‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 3)Chapitre 160 sur 382 · ANGÉIOLOGIE · texte numérisé non relu

ANGÉIOLOGIE

trone et les sinus rachidiens; à l'aorte descendante, toute la partie inférieure du corpe à partir d'un plan transversal passant au niveau de la deuxième ou de la troisième cûle ; la inférieure, au contraire, ne répond qu'aux extrémités inférieures et à la paroï abdominale anté à partir de l'appendice xyphoïde (il est bien entendu que nous faisons abstraction de la veine porte et des veines sus-hépatiques , qui se jettent sans doute dans la veine cave inférieure, mais qui forment réellement un système spécial). Nous avons dit que la veine cave supérieure reçoit le sang des parois latérales du et des sinus rach rectement , c'est par e d’un petit sys! accessoire, les veines aygos, dont l'analogue n'existe pas dans le système artériel. Ces veines élablissent une communieation entre les deux veines ares et peuvent, en outre, être considérées comme un déversoir spécial destiné à régulariser le cours du sang pendant les modifications. de pression que ce liquide subit dans leur intérieur durant les mouvements d'inspimn et d'expiration. Les veines azygos sont, de plus, appelées à jouer un rôle dans l'égalité de pression à laquelle doivent être soumis les centres nerveux; le mouvement du sang dans leur intérieur est en relation avec eelui du liquide céphalo-

Les veines eaves doivent se rendre à l'oreillette droite du cœur, Elles tendent donc à se rapprocher du côté droit de la colonne vertébrale; c'est ce que l'on remarque surtout pour la veine cave inférieure. L'on peut done, d'une manière un peu schéma

tre qu'au trone les grosses veines longent le côté droit du rachis, tandis

à longe Le eût Les veines sont mins fexueuses que les artères sentent Ia direction rectiligne des nerfs. Gelte proposition ne doit pas être prise dans un sens aussi absolu qu'on l'a dit. I n'est pas rare en effet de trouver des artères s fléxueuses quo les veines correspondantes; mais chaque fois qu'une artè te des inflexions nombreuses ; L À l'accompagnent marchent en ligne plus droite. Ainsi, les artères qui vont au cerveau offrent une disposition ex rés-remarquable, qui a pour but d'éviter aux centres nerveux, d'une structure si it limpulsiow vive de chaque e, reviennent du cerveau en ligne si es expressions le sang veineux «semble tomber ncéphale dans l'oreillette droite conformément aux lois de la teur, é'est-à-dire presque verticalement. » Les canaux veineux étant moins sinueux que les canaux artériels, il en résulte une différence de longueur dans les deux 5ystèmes, différence qui favorise Le retour du sang vers le eœur par La diminution du et à parcourir et des frotlements à surmonter.

La forme des veines vst cylindrique, mais n'est pas aussi régulière que celle des artères; on les voit en effet dilatées en certains points et comme rétrécies en d'autres, ce qui Jeur donne un x; elles ne sont dé driques que dans l'espace compris entre deux nœuds. Dans les injections cadavériques, lon est obl déployer une grande force pour faire pénétrer le liquide, et la forme noueuse des parait alors manifestement, mais elle est en raison même de la distension du vaisseau. Gette apparence des veines est due à la présence de valvules dans leur intérieur; aussi comme il n'en existe pas dans les systèmes veineux abdominal et pulmonaire, n'y rencontre-t-on pas celte forme sp veineux général, Est-ce à cette disposition qu'est due l'origine des varices ler s, et nous trouverons dans la structure intime de ces vaisseaux 1 cause probablement plus efficiente

Les parois des veines sont toujours d'une couleur bleuâtre, due au sang qu'elles contiennent ; aussi chez les personnes dont la peau est fine et transparente peut-on suivre leur trajet à travers les téguments. Sur le cadavre, Les veines sont d'une cou

gauche.

ns que cependant elles pré

battement cardiaque directe que, suiv des hauteurs de l'

ang; dès que la putréfaction com s noirâtres ou siolacées,

Nous avons dit plus haut que chaque fois qu'une artère est accompagnée de deux veines profondes satellites, elle se trouve placée entre ces deux dernières; mais à Ja racine des membres ou dans leur segment supérieur il n'existe plus qu'un seul Lrone veineux, qui accompagne l'artère correspondante; il importe done au chirurgien de connaître exactement les rapports de ces deux vaisseaux. On a cherché une loi générale qui répondit d'une manière exacte à tous Les cas et qui exprimät ces rapports en peu de mots. Les formules proposées par Serres el par Malgaigne se trouvent en-

d'inexactitude , bien que ce dernier amatomiste conseille de n'envisager les rapports des veines de la moitié supérieure du tronc que dans la position où les bras seraient élevés au-dessus de la lête et parallélement au cou; les vaisseaux prendraient alors, d'après lui, leur position véritable. La loi des rapports des veines les artères reste donc encore à trouver, el nous ne pe me pas qu'on puisse jamais la formuler, Quoi qu'il en soit, l'on peut dire cependant d'une manière géale que les veines sont plus superficielles que les artères,

Outre les veines sous-cutanées, il en est d'autres encore qui ne suivent pas le trajet des artères correspondantes et qui méritent une me éciale, comme les sinus de la dure-mère, la veine ophthalmique ete.

Les veines sont partout en rapport avec le tissu cellulaire ambiant ; déjà signalé la grande mobilité que présentent les veines superficielles , mobilité qui est due à leurs rapports avec ce tissu dans lequel elles nt. Les veines pro= fondes sont en 1 contenues dans une gaine commune avec l'artère, ct sont sonvent soudées à cette dernière par le tissu connectif ambiant, d'où résulte une sande difficulté à les isoler dans d nous parlerons

re des veines, nous rappellerons cétle ne où adventice.

us avons

Les rapports des veines profondes avec les nerf sont moins intimes que ceux qu'elles affectent avec les artères ; souvent, en ellet, les nerfs ne passent pas par la gaine que les vaisseaux et en sont séparés par un plan aponévrotique ou par

une plus ou moins grande épaisseur de fibres musculaires. L'on peut dire , d'une manière générale, que les nerfs sont plus superficiels encore que les veines; aussi, lorsque l'on va à la recherche d'une artère, on trouve d'ordinaire, en allant de la

à la profondeur, d'abord le nerf, puis la veine et enfin l'artère,

veines profondes sont en rapport avec les troncs lymphatiques, qui les entourent, les enlacent de leurs nombreuses anastomoses et leur forment une espèce rquable surtout autour des-veines sous-clavière , jugu-

les nerfs superficiels ou cutanés. Les vaisseaux blancs passent tantôt au-dessus et

tantôt au-dessous d'elles ; Les nerfs s'en rapprochent d'autant plus qu'ils sont plus

volumineux. Mais , nous l'avons déjà dit, les veines superficielles présentent des irré-

ire, sont toujours fort

réguliers dans leur distribution; les rapports de ces différents organes sont donc peu constants,

Aux membres, les veines prof

les affectent avec les aponévroses les mêmes r ports que les artères; mais au voisinage du Uhorax el au cou elles se comportent d'une manière toute différente. Élles s'accolent aux plans aponévrotiques d'une manière indissoluble et sont fixées ainsi, d’une part dans leur position et d'autre part dans leur calibre, c'est-à-dire qu'elles restent béantes après leur section. Ce fait se reproduit encore dans l'intimité de certains organes, du foie par exemple, dans lequel les feuillets fibreux entourent et maintiennent la veine cave inférieure el les

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veines sus-hépatiques. Au thorax et au cou, cette adhérence de la veine au tissu ibreux a un but spécial, Quand la poitrine se dilate dans l'inspiration , il se produit un appel d'air dans le poumon ; en pression, de même que dans un soufflet que l'on ouvre, mais en même temps el pour la même causo il ÿ a appel de sang vers les orvillettes; si les veines avoisinantes eussent été molles et dépressibles, leurs parois se seraient appliquées lune à l'antre sous l'influence de l'excès de pression extérieure , eL le sang n'eût pu arriver au cœur; par leur adhérence aux lames fibreuses , 1 Û ses sont maintenues béantes, et cet ax se trouve an contraire facilité. Mais d'autre part, en raison même de cette disposition ; il peut survenir, lorsque les veines sont ouvertes au moment de l'insph ident des plus graves, redouté à juste titre par les chirurgiens : c'est air dans les veines.

Les os contiennent tous des veines olumineuses par rapport aux artères qui les accompagnent. Certains os ; les vertébres et les os du. crime, présentent dans le épaisseur, des canaux ramifiés largement anastomosés les uns avec les autres, qui renferment du sang veineux, La structure de ces veines osseuses diffère de celle des autres veines du corps, ainsi que nous le verrons bientôt.

Les veines s'anastomosent très-souvent entre elles et; comme on quer, elles différent beaucoup sous ce rapport des vaisseaux artériels; car en effet, tandis que ces derniers ne communiquent en général que par les rameaux , les veines au contraire s'anastomosent par leurs branches et mêmes par leurs troncs.

Les anastomoses en arcade sont Les analogues de celles décrites plus haut pour les

rières; comme celles-ci, on les trouve surtout dans l'abdomen. Les veines eoliques + branches d'origine des veines mésaraîques, forment des arcades remarquables et identiques à celles des artères cliques.

Dans les anastomoses par convergence deux troncs où deux branches se réunis- L'ensemble pour en constituer un troisième unique; rares d mé

a Fait res

Toutes les innombrables veinules et veines du corps se réunissent pour aboutir à deux trones, les veines caves; la multiplicité des anastomoses par convergence est e du systèm

quentes dans Je système voineux. C'est par ce moyen que les veines superficielles vec les veines profondes ; c'est encore ainsi que les veines superlles communiquent souvent entre elles. Quand deux veines satellites accompat une artère , on les voit toujours s'envoyer par dessus ou par dessous cette der and nombre de brañches anastomotiques transversales où obliques. Cette dis- 1osition est assez souvent une difficulté pour isoler l'artère dans la ligature. Lorsque deux troncs scineux s'unissent par une branche qui leur est plus ou moins parallèle, on dit qu'ils sont anastomosés par communication longitudinale; ce sont des voies collatérales fac les pour la circulation veineuse, quand un obstacle quelconque vient oblitérer l'un des deux troncs principaux. La veine azygos en est un exemple frappant : elle fait communiquer les deux veines caves et peut, dans des cas où la veine cave inférieure est oblitérée , ramener le sang à la veine cave supéieure et par suite à l'oreillette droite. Une autre variété de communication longitidinate est cefle dans laquelle un tronc émet une branche qui lui reste plus où moins parallèle et qui vient s'ouvrir dans le mêmr tronc, à quelque di dessus de son point d'origine. Les veines saphènes offrent soufent ce genre d'anastomoses. Toutes ces variétés d'anastomoses peuvent se combiner entre elles et former alors des amastomoses mixtes où composées. Quand elles sont réunies sur un petit espac elles constituent des plezus quelquefois inextricables, dont la disposition est remar= quable, Cest un assemblage de veinüles formées par deux où rois troncs qui se

séparent , s'anastomosent, se divisent de mille manières et finissent par reconstituer : soit une, soit plusieurs branches, On trouve toujours ces plexus dans les endroits oi

cireulation éprouve une gène considérable; ainsi les plexus vésieaux et hémorrhoïdaux sont dus à la difficulté qu'éprouve le cours du sang pendant les alternatives de dilatation et de vaenité de Ja vessie et du rectum. Les plexns sont des réservoirs branches multiples destinés à loger le liquide sanguin pendant tout le temps que dure l'obstacle à la circulation de retour.

DES VEINES EN Gi

Les veines présentent dans leur intérieur de véritables. soupapes membrancuses, des raleutes ; comme on les appelle; elles sont destinées à faciliter la progression du sang dans ces va anisme que nous indiquerons tout à l'heure Nous avons dit plus es présentent des nodosités en certains point ces renflements correspondent exactement au point où s'insérent les valvules sur face interne du vaisseau.

Les valvules sont de forme parabolique et présentent deux faces et deux bords.

L'une des faces est, dans l'état d'abaissement de la valvule, dirigée vers loreillette, et dans l'état d'élévation appliquée plus on moinswactement contre les pa rois du vaisseau, La face opposée, dans le premier eas, regarde vers les extrémi-

et, dans le second, vers l'axe de la veine.

L'un des bords est libre dans l'intérieur du vaisseau et l'autre est inséré sur ses parois.

Les valvules sont très-variables quant à leur association. Ainsi, tantôt on n'en trouve qu'une seule, qui n'oblitère le vaisseau que très-incomplétement; elles sont dans ce eas disposées dans l'intérieur de la veine de façon à alterner par leur insertion sur des parois opposées. D'autres fois les valvules sont associées par paires ; quelquefois on en trouve trois, disposées comme les valvules sigmoïdes, moins les nodules de Morgagni ur nombre varie également beaucoup; ainsi dans certaines veines elles sont tris-nombreuses et petites; dans d'autres elles sont plus rares, mais larges, et enfin d'autres fois elles font complétement défaut, Les veines musculaires et profondes des membres, surtout des mel érieurs , en présentent une gt 6. Dans les veines superficielles du membre supérieur on en trouve moins, et © veines caves, les veines pulmonaires la veine porte, les branches anastomotiques entre les plans superficiel et profond on n'en trouve aucune. L'on peut établir d'une manière générale que partout où le sang circule contre les lois de la pesanteur, le nombre des valvules augmente, Chez certains sujets on peut, après la mort, injecter les branches veineuses par les troncs, ee qui a fait eroire que les valvules n'oblitèrent pas exactement la lumière du vaisseau et qu'elles sont insuffisantes, Bichat a donné ne judicieuse explication de ce fait. Quand les veines sont gorgées de sang el par conséquent dilatées, les valvules deviennent insuffisantes en raison même de l'exagé ration du calibre des veines ; aussi , comme l'a dit ce grand homme, si l'animal meurt d'hémorrhagie, les valvules paraissent trop larges, et insuffisantes s'il meurt d'asphyxie.

Les valvules ont pour usages de s'opposer à toute marche rétrograde du sang vers les extrémités; aussitôt qu'un mouvement de ce genre vient à se produire, elles tendent, par leur disposition même, à s'abaisser et à ne lui permettre de s'accom- Wir que dans l'espace compris Éntre deux valvules. Cest par l'observation attentive de leur forme et de leur disposition que Harvey parsint à comprendre leur usage et par suite à découvrir le grand pl me de Ia cire

470 ax

FLOLOGIE

Structure des veines.

Les parois vcineuses sont minces, demi-transparentes et très-dilatables; elles se composent, comme les artères, de trois tuniques différentes, que l'on distingue par les noms d'interne, de moyenne et d'erterne.

de La tunique interne, moins épaisse que celle des artères, se compose d'une couche d'éléments épithéliaux comiques , identiques À ceux des artères, au-dessous de laquelle se trouvent des lames striées à noyaux allongés ; qui disparaissent dans les grosses veines. Ces lames reposent sur une couche de fibres élastiques longitudinales. Quand la tunique interne des veines vient à augmenter de volume, cette augmentation est due aux lames striées qui s'épaississent,

2 La tunique moyenne, d'ordinaire assez mince, est proportionnellement plus épaisse dans les veines de 0,002 à 0,00) de diamètre que dans les plus volumineuses. Dans quelques ve ines sus-h tiques); dans d'autres , au contraire, elle fait presque défant. Elle est gris rougeätre jaune et contient plus de tissu connectif et moins de fibres élastiques et mus= es que les artères. Ba proportion entre ces éléments varie beaucoup; ainsi dant ine splénique on en trouve une gr tandis qu'ils manquent tou fait dans les veines caves.

3e La tunique externe on adventice est la plus considérable et au avec le calibre des veines. Dans les grosses veines çt dans celles qui mesurent jus-

ue. La partie la plus exté nectif plus ou moins condensé les veines porte et rénale, 1 de la tunique externe,

Dans les veines de musculaires. ‘

Les veines les plus petites; ne mesurant pas plus de 0°,0005 de diamètre , no sont formées que de tissu connectif disposé en deux lames ; l'une externe épaisse , l'autre

core de volume, l'on n'y trouve plus que la tunique eonnective moyenne, qui semble se continuer avec la membrane des capillaires.

Les veines cérébrales et celles de la pic-mèro ne présentent jamais de fibres musgulaires.

Les sinus de Ja dure-mère sont formés d'un dédoublement de cette memih fibreuse recouverte de quelques fibres élastiques, sur lesquelles repose un à pavimenteux. Pour les canaux veineux du diploë des os du erîne, la structure est analogue ils sont ereusés dans Ia sub» lame minee de lissu connectif et élastique , recouverte d’une couche

Les valvules sont formées par un prolongement de la tunique interne avec son épi

et de la tunique moyenne, Jusqu'ici la présence des fibres musculaires dans Jes valvules ne paraît pas démontrée.

ure de la tunique externe est fo , qui se continue avec le tissu cellulaire ambi fibres musculaires occupent presque toute l'épaisseur

rus gravide, toutes les Luniques renferment des fibres

sde ur qu com Ge ot nes, anaslomoséon enro elley et munies d'un srcolemme etcesivement into, Los rase rasorum sont trés-nombreux dans les veines et entourent leurs parois d’un laris remarquable.

Les veines, comme les artères, reçoivent des branches nerveuses venues du grand sympathique, et des filets d'origine médullaire. Ge sont leurs nerfs vaso-moleurs ; moins nombreux que dans les artères, ces nerfs doivent être en rapport avec les

* éléments contractiles des différentes tuniques veineuse:

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