IL
Les diamètres horizontaux antéro-postérieurs varient suivant l'inclinaison du sternum ; ils sont, sur la ligne médiane, quand on les prend dans l’intérieur du thorax :
Au niveau de la fourchette sternale . 0"',045
A la hauteur de l’extrémité sternale de la deuxième côte . 0"',075
A la hauteur de l’extrémité sternale de la troisième côte . 0'n,095
A la hauteur de l’extrémité sternale delà quatrième côte . 0"’,105 ’
.\u niveau du sommet de l’appendice xiphoïde . O®, 115
Sur les côtés on a les diamètres horizontaux suivants, entre l’extrémité sternale des côtes et les points de niveau correspondants de la paroi postérieure :
ARTICULATIONS DD THORAX
Mécanisme du thorax. — Les côtes et les cartilages costaux forment, avec le rachis et le sternum, une sorte de charpente maintenue par l’élasticité même de ses parties composantes dans une certaine position, qu’on peut appeler position d équilibre, et qui correspond à l’état de l’expiration ordinaire non forcée. La cage thoracique peut être tirée de cette position d’équilibre par des puissances musculaires, soit pour augmenter sa capacité (inspiration), soit pour la diminuer (expiration forcée). Dans les deux cas, il se passe dans le thorax des mouvements de deux espèces: 1» des mouvements de torsion permis par l’élasticité des côtes et des cartilages costaux, mouvements moléculaires incalculables répartis dans toute l’étendue des parties élastiques du thorax : 2» des mouvements de glissement, ou mieux des déplacements se faisant dans les articulations costo-vertébrales ou costo-sternales et autour d’axes de rotation parfaitement définis.
Les mouvements articulaires des côtes se font donc soit sous l’influence de puissances actives musculaires, écai'tant le thorax de sa forme naturelle, soit, lorsque celles-ci ont cessé d’agir, sous l’influence de puissances purement élastiques, ramenant le thorax à sa position d’équilibre et à sa forme naturelle.
Les mouvements articulaires des côtés sont de deux espèces : les uns ont pour résultat les variations du diamètre antéro-postérieur, les autres celles des diamètres trans-
l" Augmentation dM diamètre antéro-postérieur. — Cette augmentation se fait par un mouvement d’élévation de l’extrémité antérieure de la côte, écartant par conséquent cette extrémité de la colonne vertébrale. Dans ce mouvement, l’axe de rotation passe par la tête de la côte et par la tubérosité, c’est-à-dire par les deux articulations costo-vertébrales et est tangent au col de la côte ; cet axe est donc dans un plan à peu près horizontal, mais dirigé obliquement en arrière et en dehors et d’autant plus que l’on considère une côte plus inférieure; il en résulte que les axes des mouvements des deux côtes sv'métriques du même arc costal se croisent en formant un angle obtus à sommet antérieur. L’extrémité sternale des côtes étant située plus bas que l’extrémité vertébrale, il résulte de la direction même de l’axe de rotation que le bout sternal de la côte, en se soulevant, tend à s'écarter du plan médian du corps. C’est en effet ce qu'on voit si on fait mouvoir les côtes après avoir enlevé leurs connexions avec le sternum. Les extrémités antérieures des côtes tendent donc à s’écarter l’une de l’autre, et d’autant plus qu’elles sont plus inférieures. Mais leur attache au sternum empêche ce mouvement d’écartement et ne laisse subsister que le soulèvement accompagné d'une torsion de l’arc chondro- costal, qui se courbe comme un ressort et lutte contre leur tendance à l’écartement.
<*) Ces chiffres sont empruntés à l'anatomie topographique de Luschka (Die Anatomie des Menschen. Tubingue, 1862-1863, l^r volume).
ARTIIROLOGIE
Le sternum se trouvant fîsé à l’extrémité antérieure des côtes, il les suit dans leur ascension et par conséquent s’éloigne de la colonne vertébrale, et ce mouvement est plus prononcé à son extrémité inférieure qu’à son extrémité supérieure, à cause de la forte obliquité des côtes inférieures (voy. fig. 40): c'est là ce qu’on a appelé à tort b2scule du, sternum.
2» Augmentation des diamètres transversaux. — Qu’on suppose un instant le sternum immobile comme le rachis ; la côte pourra exécuter un mouvement autour d’un axe antéro-postérieur, passant en avant par l’articulation ohondro-sternale, en arrière par le col de la côte (milieu des deux articulations costo-vertébrale et costo-transvei’saire) ; dans ce mouvement la convexité de la côte ou le point culminant de sa courbure se relève, et s’écarte par conséquent du plan médian du corps; le même mouvement se passant dans la côte symétrique, il y aura augmentation du diamètre transversal pour cet arc costal, et ainsi de suite pour tous les autres.
Supposons maintenant qu'au lieu de se passer isolément, les deux mouvements qui viennent d’être analysés se fassent simultanément et qu’en même temps que le bout sternal de la côte s’élève en l’epoussant le sternum en avant, la convexité de cette côte se porte en haut, on aura un agrandissement simultané des diamètres antéro-postérieurs et des diamètres transverses, et c’est en effet ce qui a lieu dans la respiration.
schématique La diminution des diamètres du thorax se fait par un mécanisme
inverse.
Les vraies côtes et les premières fausses côtes prennent seules une part active à ces mouvements du thorax, et parmi ces côtes toutes n’y entrent pas pour une quantité égale. Ainsi la première côte n’a que le premier mouvement, celui d’élévation de son extrémité antérieure, et ce n’est guère que vers la troisième côte que le mouvement d’agrandissement transversal commence à se manifester. La plus grande somme d’ampliation a lieu au niveau de l’appendice xiphoïde. La grande mobilité des deux dernières côtes libres en avant dans les parois abdominales n’a aucune importance au point de vue des mouvements respiratoires.
Muscles moteurs. — 1» Elévation des côtes (inspirateurs). — Diaphragme, scalèues, intercostaux internes et externes, sur-costaux, sous-costaux (l); accessoiremeat: grand pectoral, petit pectoral, grand dorsal.
2° Abaissement des côtes (expirateurs). — Grand droit de l’abdomen, grand oblique petit oblique, traiisverse, petit dentelé postérieur et inférieur.