INFORMATION INTÉRIEURE DU GŒUR
VENTRIGULE DROIT, — On a comparé là forme dé sa cavité à une pyramide triangulaire, qui présenterait par conséquent trois faces, une base et un sommet.
Les faces de ce ventricule, sont concaves , sauf la face interne, qui est convexe et formée par la cloison interventriculaire. À peu près lisses dans la parlie la plus ripprochée de la hase, ces faces sont au contraire, dans tout le reste de leur étendue , hérissées dé saillies musculaires très-nombreuses. Ces saillies, connues sous le nom de colonnes charnues du cœur, ont été divisées en
DU CŒUR. ë 361
trois classes; les unes, muscles papillaires, de forme eonoïde, fixées par leur base sur Tes parois du ventricule, se terminent à leur sommet par de petites cordes tendineuses qui vontaboutir à la valvnle tricuspide. Les colonnes de la deuxième class
le, mais en sont détachées dans leur partie médiane ; celles de la troisième e, au contraire, font saillie dans l'intérieur de lu cavité, bien qu'elles soient fixées aux parois par toute leur longueur ; ces dernières sont les pla petites. Les colonnes eharnues de deuxième et trois rires sont très-nom-
adhèrent par leurs deux extrémités aux parois du ven
Fig 08, — Surface interne de oreille et du ventrieute droits (+). Li je, % breuses, surtout vers la pointe du cœur. Celles de premier ordre sont dans le ventrieule droit, au nombre de quatre à cinq, se divisent à leur sommet el foutaissent autant de tendons distincts qu'il ya de di :
{21 4) Orelite dr La vaine cave inéieure,— 3) Votrale d'Ep ar de a grande eine coronaire 8) 28) Aura. — 40 et 1 Va
trndinr = roaogeaat en ut 8 en
le ieupide avec 13) Anère put
C'est par sa base que le ventricule droit communique avec l'oreillette d'une el avec l'artère pulmonaire de l'autre, au moyen de deux ouvertures dis= tinctes.
Orifice auriculo-ventrieulaire. — Sappey a fait fort judicieusement remarquer que cet orifice, loin d'être elliptique, ainsi qu'on l'a dit, est circulaire comme toutes les autres ouvertures cardiaques, et que cette forme particulière n'est due qu'à la déformation et à l'affaissement du cœur à l'état de vacuité
Aux bords de ect orifice est fixé un repli membraneux appelé valvule tri euspide (tres, trois ; euspis, pointe) ou triglochine (sçeie, trois ; auxir, angle). le présenté deux bords et deux fees ; le bord supérieur est fixé au pourtour eau fibro- atriculaire, le bord inférieur est et irréguli ratomistes n'avaient reconnu sur ce bord que trois festons principaux , d'où le nom qu'ils ont donné à cette valvule, En la détachant cireulairement, on voit qu’elle présente quatre angles, dont un plus petit que les autres. Les deux faces de la valvule regardent l'une la cavité, l'autre la paroi du ventricule ; la première est lisse; c'est sur la seconde et sur le bord libro que viennent s’insérer les tendons provenant des colonnes éharnues.
ice pulmonaire. — Tandis que l'ouverture précédente est située en à droite, l'orifice pulmonaire est en avant, à gauche el plus élevé. Plus-petit que le précédent, il en est séparé par une saillie mu: qui affecte la forme d'un roissant à concavité inférieure, Cette sail térieur du sentricule droit, linfandibulum , qui se porte en h pour aboutir à l'orifice pulmon
Cet orifice est circulaire et présente trois valvules connues sous le nom de valvules sigmoïdes ; on les compare à des nids de pigeons; elles présentent deux faces et deux bords, La face supérieure concave est dirigée vers l'artère, la face inférieure convexe vers l'infandibulum. Le bord inférieur ou adhérent est inséré sur l'anneau fibro-cartilagineux de cet orifice; le bord supérieur est libre et contient à sa partie moyenne un petit nodule fibro-cartilagineux, désigné sous le nom de nodule de Morgagni.
aleuse ie limite, à
ut el à gauche
VexrnieuLe caucur, — Les parois de ee ventricule sont beaucoup plus paisses que celles.du précédent; on les évalue à 0,015. Cette € dique une force de propulsion plus grande et en rapport avec la plus grande étendue du chemin à parcourir par le sang. +
On a comparé la forme de ee ventricule à un ovoïde aplati de dehors en dedans. Les faces sont concaves et recouvertes par de nombreuses colonnes char nues des trois classes analogues à celles du ventricule droit. Dans le ventécule gauche il n'existe que deux colonnes de premier ordre on muscles papillaires, naissant l'une sur la face antérieure, l'autre sur la face postérieure. Ces muscles se divisent en faisceaux secondaires, d’où partent un grand nombre de ten dons, allant aux deux moitiés correspondantes de la valvule mitrale,
Orifice auriculo-ventrieulaire gauche. — I est arrondi et muni d'une valvule disposée comme celle du ventricule droit, mais dont le bord libre moins irrégulièrement découpé ne présente que deux valves distinctes, ce qui lui'a
fait donner le nom de bieuspide. On l'a encore comparée à une mitre d'évêque renverséo, d'où lo nom de valvule mitrale dont on se sert habituellement.
Les deux valves de cette valvule sont de dimensions inégales; celle de droite est plus grande et plus longue que celle de gauche. La résistance de la mitral parait plus forte que celle de la tricuspide.
Fig. 105, — Surface interne de l'oreillette et du ventricule ganches {+
it analogue à l'orifice pulmonaire du ventri-
Orifice aortique. — Tout jgmoïdes disposées de la mème
cule droit, il présente comme lui des valvules façon el contenant chacune un nodule de Morgagni. Cet orifice n'est pas séparé de l'oifice auriculo-ventrieulaire gauche par une saillie musculaire , comme nous l'avons vu pour le ventrieule droit. Les deux orifices gauches sont
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sitnés à In même hauteur et contigus; la valvule mitrale s'adosse par la moitié droite de son bord adhérent à la valvule sigmoïde aortique correspondante ; il suffit de diviser la première pour arriver à l'orifice aortique.
Fig 106. — arifiee aortique du rentricule gauche () {1 mit drcte de e valvale mire et dise logitodinalement par Le
OneiLuerrE pnoure (Fig. 404). — La cavité de l'oreillette droite est ovoïde, en faisant abstraction de l'auricule, dont la forme est triangulaire. On considère généralement à l'oreillette trois faces et deux extrémités, La face interhe on iuteraurienlaire présente un peu au-déssous el en arrière de sa partie centrale une dépression connue sous le nom de fosse ovale. Elle est limide à son pourtour par un anneau museuleux saillant, anneau de Vieussens. Cet anneau est incomplet et ordinairement interrompu en bas et en arrière. En avant el en bas, la fosse ovale se continue avec une saillie membraneuse, qui ahoutit à la veine eave inféri sstache. Nous ÿ reviendrons tout à l'heure, À la partie supérien: re de la fosse 0 peut, en glissant le manche d'un scalpel entr ie dè l'anneau de Vi sens et la Tame qui constitue le fosse ovale proprement dite, passer de l'oreilllette gauche. Cette communication n’est pas constante , très fréquente, Elle ne saurait permettre an sang de suivre cetle voie ; les * deux lames de la fissure s'aplatissent l'une contre l'autre dès que la pression augmente dans l'oreillette.
La fosse ovale est le vestige du trou de Botal, qui chez le fœtus fait com muniquer largement les deux oreillettes. Vers la fin du deuxième mois de‘la vie intra-utérine, on voit s'élever de la partie inférieure et postérieure de ce trou une valvule à forme de croissant , qui augmente successivement d'étendue, de telle sorte qu'à la naissance elle arrive à fermer entièrement l'ouverture. La fissure que nous avons signalée plus haut est due à ce que la valvule s'est incomplétement soudée à l'anneau museuleux qui limite le pourtour du trou de Botal et qui est l'anneau de Vieussens
médiane:
(0) 1 done ouverte, — 2) Ventrcule gauche, — 3, 3) Valve de Ja atraleinisée sr a eric aortque,
jetés pour menrer qu'ele seule sépare l'rifes auriculo-renticalire de 5} Nodule de Morgogni,
Lu & 365
te l'orifice aurici
ieure prés
La fuce antéro-infé
La face externe est tapissée par un assez grand nombre de colonnes charnues de troisième ordre. Elle» es dans différents sens ; celles de k partie la plus antérieure de la face externe se continuent ave colonnes charnues que l'on trouve ule.
L'extrémité antérieure où supérieure de l'oreillette présente à sa partie rieure l'ouverture de lauricule. Cet appendice, de forme triangulaire, à dirigéo dans l'oreillette , présente sur sa surface interne un grand nombre de colonnes charnues de troisième ordre entre-croisées en tout sens. Au-dessus de l'ouverture de l'aurieule se trouve dans l'oreillette l'orifice de la veine cave supérieure, orifice très-large, dépourvu de valvale et dirigé presque directeinent en haut. f
Sur l'ertééinité, inférieure ou postérieure on trouve également deux ouvertures ; l'une, plus'ékterne et plus élevée, est l'orifice de la veine eave inférieure. Cette veine s'ouvre.horizontalement dans l'oreillette, en se dilatant et constiliant ainsi le sinus de la veine cave inférieure. La demi-circonference inf est entourée d'une valvule, valvule d'Eustache , qui se dirige en dedans vers la cloison et s'y continue avec la partie inférieure et antérieure de l'anneau musculeux qui limite le trou de Botal. Cette valvule est semi son bord libre est concave et regarde en haut , son bord adhérent est convexe ; J’uñe de ses faces regarde la veine cave, l'autre l'oreillette, Très-développée ghez le fetus, où elle divise pour ainsi dire l'oreillette en deux cavités distinctes, elle s'atrophie petit à petit à mesure que le trou de Botal s’oblitère. Chez l'adulte cette valvule ne peut fermer que le tiers ou la moitié tout au plus de l'ouverture de la veine cave inférieure. Je n'insiste pas ici sur le rôle qu'elle joue dans la cireulation fatale; cette question sera traitée au chapitre de l'embryologie.
Tout auprès de la cloison interauriculaire et à peu de distance également du sillon inte: ulaire, se trouve dans l'oreillette droite l'ouverture de la grande veine coronaire. Elle est garnie d'une valvule, vatvule de Thé- Lésius, qui peut former complétement la lumière du vaisseau pendant la conaction de l'oreillette ; le sang ne saurait donc ÿ retluer
dunaire,
uriculo-vent
OneuLërre cavcur. — De forme euboïde et de capacité un peu moindre que celle de l'oreillette droite , cette eaxité cardiaque nous présente sur sa face inférieure lorifice auriculo-ventriculaire gauche, qui est arrondi
La face antérieure de l'oréillette gauche est lisse et convexe en dedans.
La face externe présente en avant l'ouverture de l'auricule ganche , dont la conformation est analogue à celle d icule droite; elle est également h sée de colonnes charnues de tr
La face interna chez le fœtus présenté l'ouv l'adulte le relier de la fosse ovale.
La face supérieure présente quatre ouvertures disposées deux à deux. Ce sont les orifices des veines pulmonaires. On n'y trouve pas de valvules. Cell du côté droit s'ouvrent dans l'or è auriculai
e du trou de Botal, et chez
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AUTIELE I, — TEXTI
ü CŒUR.
Le eur est un organe musculaire, c'est un musclé creux. Qu ne soit pas soumis à l'empire de Ia volition i est formé de fibres musculaires striées , qui sont plus fines que celles des muscles ordinaires, Leur striation est plus manifeste. dans
= le sens longitudinal que dans le sens transversal, Elles se laissent facilement séparer sous le mieroscope en petits disques, Le caractère spécial que présentent Les fibrilles museukires du cœur, c'est d'être ramifiées et anastomosées entre elles par de petites Branches transversales ou obliques. Il est prolable que cette disposition particulière est, comme on l'a dit, destinée à assurer une contraction plus instantanée, plus uniforme des fibres du caur.
Fig 107. — Ameaur fbro-cartilagineux aurieulo-rentrieulatres (l'après Parchappe) (°).
Voilà done un muscle qui ite La striation de ses fibrilles et-sur lequel la vo lonté n'a pas de prise. Il s'éloigne ainsi de tous les autres muscles de l’économie. * Cest que la contraction du e4 ide, sous l'influence de son excitant spécial. La striation n'est donc pas r être rapportée à la nécessité de l'instantan reste l'excitant du muscle, La différ de saurait d rapports différents avec le systéme nerveux.
Auneaux fibro-cartilagineux due cœur, — Avant d'étudi des fibres musculaires du cuur, il
de la contraction, quel que soit du re les muscles volontaires el involontaires
vu cœur. 367
On trouve dans le cœur, à la base des ventricules, quatre anneaux fibro-cartilagineux, spondant aux quatre orifices ventriculaires. Les deux anneaux artériels sont antérieurs, les deux anneaux auriculo-ventrieulaires sont postérieurs, Ces deux derniers sont situés sur la même ligne transversale et adossès par leur partie moyenne. Dans l'angle eurviligne antérieur qu'ils forment se trouve l'anneau aortique, au devant duquel et un peu à gauche, mais sur un plan plus élevé, on voit celui de. l'artère pulmonaire. Ces anneaux fibro-cartilagineux envoient chacun des prolonge ments, qui pénètrent dans l'épaisseur des. valvules auriculo-ventriculaires el. si moïdes. Ces valvules s’y insérent par leur bord adhérent.
103. — Fibres unilives antérieures du cœur, et fibres de la face antérieure des orelleltes {après Bourgery) (+)
Dans le point d'adossement des zones auriculo-ventriculaires et aortiques so trouve quelquefois un noyau incrusté de phosphate calcaire. Cette disposition normale chez les grands animaux a été désignée chez eux sous le nom d'os du cœur.
(9) 1) Fibre unitives antérieures, — 2) Fibre de A) Firespropres de l'erillett grace, — 5, 9) Fibres qui enton de l'aureue droite, — 7) Fibres qi entourent veine env
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L'étude du trajet et de la direction des fibres musculaires du cœur est fort difficile. Les travaux de Gerdy semblaient avoir fixé la science sur ce sujet: mais des études récentes, faites en Allemagne par Ludwig, Winekler, et en Angleterre par Pettigrewe, remettent tout en question. IL est done nécessaire d'attendre de nouvelles recherches pour établir d'une manière définitive ce point délicat des sciences anatomiques.
Nous décrirons d'abord les fibres musculaires du cœur , s les travaux Gerdy et de Gruveilhier, et pour terminer nous donnerons les conclusions du trava de Winckler, sans nous prononcer entre les deux opinions.
Et d'abord il faut, remarquer que les fibres musculaires qui constituent les oreillettes sont distinctes de celles des ventricules.