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Centre phrénique

Ce centre, d’où les fibres musculaires rayonnent vers tous les points de l'ouverture inférieure du thorax, a la forme d’un triangle à angles arrondis et à base tournée en arrière, et présente trois lobes ou folioles (ce qui l’a fait comparer à une feuille de trèfle, trèfle aponévrotique) ; le lobe antérieur ou

moyen (fig. 73, 6), court et large, est un peu incliné à gauche ; le gauche (7) est le plus petit ; le droit (8) est plus large et souvent aussi plus long. Entre le lobe droit et le lobe moyen est une ouverture aponévrotique quadrangulaire ou arrondie (10) pour le passage de la veine cave inférieure ; des adhérences fibreuses rattachent les parois de la veine aux bords de cet orifice. Le centre phrénique se compose de fibres antéro-postérieures disposées en éventail, croisées par d’autres fibres transversales curvilignes, très visibles surtout autour de l’orifice de la veine cave.

2' Partie musculaire ou périphérique

On peut diviser les fibres musculaires allant de l’ouverture thoracique infé-

(*) 1, 2) Diaphragme ; fibres charnues s’irradiant des piliers. — 3) Piliers. — 4) Arcade du psoas. — 5) Ligament cintré. — 6) Lobe moyen du centre phrénique. — 7) Lobe gauche. — 8) Lobe droit. — 9) Fibres arciformes. — 10) Ouverture de la veine cave inférieure. — 11) Veine cave inférieure. — 12) Ouverture œsophagienne. — 13) Ouverture aortique. — 14, 15) Ouverture accessoire du côté gauche pour la veine semi-azygos et les nerfs splanchniques. — 16) Ouverture pour le passage de la veine azygos et des nerfs splanchniques du côté droit. — 17) Psoas. — 18) Carré des lombes. — 19) Muscles spinaux postérieurs.

MOSCLES EU THORAX 237

ricure à la périphérie du centre phrénique, en fibres vertébrales, fibres ster nales et fibres costales.

A. Fibres vertébrales. — Ces fibres naissent : 1" du corps des troisième et quatrième vertèbres lombaires (piliers du diaphragme) ; 2® de deux arcades aponévrotiques sous lesquelles passent le psoas et le carré des lombes.

a) Piliers du diaphragme (3). — Ces piliers, au nombre de deux, naissent par des fibres tendineuses continues au ligament vertébral antérieur de la face antérieure du corps des troisième et quatrième vertèbres lombaires (fig. 16, K) ; le droit, plus rapproché de la ligne médiane, est aussi plus long et plus épais ; chacun d’eux présente deux faces latérales et un bord antérieur saillant. A la hauteur du disque intervertébral de la douzième dorsale et de la première lombaire, les fibres internes restées tendineuses des deux piliers se réunissent et circonscrivent ainsi un orifice elliptique aponévrotique, orifice aortique (13), par lequel passent l’aorte et le canal thoracique. Les fibres musculaires continuent leur trajet, puis plus haut elles s’entre-croisent et limitent ainsi une nouvelle ouverture à bords musculaires, qui laisse passer l’œsophage et les nerfs pneumogastriques (12). En dehors des piliers se trouvent souvent un petit faisceau, pilier accessoire, variable comme disposition et naissant de la partie latérale de la deuxième vertèbre lombaire ; entre lui et la face externe du pilier principal de son côté se trouve une fente allongée, quelquefois double (14, 15, 16), où passent les grands et souvent les petits nerfs splanchniques et les veines azygos à droite et semi-azygos à gauche. Le grand sympathique passe en dehors du pilier accessoire dans une ouverture distincte.

b) Arcades du diaphragme . — De la partie externe du corps de la première vertèbre lombaire et de la première arcade aponévrotique d’insertion du psoas part un tendon aplati, qui passe en avant du psoas et va se fixer, en s’enfonçant entre le bord externe du psoas et le carré des lombes, au bord supérieur de la racine de l’apophyse transverse de la première vertèbre lombaire (4). De ce point part une deuxième arcade, ligament cintré du diaphragme (5), qui est tendue sur le carré des lombes, s’unit à son tendon, et va se fixer à l'extrémité de la douzième côte. De ces doux arcades partent des fibres charnues, qui vont s’attacher aux bords postérieurs des lobes latéraux du centre phrénique.

B. Fibres sternalesI — Elles forment un faisceau aplati, large de 0"’,02 (fig. 72, 10), qui naît de la face interne de l’apophyse xipho'ide ; ses bords circonscrivent, avec les fibres costales antérieures, deux fentes où passent les vaisseaux mammaires internes ; la fente droite est recouverte par la plèvre.

G. Fibres costales. — Les insertions costales se font à la face interne des six dernières côtes (septième, huitième et neuvième cartilages costaux, et huitième, neuvième, dixième, onzième et douzième côtes), par six digitations ; les trois premières s’entre-croisent sans se continuer (fig. 72, 9) avec celles du transverse : les trois dernières se continuent avec elles. En outre, près de l’extrémité antérieure des quatre derniers espaces intercostaux se trouvent des arcs tendineux, dont la convexité est tournée vers le rachis et qui donnent aussi naissance aux fibres charnues. Entre les fibres costales les plus posté rieures et les fibres naissant du ligament cintré se voit un espace triangulaire par lequel apparaît la plèvre.

Rapports, — Sa face concave, tapissée par le péritoine, recouvre à droite le

MYOLOGIE

foie, à gauche la rate et la grosse tubérosité de l’estomac ; en arrière sa partie vertébrale répond au pancréas, à la troisième portion du duodénum, aux reins. Sa face convexe est recouverte au niveau du centre phrénique par le péricarde, qui y adhère, et dans tout le reste de son étendue par la plèvre pariétale, sauf au-dessous du cul-de-sac pleural, où ses fibres costales sont immédiatement en contact avec la paroi thoracique. Des faisceaux fibreux rattachent le centre phrénique à la racine des poumons (ligaments supérieurs du diaphragme) .

Nerfs. — Il est innervé par le nerf phrénique et reçoit, en outre, quelques filets très fins des six derniers nerfs intercostaux (Luscbka).

Action. — C’est le muscle inspirateur par excellence. Par sa contraction, ses courbures s’aplanissent et il subit un abaissement total, peu marqué pour le centre phrénique, qui correspond au péricarde et au cœur, très marqué au contraire pour les parties latérales, qui correspondent aux poumons ; cet abaissement agrandit le diamètre vertical du thorax. En outre, les fibres costales, prenant leur point d’appui sur le centre phrénique fixé par ses adhérences au péricarde et par la résistance des viscères abdominaux, élèvent les six dernières côtes, et comme ces côtes ne peuvent s’élever qu’en se portant en même temps en dehors, il y a agrandissement des diamètres transversaux du thorax. Du reste, la cavité abdominale a la forme d’un ovoïde à grand axe vertical, et quand cet ovoïde est bomprimé par la contraction du diaphragme, ses diamètres transversaux augmentent aux dépens du diamètre vertical. Dans ces contractions du diaphi’agme l'ouverture œsophagienne seule peut être rétrécie par les fibres musculaire qui en. constituent les bords.

Le muscle grand pectoral est recouvert par une aponévrose mince, qui se continue en haut avec l’aponévrose superficielle du cou, en dehors avec celle du deltoïde; en bas et du côté de l’aisselle, l’aponévrose thoracique tapisse le grand dentelé et devient très forte au niveau du creux axillaire, où elle reçoit ime expansion du tendon du gi-and pectoral ; là elle est tendue entre le grand pectoral en avant, le grand dor sal en arrièi’e, le grand dentelé en dedans, l'aponévrose brachiale en dehors et forme la paroi inférieure ou la base de la cavité axillaire.

Au-dëssous du grand pectoral se trouve une autre aponévrose, dont l’épaisseur augmente de dedans en dehors et de bas en haut et qui constitue avec les muscles pectoraux la paroi antérieure du creux axillaire, aponévrose coraco-claviculaire. Elle s’attache en haut à la face inférieure de la clavicule, aux deux bords de gouttière du sousclavier, dont elle forme la gaine, au bord interne de l’apophyse coracoïde, à la face externe des cartilages des quatre premières côtes et aux ligaments costo et coraco- claviculaires ; de là elle descend au-dessus des vaisseaux et des nerfs de l’aisselle et, ai-rivée au bord supérieur du petit pectoral, se dédouble pour l’engaîner ; au bord inférieur du muscle les deux feuillets se réunissent, descendent derrière le grand pectoral et vont se souder derrière son bord inférieur à l’aponévrose du creux axiUaire, dont ils maintiennent la concavité (ligament suspenseur de Gerdy).

La région coracoïdienne de l’aisselle présente souvent plusieurs bourses séreuses non constantes, en rapport soit avec l’aponévrose caraco-claviculaire, soit avec le tendon du petit pectoral, ou situées dans l'angle formé par les ligaments coraco-claviculaires (Gruber).

La face interne de la cage thoracique est tapissée par une aponévrose, aponévrose endo-thoraciqve, qui recouvre les parois costales, le diaphragme et le triangnleiire du sternum : elle ne présente une certaine épaisseur qu’au niveau des vaisseaux mammaii’es internes.

MUSCLES DU COD

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