DES VEINE GÉNÉRAL
Les veines sont des canaux membraneux destinés à conduire aux oreillettes du cœur le sang qui revient de la périphérie; mais d'une part elles ramënent Le sang des extrémités, sang qui dans de nos tissus a per ses qualités mutritives ; d'autre part, elles ramënent du poumon le sang que l'artère pulmonaire y avait cor duit et qui, au contact de l'oxygëne de l'air, a repris ses propriétés primitives. 11 y a donc deux systèmes veineux annexés, l'un au cœur droit, le système des ve aves; l'autre, au cœur gauche, le systéme des veines pulmonaires, Quoique destinécs à charrier les unes du sang veineux, les autres du sang artériel, ces veines se ressemblent complétement par leur structure et leur disposition générale. La nature L & le canal suivant le contenu : le but étant le même, le canal est resté
Nous avons vu que les artères forment par leurs divisions successives un cône divergent depuis le cœur; les veines, au contraire, présentent par leurs branches un cône convergent à partir des extrémités. La somme des calibres de deux branches d'origine est en effet toujours plus grande que le calibre du tronc formé, d'où résulte un mouvement unifornt (éré dans ces vaisseaux. Les systèmes veineux et
artériel peuvent donc être représentés schématiquement par deux & usés par leur base.
(9) Nous no nous servirons pas, dans cet aricle, des mols de canal à sang rouge et de canal
à sang noir, Ges dénominations doivent être abandonnées depuis que CL. Herman a démontré due Le sang veineux est rouge ou noie, suivant que les organes dont il provient sont à l'état de repos ou d'activité.
464 ax Outre les
ÉIOLOGIE.
ire, nous devons signaler encore pas dans les artères. Il existe en elTet aus l'abdomen des ä, à son our, se divise de nouveau et se sub pour jouer en quelque sorte le rôle d’une à et se continu d'autres veines par des capillaires spéciaux, Cest le système de Ja seine porte, qui représente ainsi un arbre dont les racines sont dans l'abdomen et les branches au foie.
Pendant fort longtemps on a eru à la comyl du système veineux ; et on ne connaissa
stèmes veineux général et pulm
m système spécial , dont 1"
ee de ces trois sections astomoses qui les réunissent sur que le système veineux pulmonaire; os avec le système général ; les veines bronques, devraient rapporter au eœur droit le au poumon par l'artère pulmonaire ; il sont garnies de veinules qui se portent astomosant avec les véinules pulmo= rive directement à l'oreil en est de même; Sappey a démontré que 1 branches accessoires de la veine porte, qui proviennent des parois abdominales , éta blissent une véritable communication entre les deux systèmes de la veine porte et des veines caves. CI, Bernard a trouvé chez le cheval une anastomose directe d'une branche de e porte avec une branche sus-hépatique dans le sillon du foie ; mais une communication semblable n'a pas encore pu être démontrée chez l'homme. Les anastomoses qui établissent des communications entre Les différents systèmes veineux existent, mais elles se font par des vaisseaux trécétroits et très-petits, qui peuvent dans certains cas pathologiques se développer ét prendre un accroissement considérable.
Le système artériel est remarqu
par exemple, présente des communicati chiques , contint
sang de ces dernières, qui devrait retourne n'en est rien, les extrémités des bronche direct x lobules du poumon ; maires, par l'intermédi lette gauche. Pour Ja veine porte,
le par la longueur de ses branches principales, surtout de ses trones, et par la briéveté relative de ses rameaux. Cest ainsi que le tronc aortique présente une grande étendue. Le système veineux, an contraire ; se distingue par Ia longueur de ses rameaux et jar la briéveté de ses troncs, La rapidité du sang dans le tronc formé étant en raison directe de la somme des convergences vers ce trone, il résulte de cette disposition une facilité plus grande at mouvement des liquides vers le cœur. Mais, de plus, l'anatomie nous démontre que s le systéme veineux pulmonaire la somme des eonvergences vers un point déterminé est proportionnellement plus grande que dans le système veineux gé
est done facile d'en conclure que dans les veines pulmonaires le sang doit à cours plus rapide que dans les veines caves.
La capacité du système veineux est plus grande que celle du système artériel; à suffit, pour sen convaincre, d'une simple inspect Nous trouvons toujours, en elle, deux plans veineux distincts : l’un superficiel, qui chemine dans le tissu cellulaire sous-cutané; l'autre sous-aponévrotique et profond, en relation intime avec les trones artériels; en outre, dans les membres les artères de moyenne grosseur sont toujours accom positions que le nombre des veines est bien -plus considérable 4 res et que la capacité totale du système veineux doit l'omporter su at plus que chaque veine prise isolément est en correspondante. Ainsi, par exemple, les v té plus grande que les artères du même nom.
Les veines se continuent directement avec les artères au moyen des ca C'est là leur lieu d'origine. Ge fait est aujourd'hui si bien démontré qu'il est inutile d'y insister, Les capilañ à l'intimité de nos tissus donnent naissance à des véinules extrêmement petites, fréquemment anastomosées entre elles constituant nsi des espèces de plexus, d'où partent des rameaux plus volumineux, qui forment
jagnées de deux veines satellites. 11 résulte de ces diste le nombre des cell
du syséral plus nes axillaires
des branches et des trones veineux. En certains endroits l'on troût lant entre les capillaires artériels et veineux une disposition spéciale, en relation sans doute avee le rôle physiologique des or Les artérioles viennent s'ouvrir alors dans des espèces de Ines sanguins , où le courant se perd en partie et où la pression diminue considérablement; c'est de ces lacs que partent les origines veineuses. Cette disposition exceptionnelle se rencontre dans les corps caverneux, les sinus utérins ete.
D'après Lauth et Fohmann, le système veineux communiquerait à son origine ave les radicules lymphatiques; mais te opinion doit être abandonnée , et l'on est force: d'admettre aujourd'hui la complète indépendance d'origine de ces deux ordres de vaisseaux. Nous reviendrons sur ce sujet en traitant des |ymphatiques.
Nous avons déjà dit plus haut que le nombre des veines est plus considérable que celui des artères, el qu'il existe deux plans veineux : l'un superficiel et l'autre profond. Ces deux plans communiquent fréquemment ensemble et les veines superficielles viennent en définitive s'aboucher dans le plan profond.
Les veines superficielles prennent naissance dans les parties tégumentaîres ; elles présentent toujours une constance remarquable dans le lieu de leur embouchure et une variété extrême dans leur origine et leur trajet. Ce fait est tellement exact que l'on a &té obligé d'admettre en anatomie, pour les veines superficielles de l'avant-bras, une description que l'on considère comme normale, bien qu'elle soit sujette à des iations considérables suivant les individus. 11 en est de même pour les deux saphênes, dont le trajet est tellement variable qu'il est difficile de rencontrer deux ujets qui se ressemblent de tous points sous co rapport. Mais, par contre, les points d'embouchure des veines céphalique et basilique ainsi que ceux des deux saphènes , sont constants. Les ve elles cheminent dans le tissu cellulaire sous-cutané, qui est exträmement che d'où résulte I dificulté ue l'on éprouve pour les fixer dans
Les ve a ce à Paie, +
s au à runeau; Ja description des vaisseaux artériels
ât donc connaître parfaitement le trajet deleurs veines satellites. Aux membres ces sont toujours au nombre de deux pour chaque artère. et sont alors situées ux deux côtés de ee vaisseau, qu'elles enlacent de Jeurs branches amastomotiques. Au la tête Le vaisseau artériel n'est aecompagné que d'une seule cine; nous avons cherché bien souvent à iérence, sans arriver, nous l'avouons, faisante
ous rendre compte de Ja raison dé cette
re satis-
nous l'expliquer d'une mani
e des membres, les deux plans veineux, superficiel et profond, se r misent et ne forment plus qu'un seul tronc, Cette disposition a beaucoup effrayé uu grand nombre de chirurgiens, surtout Gensoul, qui proposa la ligature simulta de l'artère et de In veine dans les cas de blessure de celte dernière au pli de l'aine. Les recherches anatomiques ont démontré que cette opinion repose sur des don= s fausses, et qu'il existe à la racine des membres des anastomoses qui permettent le retour du sang dans les veines situées au-dessus; pour le membre inférieur les veines honteuses et ischiatiques, par exemple. Au memb Mication est plus évidente encore : il existe un tronc veineux constant , anastomotique entre la veine céphalique et la sous-clavièt
La différence du nombre des veines et des artères se remarque jusqu'à leur termimaison en gros trones; c'est ainsi qué l'artère pulmonaire ne présente que deux branches de bifureation, tandis que les veines pulmonaires sont au nombre de quatre ; l'aorte est unique, mais il existe deux veines caves. L'on remarqu mentune différence entre les districts de distribution de ces derniers vaisseaux veineux et de l'aorte. Ainsi, à l'aorte ascendante appartiennent le cou, la tête et les membres supérieurs; à la veine cave supérieure appartiennent de plus les parois du
ni et Deccre. 30