IL. GONFORMATION INTÉRIEURE DU GERVELET
; qui se réunissent s'associent successivement à
Des cellules de la périphérie partent des fibres nerveuses pour former l'axe de chaque lamelle ; ces fi
celles venues des lamelles voisines et constituent la partie centrale d'une lame :
celles des lames forment en s’unissant celles des lobules , et toutes ensemble produisent par leur réunion une masse centrale blanche , considérable , repré sentant environ le tiers de la masse totale du cervelet. L'aspect arhorescent de ces différents prolongements blancs a fait donner à cette disposition lenom d'arbre de’vie (Fig. 479, 8). De cette masse blanche partent de chaque côté trois prolongemeuts : le premier, pédoncule cérébelleux supérieur, se porte en haut et en avant ct passe sous les tubereules quadrijumeaux ; il unit le cervelet au cerveau. Le second se dirige en avant et en dedans, pédoncule cér belleu moyen ; il fait communiquer le cervelet avec la protubérance ou plutôt il forme une commissure aux deux hémisphères de l'organe. Le troisième, pédoneule élet au bulbe et se porte en bas et en dedans. Le point de départ de ces pédoneules répond aux angles latéraux dn quatrième ventrieule ; c’est à ce niveau que l'on trouve dans l'intérieur de la masse blanche du cervelet un noyau ovoïde limité par une ligne jaunâtre , sinueuse, plissée sur elle-même et affectant la forme d’une bourse dirigée en avant, en haut et en dedans , dont l'ouverture serait en avant. C'est s rhomboïdal ou olive cérébelleuse (Fig. 179, 5)
deux couches différentes assez mal limitées. La se compose de cellules volumineuses et d'un très-grand nombre de cellules assez
es pour que beaucoup d'entre elles aient pu être considérées comme de simples noyaux. La couche externe, plus épaisse, d'une couleur jaune rouille, est const tuée par des cellules très-volumineuses et par d'autres plus petites, mais dont la dimension l'emporte toujours sur celle des petites cellules de la couche interne. La substance grise périphérique du cervelet est fort remarquable au point de vu histologique , par la très-grande quantité de capillaires sanguins qu'elle contient.
ROLOGIE.
La lame jaune, plissée, qui forme l'enveloppe du corps rhomboïdal, est formée par un {rès-grand nombre de grosses cellules nerveuses anastomosées et reliées d'une part à des fibres venues de la périphérié des hémisphères cérébelleux et d'autre part à des fibres des meules.
SN. — 1sthme de l'encéphale.
Entre la moelle épinière et le cerveau d'une part, entre le cervelet el le cerveau d'autre part, se trouvent des parties blanches et grises qui établissent l'union de ces différents centres entre eux. C'est à ces parties que l'on à don le nom de moelle allongée et mieux d'isthme de l'encéphale. On fait rentrer ordinairement dans l'étude de l'isthme la description du bulbe, que nous avons préféré rattacher à la moelle épinière. L'isthme de l'encéphale se compose de différentes parties disposées en deux plans, l'un supérieur, l’autre inférieur, séparés par un sillon, sillon latéral de l'isthme. La protubérance annulaire, les pédoncules cérébelleux moyen et les pédoncules cérébraux appartiennent au plan inférieur, tandis que les pédoncules cérébelleux supérieurs, la valvule de Vieussens, le ruban de Reil etles tubercules quadrijumeaux forment le plan supérieur. Entre ces différentes parties , la face postérieure du bulbe et le cervelet se trouve une cavité rhomboïdale , quatrième ventrieule , par l'étude de laquelle nous terminerons la description des centres nerveux céphalorachidiens. 4
ELLEUX MOYENS.
1 PROTUDÉRANCE ANNULAIRE ET PÉDONGULES GÉIU
La protibérance annulaire, pont de Varole, mésocéphale de Chaussier, est une masse quadrilatère, blanche à la périphérie , formant une saillie c: sidérable située entre les pédoncules cérébraux et le” e bulbe. On peut $ décrire deux faces, anté supérieur, inférieur et latéraux.
La face antérieure est convexe et repose sur la gouttière basilaire. Elle présente sur la ligne médiane un sillon déprimé dans lequel est placé le tronc basilaire. Des deux ci sillon se voit une saillie longitudinale, et plus en déhors l'origine apparente des nerfs trjjumeaux. Le point d'émergence de ce trone nerveux est plus rapproché du bord antérieur que du bord pi
La face postérieure fait partie du plancher du quatrième ventricule et se continue sans ligne de démareation avec la même face du bulbe. On y voit également un sillon médian peu accusé ct deux saillies latéral
Le bord supérieur est épais et entoure l'origine des pédoneules cérébraux , dont, en raison même de l'épaisseur de ce bord, la protubérance est séparée par un sillon profond , qui répond dans sa partie moyenne à l’espace interpédonculaire.
Le bord postérieur, épais aussi, est séparé du bulbe par un sillon analogue an précédent.
tés de e
à niveau d'une ligne an=
Les bords latéraux sont fictifs. On les fait x îi diiatement en dehors de
téro-postérieure , qui couperait la protuh l'origine des nerfs trijumeaux.
On donne le nom de pédoncules cérébelleu moyens à la partie blanche située en dehors de la ligne fictive limitant latéralement la protubérance, Les libres blanches qui les forment vont aboutir de chaque côté dans les hémisphères cérébelleux ; ils sont dirigés en dehors et en arrière ; le lobule du pneumogastrique et le nerf auditif répondent à leur bord inférieur. Comme nous allons le voir, Tes pédoneules cérébelleux moyens font partie de la protubérance, dont ils constituent surtout Ia couche superficielle.
Structure et texture de la protubèrance, — La protubérance comprend, dans son épaisseur, des fibres nerveuses transversales et longitudinales , ainsi qu'un grand nombre de cellules nerveuses. Ces dernières n'y sont pas réunies en noyaux bien distincts, mais éparpillées entre les différentes couches de fibres.
Le pont de Varole présente d’abord une couche de fibres transversales qui forment son décrivent toutes des ares de cercle à concavité postérieure; les plus antérieures sont plus incurvées que les postérieures et les moyennes, une partie’ d'entre elles se portent de haut en bas, en déerivant une courbe à concavité interne et recouvrent les fibres postérieures. Elles semblent passer au-dessous du bord inférieur de protubérance.
Au-dessous de cette couche de fibres transversales se trouvent des fibres longit dlinales , continuation des pyramides antérieures puis des nouvelles couches de fibres transversales et de fibres longitudinales, stratifiées ainsi en deux ou trois plans, Enfin. dans la profondeur se voit un noux ceau-de fibres longitudinales, correspondant à la saillie qui se trouve sur les côtés latéraux du sillon médian de la face pos-
rieure de la protubéranee. Ce faisceau, auquel Cruveilhier a donné le nom ceau de renforcement où faisceau innominé, se continuerait, d'après lu avec le faisceau intermédiaire ou latéral du bulbe. Si l'on admet les opinions pl récentes, que nous avons exposées plus haut, et si, ainsi que semblent le démontrer les recherches de Schræ-der van der Kolk et celles de Stilling, le faisceau latéral du Bulbe s'arrête au niveau du noyau du nerf vague, le faisceau de renforcement de Cruvcilhier ne saurait être que l'assemblage des fibres destinées à unir ce centre res piratoire à la couche optique et au corps strié (fibres volitives?).
Les cellules nerveuses de la protubérance sont accumulées entre toutes ces couches de fibres stratifiées.
Les fibres transversales du pont de Varole n'appartiennent pas toutes aux pédoncules cérébelleux moyens ; un grand nombre d'entre elles servent à l'union des amas cellulaires d'un côté avec leurs homologues du côté opposé; d'autres encore sont peut-être dues à l'entre-croisement sur la ligne médiane des fibres venues des gan- #lions cérébraux et destinées à ces cellu
orce et qui appartiennent aux pédoneules cérébelleux moyens. Ces fibres