Pouce, vu du eûté externe
ces insertions , ses fibres se divisent en deux faisceaux : 4° celles du faisceau externe, plus considérables , se rendent en partie à un tendon qui s'attache à l'os sésamoïide externe, en partie au tendon du court ahducteur et se con fondent avec la partie externe et postérieure de la capsule articulaire métarpo-phalangienne; 2 les fibres du faisceau interne, confondues en partie
2e celles du court adducteur, se rendent à l'os sésamoïde interne (°
Nerfs. — I est innervé par le nerf médian.
3e Opponant du pouce ou trapézo-métacarpien (Fig. 8, 9).
Ce muscle, triangulaire , situé en dehors du précédent, attache en haut à la partie antérieure du trapèze (Fig. 22, D), en dehors de la gouttière du grand palmaire, à la partie antérieure du ligament annulaire du carpe, par une série de petit faisceaux tendineux superficiels et par des charnues,, el plus profondément à la partie antérieure de la capsule articulaire trapézo= métacarpienne. De là ses fibres se portent au bord externe et à la partie vo de la face antérieure du premier mélacarpien (Fig. 22, D).
* Ges fibres sont réunies par beaucoup d'auteurs au court alucteur du pouce.
Rapports. — Couvert par le court abducteur, dont le sépare une lamelle aponévrotique mince, il est logé dans une excavation profonde, triangulaire , circonserite par le court fléchisseur, le métacarpien et le Lrapèze, el qui se voit bien après l'ablation du muscle,
Nerfs. — H est innervé par le nerf médian.
A Court addueteur du pouce où métaenrpo-phalnnglen (Fig 87, 4).
Ce muscle, triangulaire, remplit la moitié externe du creux palmaire. 11 s'attache en dedans aux fibres ligamenteuses qui tapissent le fond de la gouttière du carpè, au grand os, à la partie antérieure du troisième métacarpien dans
Fig. 87. — Muscles de lu main; couche profonde (*).
toute sa longueur (Fig. 2, E), à la partie supérieure du deuxième métacarpien, au-dessous de l'insertion du grand palmaire, et enfin, par ses fibre les plus inférieures, au ligament transverse du métacarpe, en arrière de la
298 MYOLOGIE.
ses fibres se ramas-
gaine des fléchisseurs du mé Sent et donnent naissance à un tendon , qui s'insère à l'os sésamoïde interne et
la tubérosité interne et supérieure de la première phalange du pouce (Fig. 22, E‘); de ce tendon part une aponévrose, qui se porte au bord interne du tendon du long extenseur du pouce, Il recouvre les interosseux du prerr el du deuxième espace.
s et de l'annulaire (1). De
Le nerf eubital.
rfs. — Ti est innervé pa
LT DE L'ËM
LENGE HYPOTI
an.
Ils sont au nombre de trois, et correspondent comme dispos insertions aux trois muscles du groupe externe de l’éminence thénar ; ce sont : Y'abducteur du petit doigt, le court fléchisseur et l'opposant.
1° Abducteur du
1e dotgt ou pisiphalangien (Fig. 5, 5)
Ce muscle, allongé, fusiforme , s spotrénar, s'insès
à la partie superficielle et interne de en haut au pisiforme (Fig. 2, C) ét au ligament s il s'attache à le partie supérieure et interne de la phalange (Fig. 22, €), par un tendon mince, qui fournit une expan- Sion à la capsule métacarpo-phalangienne et une autre au tendon de l'extendu petit doigt.
= I est innervé par le nerf eubital.
2° Court féchisseur di
Me doigt ou une
langien (Fig. 85, 0).
Ce petit muscle, allongé, manquant souvent, situé en dehors du précédent , s'attache en haut à la pa eure du ligament annulaire du carpe et à l'apophyse de l'os erochu (Fig. 22, F); en bas il se fixe à la partie interne de la nremière phalange, au-dessous du précédent (Fig. 22, F), par un tendon aplati.
Rapports. — Entre ses insertions supérieures el celles de l'abdneteur s’enfoncent les branches profondes du nerf eubital et de l'artère. Ts sont séparés de opposant par une lune mince celluleusi
Nerfs. —H est innervé par le nerf eubital.
» Opposant du pe:
tolgt où unel-métacarpl
Ce muscle, triangulaire, situé au-dessous des précéden à l'apophyse de l'os crochu dessous du court fléchisseur au ligament annulaire du earpe par une aponévrose mi € presque toute la face antérieure du. mu sérer au bord interne du cinquième métacarpien et à la partie voisine de sa face antérieure (Fig. 22, ().
Nerfs. — 1 est innervé par le nerf eubital.
cou
‘Ces faisceaux, très-développés chez certains sujets, représentent à la main l'analogue de 'adducteur transverse du gros ortei
TL, MUSCLES INTEROSSEUX.
Les muscles interosseux sont situés dans chaque espace interosseux, au nombre de deux par espace, et divisés en dorsaux ot palmaires, Commé il ÿ a quatre espaces interosseux , il devrait y avoir huit muscles interosseux , mais où élimine habituellement le muscle court adducteur du pouce, à cause de ses insertions spéciales, ce qui réduit à sept le chiffre total des interosseux : quatre dorsaux, trois palmaires.
Ces petits muscles vont des faces latérales des métacarpiens à la partie ll rale et supérieure des premières phalanges (voy. Fig. 22 eL93, leurs insertions aux os) ; par leur contraction ils inclinent latéralement ces phalanges, et par suite, portent le doigt correspondant en dedans ou en dehors, :
Les lois suivantes permettront de se reconnaitre facilement dans leurs inserions et dans leur action; ces lois sont basées sur les rappor muscles avec l'axe de la main passant par le médius et acarpien (roy. Fig. 88).
A9 LOL D'ACTION DES INTENOSSEU interosseux dorsauæ sont abducteurs par rapport à l'axe de la main, c'est.
qu'ils éloignent le doigt correspondant de cet axe; les interosseur pabnaires sont adducteurs.
2 LOI D'INSERTION DES INTEROSSEUX. — Les interosseuc dorsaux s'insèrent : 1° en haut, aux faces latérales des deux métacarpiens de l'espace qu'ils occupent, savoir : à toute la face latérale dut métacarpien supportant le doigt qu'ils sont, destimouvoir, et à la moilié postérieure
de la face latérale du métacarpien opposé pig, m6, — mures interosseur; du même espace ; 2 en bas, au côté de la figure schématique (). première phalange le plus éloigné de l'axe
de la main. — Les interosseur pabmaires s’attachent : 4 en haut, à la moitié antérieure de la face latérale du métacarpien qui supporte le doigt qu'ils s destinés à mouvoir, par conséquent & x seul métucarpien ; ® en bas, au côté de la première phalange le plus rapproché de l'axe de la main.
Il en résulte les conséquences suivantes : 4e les interosseux dorsaux sont plus volumineux ; seuls visibles à la face dorsale de la main, ils sont encore
sibles à la face palmaire, à côté des interosseux palmaires; leur insertion supérieure se fait toujours par deux chefs entre lesquels s'engagent les artères perforantes; le médius, ne pouvant subir que des mouvements par lesquels il est écarté de l'axe de la main, a deux interosseux dorsaux et pas d'interosseux palmaire (voy. Fig. 88); l'index et l'annulaire ont chacun un interosseux dorsal et un interosseux palmaire; le petit doigt n’a qu'un
Ces muscles porteut le nom de premier, deuxième, troisi interosseux dorsal, et de premi
, quatrième r, deuxième, troisième interosseux palmaire ,
12) Les lignes pleines indiquent les intraneux dora.
lignes pe
abus es iteronseu palmaires
300 MYOLOGIE.
en complant du pouce vers le petit doigt. Les insertions supérieures se font par des fibres musculaires; les insertions inférieures se font, par un tendon aplati, à la partie latérale de la base des premières phalanges, suivant une ligne trans ce lendon contracte des adhérences avec la capsule de l'articulation méacarpo-phalangienne el envoie une expansion fibreuse triangul au bord correspondant du tendon de l'extenseur, expansion dont une partie se
ÿ a lieu, avec l'expansion d'un muscle lombrical; en outre, un faisceau (Fig. 89, €) va s'attacher à la phalangelte en se confondant avec les languettes latérales du tendon de l'extens
dr commun.
Fix. #9. — Doigl annulaire de la main droile el son interosseuz abducteur (*).
Un seul de ces museles mérite une menti le passage de ale entre ses deux fai asertion : c'est le premier interosseux dorsal; c'est Ini qui fornie la saillie oblongue, visible sur le dos de la main au côté externe du métacarpien de l'index. La présence de cette saillie est du reste le meilleur moyen de retronver immédiatement les deux formules de l'action et de l'insertion des interosseux.
le nerf eubital.
re par son volume et
artère
Mouvements des dotgts.
11 faut langes et des doigts, el les mouvements associés de plusieurs doigts. Chacune des plalanges a son extenseur et son féchisseur propre. Les fléchi
iguer dans les mouvements des doigts les mouvements isolés des pha-
eurs sont: pour la troisième phalange, le fléchisseur profond; pour la deuxième, le féchisseur superficiel; pour la première, les interosseux et les lombrieaux. Les exfenseurs sont pour la troisième et Ja deuxième phalange les interosseux et les lom- Lricaux ; pour la première l'estenseur commun des doigts. Les fléchisseurs et extenseurs n'agissent que conditionnellement et accessoirement ; les premiers sur les premières phalanges , les seconds sur les deuxiè troisièmes. Ges mouvements indépendants et isolés des pl particularités: les mouve-
(0) à) Faisceau phalangien de linterowreus. — 4) Attache de fiseene plalangien à l'entrémité supérieure de Ke. — ) False ph iteroweux. — 4) Tendun plalangeien de l'ntérasseux
remière et de Ja deuxième sont tout à fait indépendants les uns des ‘en est pas de même de ceux de la deuxième et de la troisième , qui névitablement. Ces mouvements des phalanges peuvent s'associer sociations nous sont plus familières qu utres, s oit par l'habitude , et sont utilis nuels, le dessin, l'écriture ete. C'est ainsi que les deux mouvem l'acte d'écrire résultent l'un d'une association des mouvements d'extension de la première phalange et de flexion des deux dernières (action simultanée de l'extense commun et des fléchisseurs), l'autre d’une association des mouvements de flex la première phalange et d'extension des deux dernières (interosseux. et lombricaux). Outre les mouvements de flexion mouvements d'adduction et d'abd à propos de ces muscles. Les fléchisseu point de vue; les premiers pour rapprocher les doigts de les seconds pour les en écarter.
ments de la autres;
t d'extension des doigts, ceux-ci p complis par les interosseux et déjà dé et les extenseurs jouent aussi un rôle an de la main,
L'indépendance des mouvements de flexion et d'extension des différents doigts est loin d'être absolue. Des conditions anatomiques (union des tendons par des brides breuses , absence de séparation des faisceaux musculaires ete.) opposent de grands obstacles à cette indépendance. Gepegdant l'index jouit d’une indépendance presqu complète. 1 y a du reste sous ce rapport de très-grandes variétés individuelles, ducs à des dispositions acquises et surtout à l'exercice. +
Le pouce, outre les mouvements de ses phalanges, en a d'autres dus à la mobilité de l'articulation trapéro-métacarpienne, 1° Les muscles fléchisseurs de ses phalanges sont, pour la deuxième, le long fléchisseur du pouce, pour la première, tous les muscles de l'éminence thénar, sauf l'opposant; 2° les extenseurs sont pour deuxième phalange les mêmes muscles du Chénar (analogues en cela aux interosseux) et de plus le long extenseur du pouce, pour la première les long et court extenseurs, celui-ci très-faiblement. Les mouvements du premier métacarpien se font dans deux sens opposés (flexion et extension d'une part, adduction et abduction de l'antre) et sont effectués par les muscles suivants : 1° l'extension se fait par les long et court extenseurs , avec cette différence d'aetion que le premier porte en même temps le premier métaearpien en dedans et que le second l'écarte de la main. La flexion où l'opposition du pouce a pour agents le groupe externe des muscles du thénar (court
bducteur, court fléchisseur el opposant); 2 l'adduction pure est produite par l'adducteur du pouce, l'abduction par le long abducteur du pou
Les muscles du petit doigt n'ont presque rien de spécial dans leur action, outre action très-faible indiquée par leur nom. Le court abducteur et Le court fléchisseur agissent comme les interosseux, Méchissent la première phalange et étendent les deux dernières. Quant à l'opposant, il porte Le cinquième métacarpien vers l'axe de la main; il ÿ a en effet une ébauche de mouvement d'opposition pour le petit doigt ; mouvement qui se fait sentir jusqu'au quatri
rome» du membr
À: APOXÉVHOSES DE L'ÉPAULE,
Le muscle sous-scapulaire est recouvert par une lamelle mince, qui s'attache aux bords de la fosse sous-scapulaire et qui mérite à peine le nom d'aponévrose. À la partie postérieure de l'omoplate, les aponévroses sont plus fortes el complètent les gaines ostéo-fibreuses du sus-épineux d’une part, du sous-épineux et du petit rond
MYOLOG
Le deltoïde est contenu dans une gaîne aponévrotique, dont le
par la partie sous-deltoïdienne de l'aponévrose sous- Je feuillet superficiel par une lame insérée en haut à'la clavieule , à l'acromion et à l'épine de l'omoplate et se perdant en bas dans l'aponévrgse brachial
. Cette aponévrose , t n arrière, plus mince en avant, est la continuation de l'aponévrose axillaire et des aponévroses de l'épaule, et reçoit en outre des fibres de renforcement des tendons du grand pectoral et du deltoïde. De sa face profonde se détachent deux cloisons intermuscuhires, l'une interne allant au bord interne de l'humérus, l'autre externe à son bord externe. Ces cloisons interceptent avec l'humérus deux gaines, l'une postérieure pour le triceps, l'autre antérieure subdivisée elle-même en deux gaînes secondaires, une superficielle pour le biceps et le coraco-brachial, une profonde pour le brachial antérieur. L'aponévrose brachiale offre trois ouvertures principales : la plus importante, interne, semi-lunaire , située u-dessous du milieu du bras, donne passage à la veine basilique et au nerf cutané interne ; les deux autres sont externes el donnent passage l’une, située au tiers inférieur du bras, à la branche cutanée du nerf radial, l'autre tout à fait en bas, à la branche cutanée du museulo-cut
CG. APONÉVROSE ANTIDRA GI
Cette aponévrose enveloppe tout l'avant-br Fla crête du eubitus, à laquelle s'insérent ses fibres aunulaires et qui est placée sous la peau. Continuation de l'aponévrose brachiale, elle est renforcée par des fibres venant de l'expansion du biceps, du tendon du triceps, de l'épitrochlée et de l'épicondyle. Cette aponévrose, plus 4 attache par sa partie profonde aux muscles
x des cloisons qui circonserivent des cônes creux correspondant à chaque muscle. Des cloisons aponévrotiques plus ou moins prononcées isolent les uns des autres les muscles des trois régions el les muscles superficiels de chaque région; la gaine du palmaire grêle, tout à fait superficielle, mérite une mention spéciale. Quant aux muscles profonds, à la région antérieure ils n'ont pas de gaine spéciale ; à la région externe, Le court supinateur seul en a une; à la région postérieure on en trouve dieux : une pour le long abducteur eLle court extenseur du pouce, l'autre pour le long extenseur du pouce et l'extenseur propre de l'index.
À la partie inférieure de l'avant-bras, l'aponévrose antibrachiale se comporte d’une façon différente en avant et en arrière, En avant, elle se continue avec le ligament annulaire antérieur du carpe. En arrière, elle s'épaissit, se renforce de fibres obliques en bas et en dedans et constitue le ligament annulaire dorsal du carpe. À ce niveau elle contracte, par sa face profonde ou par les cloisons qui en partent, des adhé reñces avec les crêtes osseuses qui limitent les gouttières de l'extrémité inférieure du radius et du eubitus, et forme ainsi avec ces os des canaux ostéo-fibreux, dans les= quels passent les tendons des muscles postérieurs et externes de l'avant-bras qui rendent à la main.