I. COUCHE SUPEIIFICIELLE
Les deux muscles de celte couche naissent par une masse charnue, indivise, appelée masse commune (1). Cette masse, située sous l’aponévrose d’insertion du grand dorsal, occupe la gouttière lombo-sacrée et détermine, par sa saillie, la rainure médiane correspondante à la crête épinière. Elle est recouverte par une forte aponévrose, aponévrose de la masse commune, à la face profonde de laquelle elle prend des insertions et qui se prolonge en haut Jusque vers le milieu de la région dorsale sur la face postérieure des deux muscles. Cette apo -
Fig. fô. — Muscles spinaux postérieurs (*).
(*) 1) Masse commune. — 2) Partie de cette aponévrose qui donne naissance au long dorsal. —-3, 4, Long dorsal. — 5) Ses faisceaux externes. ~ 6) Sa terminaison. — 7) Long* épineux du dos. — 8, 9, Sacro-lombaire. — 10) Ses faisceaux de terminaison. — 11 ) Les mêmes, vus le muscle renversé en dehors, — 12) Ses faisceaux de renforcement. — 13) Ses faisceaux de terminaison cervicaux. — 14) Transversaire épineux. — 15) Grand complexus. 16) Petit complexus. — 17) Transversaire du cou. — 18) Intercostaux externes. — 19) Carré des lombes. — 20) Petit oblique de Tabdonien. — 21) Transverse de l’abdomen. — 22) Grand fessier.
MUSCLES DU DOS ET DE LA NUQUE
névrose s’attache à Y épine iliaque postérieure et supérieure, et à la partie voisine delà crête iliaque par un tendon très fort, aux saillies rugueuses de la face postérieure du sacrum correspondant aux apophyses transverses, à la crête sacrée, aux apophyses épineuses des vertèbres lombaires et des dernières vertèbres dorsales, et aux ligaments interépineux. Née de ces insertions, la masse commune se porte en haut et présente bientôt une séparation en deux parties; la partie externe forme le sacro -lombaire, l’interne forme le long dorsal.
1' Sacro-lombaire (fig. 65, s; 9)
Ce muscle, arrivé à la région dorsale, va s’attacher, par une série de faisceaux terminés par des bandelettes aponévrotiques et décroissant de volume de bas eil haut, à la partie externe de l’angle des douze côtes (10), et, au cou, aux tubercules postérieurs des apophyses transverses des cinq dernières vertèbres cervicales, en dehors des insertions du transversaire du cou (13). Ces languettes aponévrotiques, se détachant régulièrement de son bord externe, ont fait comparer ce muscle à une feuille de palmier. Le faisceau de la dernière côte est considérable. Si on renverse le muscle en dehors, après l’avoir isolé du long dorsal, on voit alors (12) se' détacher de la partie interne de l’angle des douze côtes des faisceaux, faisceaux de renforcement du sacro-lombaire, allant se jeter dans la face profonde du muscle, qui, sans eux, serait bien vite épuisé.
On a divisé ce muscle en trois muscles distincts, souvent facilement isola blés : 1° une portion lombaire, s’arrêtant à la septième côte ; 2“ une partie dorsale, allant des six ou sept côtes inférieures au cinq côtes supérieures et aux deux dernières vertèbres cervicales; 3“ une partie cervicale (cervival descendant des auteurs^, allant des cinq ou six premières côtes aux vertèbres cervicales.
2° Long dorsal (fig. 65, 3, 4)
Ce muscle, né de la partie interne de la masse commune, présente trois ordres de faisceaux de terminaison : des faisceaux externes ou costaux, des faisceaux moyens ou transversaires et des faisceaux internes ou épineux,
1“ Les faisceaux de terminaison externes. Visibles seulement après le renversement en dehors du sacro -lombaire (5), s’attachent par des languettes aponévrotiques minces aux apophyses costiformes des vertèbres lombaires et aux douze côtes en dehors de la tubérosité costale.
2“ hes faisceaux de terminaison moyens ou transversaires, qu’on ne peut voir qu’après avoir renversé le long dorsal en dehors et séparé ce muscle de ses connexions avec les faisceaux internes, s’attachent par une série de languettes aux tubercules apophysaires des vertèbres lombaires et aux apophyses transverses des vertèbres dorsales (flg. 63, 14).
3'’Les faisceaux internes ou épineux, décrits par beaucoup d’auteurs comme un muscle distinct, sous le nom de long épineux du dos, se composent de faisceaux allant des apophyses épineuses lombaires aux apophyses épineuses dorsales (fig. 65, 7), ces faisceaux, très variables en nombre et qui semblent se détacher du bord interne du long dorsal, remontent quelquefois jusqu’à la première vertèbre dorsale et descendent jusqu’à la deuxième vertèbre sacrée.
MYOLOGIE
II. COUCHE PROFONDE Traniversalre épineux (fig.65, 14; fig 64, 5)
Ce muscle, très compliqué, se compose de faisceaux multiples qui occupent les gouttières vertébrales depuis l’axis jusqu’à la partie inférieure du sacrum : Ces faisceaux sont d’autant plus courts et se rapprochent d’autant plus de l’ho rizontale qu’ils sont plus profonds, de façon qu’on peut diviser ce muscle en trois couches ou plans, un superficiel, transversaire épineux proprement dit ; un moyen, muscle complique de l’épine ; un profond, muscles rotateurs des vertèbres.
1“ Transversaire épineux, — Ses faisceaux, obliques en haut et en dedans, vont des apop/ii/.tes transverses des dour,e vertèbres dorsales amu apophyses épineuses des cinq premières dorsales et des cinq dernières cervicales ; il manque dans les régions lombaire et sacrée.
3“ Muscle compliqué de l'épine (multifidus). — 11 s’étend depuis l’axis jusqu’à la partie inférieure de la gouttière sacrée ; il se compose de faisceaux obliques naissant en dehors de la face postérieure du sacrum et du ligament sacro-iliaque postérieur, des tubercules apophysaires des vertèbres lombaires, des a^mphyses transverses des vertèbres dorsales et des tubercules des apophyses articulaires des vertèbres cervicales. En dedans, ils s’attachent au bord inférieur et à la pointe des apophyses épineuses depuis la cinquième vertèbre lombaire jusqu’à l’axis. Les faisceaux superficiels plus longs couvrent ti'ois vertèbres.
3“ Muscles rotateurs des vertèbres. — Ces muscles qui vont d’une vertèbre à l’autre, n’existent qu’à la région dorsale. Les uns, rotateurs longs, s’attachent au bord supérieur de l'apophyse transverse de la vertèbre inférieure, et à la partie latérale de la racine de l’apophyse épineuse de la vertèbre supérieure ; les autres, rotateurs courts, presque horizontaux, quadrangulaires, s’insèrent au bord supérieur de l’apophyse transverse de la vertèbre inférieure et au bord inférieur de l’arc vertébral, situé immédiatement au-dessus.