieure de l’axis. Les deux facettes de l’apophyse odontoïde, celle de l’atlas et la face antérieure du ligament transverse sont encroûtées de cartilage.
Deux synovialés facilitent le glissement : l’une, antérieure, entre l’arc antérieur de l’atlas et l’apophyse odontoïde ; l’autre, •postérieure, enti'c le ligament transverse et l’apophyse odontoïde; celle-ci présente trois culs-de-sac : un supérieur, qui se prolonge sous la branche supérieui'e du ligament trans verse, deux latéraux, qui embrassent les parties latéralès de l’apophyse odontoïde. Quelquefois il y a communication de ces deux synoviales.
2“ Articulation atloïde-axoïdiennc. — Les surfaces articulaires (masses latérales de l’atlas et facettes articulaires supérieures de l’axis) offrent umconfiguration spéciale, très importante au point de vue des mouvements do rotation de la tête ; mais cette configuration ne se voit bien que sur les surfaces fraîches encore recouvertes de leur cartilage, et disparait en partie sur les os secs. Les facettes articulaires de l’axis présentent une crête transversale saillante qui leur donne une forme eu dos d’âne et sépare chaque facette en deux parties légèrement convexes, l’une antérieure, l’autre postérieure. Du côté de l’atlas on trouve aussi une crête transvei’sale analogue qui divise chaque facette en deux parties légèrement concaves, l’une antérieure, l’autre postérieure. D’est donc une diarthrose discordante.
La synoviale est très lâche, riche en prolongements synoviaux et entourée partout de substance molle cellulo-graisseuse; elle communique quelquefois avec la synoviale altoïdo-odontoïdienne.
— 6) Branche supérieure du lifeMlnelit croisé, - 7)Sa l)rauche inférieure. - S) Ligament suspenscur de la dent; son faisceau postérieur. — 9) Son faisceau antérieur. — 10) Petit faisceau rattachant le ligament trausverse au ligament suspenseur. — 11) Masse de tissu cellule-graisseux avec les veines.
- 12) Ligament occipito-atloïdien antérieur. - 1:1) Ligament atloïdo-axo'idien antérieur.
ARTICDLATrONS DE LA COLONNE VERTÉBRALE
B. Articulation À distance ou ligaments de renforcement
a) Ligaments odontoidiens. — Ces ligaments se rendent de l’apophyse odontoïde à l’occipital; ils sont au nombre de trois ; deux latéraux, un médian.
1° Ligaments odontoidiens latéraux (tig. 35, B, 3). — Ce sont deux faisceaux fibreux très forts, qui partent des parties latérales et supérieures de la dent et se portent un peu obliquement en haut et en dehors pour aller se fixer à la partie interne des condyles de l’occipital, plus prés de leur extrémité antérieure ; les faisceaux supérieurs vont sans interruption d’un condyle à l’autre en passant sur le sommet de la dent (ligament transverse occipital de Lauth). Ces ligaments maintiennent très solidement l’apophyse odontoïde.
2“ Ligament odontoïdien moyen ou ligament suspenseur de la dent (2). — Beaucoup plus faible, il se compose do deux faisceaux: l’un antérieur aplati (C, 9), naissant immédiatement au-dessus de la facette atloïdienne de la dent; l’autre postérieur (8), important seulement au point de vue morphologique (voy. développement du rachis), naissant de la partie postérieure du sommet de la dent; tous d’eux s’insèrent en haut, l’un près de l’autre, au bord antérieur du trou occipital.
b) Ligaments occipilo-atloïdiens. — L’arc antérieur et l’arc postérieur de l’atlas sont rattachés aux bords du trou occipital par deux ligaments en forme de membranes servant à fermer la cavité rachidienne à ce niveau. Le postérieur est une simple membrane, qui ne présente rien de particulier. L’antérieur, plus épais, n’est que le commencement du ligament vertébral antérieur.
c) Ligaments atloido-axdidiens. — Des membranes analogues rattachent les deux arcs antérieur et postérieur de l’atlas au corps et à l’arc postérieur de l'axis.
d) Ligaments occipito-axoidiens. — Ils vont du bord antérieur du trou occipital à la partie postérieure du corps de l’axis, et sont recouverts par la partie supérieure du ligament vertébral commun postérieur qu’il faut enlever pour les voir. Ils sont au nombre de trois ; un médian, vertébral, dont une languette, sous le nomdo branche supérieure du ligament croisé, va se fixer au bord supérieur du ligament transverse, et deux latéraux (A, 9), obliques en bas et en dedans; ils se fixent tous trois en bas, à la face postérieure du corps de l’axis.
iVer/V düs articulations vertébrales. — Pour la capsule de l’articulation atloïdooccipitale, ils viennent du premier nerf cervical ; pour les autres capsules articulaires, ils viennent des branches postérieures des nerfs l'achidiens. Les synoviales des articulations des apophyses articulaires cervicales sont assez riches en filets nerveux.