‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 3)Chapitre 210 sur 382 · DOUZIÈME PAIRE. — NERF GRAND IYPOGLOSSE · texte numérisé non relu

DOUZIÈME PAIRE. — NERF GRAND IYPOGLOSSE

Préparation. — 1° Pour là partie supérieure, mème préparalion que pour la portion cervicale du pneumoe-gastrique, mais on aura sola de ne pas enlever les artères carolides; 2 pour la parie inférieure, comme pour le lingual; 3° pour la branche descendante, comme pour le plexus cervical profond (voy. plus loin)

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nerf a sun origine apparente dans le sillon qui sépare l'olive de la pyramide antérieure. artir de ce point une douzaine de racines se r sant en deux faisceaux , qui perforent la dure-mère au niveau du trou cond lien, tantôt par un seul, tantôt par deux orifices el qui se réunissent pour traverser le trou condylien antérieur.

L'origine réelle du grand hypoglosse nous a déjà occupés plus haut ; nous avons dit la position de son noyau et ses connexions soit avec celui du côté ‘opposé, soit avec le corps dentelé de l'olive ; aussi n’y reviendrons-nous pas (roy. Bulbe).

Jusque dans le trou condylien antérieur, le nerf de la douzième paire est entouré par une gaine arachnoïdienne. Immédiatement après sa sortie de ce trou, ilse dirige eu bas et en dehors et répond : en arrière, auxanuscles droits antér en avant, à la carotide interne; en dedans, au plexus gangliforme, e ; en dehors

envoie à ce renflen alors entre la arotide interne et a veine juglaire int un ou deux filets anastomotiques de formée par les branches antéricures des deux premiers n vieux (Fig. 195, 16). Vers le même point où un peu plus haut, ndre un autre filet venu du ganglion cervical supérieur du grand sympathique.

A partir du point où l'hypoglosæe cesse de contourner le plexus gangliforme jusqu'aux muscles de la langue, dans lesquels il se termine, ce nerf décrit une courbure re. 1 chemine entre les muscles styliens, en dedans du digastrique et du stylo-hyoïdien , eroise la carotide externe en passant en dehors d'elle, s'applique sur la face externe du constricteur moyen du pharynx et plus loin sur celle du musele hyo-gl ve au bord postérieur du muscle mylo-hyoïdien. Dans ce trajet, le grand hypoglosse se trouve entre le tendon du digastrique et la grande corne de l'os hyoïde (Fig. 202, 41) et marche plus loin parallèlement à l'artère linguale. Ce vaisseau s'en sépare au niveau du bord postérieur du muscle hyo-glosse et passe en dedans de ce muscle, tandis que le nerf reste sur sa face externe (Fig. 194, 4). La glande sous-maxillaire est siluée au-dessus du grand hypoglosse dans la concavité qu'il décrit. au bord postérieur du muscle mylo-hyoïdien , le nerf de la douzième paire passe à la face profonde de ce musele, qui le recouvre ;-ct devient légère ant. IL est toujours appliqué sur la face externe du muscle h gosse et marche à peu près parallélement au eanal de Warthon , qui est situe s, entre lui et le nerf lingual. L'hypoglosse se divise alors en nom" anches Lert , qui s'épuisent dans les muscles hyo-glosse , stylogénio-glosse et lingual, Il s'anastomose par sez nombreux

sure (Fig. 194, 4):

pointe de la

fibres les plus antérieures peuvent êtr langu

Le grand hypoglosse fournit dans s branches terminales que nous avons di

et les

NERFS ENGÉPHALIQUES

OÙ CRANIE;

La branche descendante. — Elle nait du bord postérieur convexe du grand hypoglosse au moment où ce nerf contourne la carotide interne, se d rige en bas et en avant, eroise la face externe de la carotide externe {rès-pri de l'origine de ce vaisseau, longe le côté antérieur de la carotide primitive (Fig. 902, 9) et, arrivée au niveau du bord supérieur de la portion moyenne , tendineuse, du musele omo-hyoïdien , s'unit en anse à la branche descendante interne du plexus cervical, L'union de ces deux branches forme un petit plexus, que l'on trouve d'ordinaire qu devant et en dehors de la jugulaire interne (Fig. 202, 10). De ce plexus partent des filets pour les muscles omo-hyo dien , sterno-hyoïdien et sterno-thyroïdien. Le petit nerf destiné à muscle descend jusqu'auprès de ses attaches sternales et pénètre done dans la partie supérieure de la poitrine ; mais il s'épuise dans le sterno-thyroïdien et ne va pas au delà pour s'anastomoser avec le phrénique, comme l'a dit Valentin,

La branche descendante du grand hypoglosse n'est pas simple ; elle est forinée par un filet qui se porte de la douzième paire à la branche descendante interne du plexus cervical et par un second filet qui he en sens conir va se jeter dans l'hypoglosse: en elfet la branche desceidante du plexus cervical se partage en deux rameaux, dont lun prend part au petit plexus destiné aux muscles sous-hyoïdiens, tandis que l'autre remonte le long de la branche de l'hypoglosse pour se perdre dans ce nerf, On a voulu démontrer que la branche descendante de l'hypoglosse n'est autre chose que le filet anastomotique fourni par l'arcade des deux premiers nerfs cervieaux, filet qui, après s'être accolé au tronc de la douzième paire, s'en détacherait plus loin, de même que la corde du tympan par rapport au lingual; mais ce fait nous semble très-loin d'être prouvé.

% Le rameau thyro-hyoïdien.— Au niveau de la grande corne de l'os hycïde, on voit se détacher de la convexité de l’hypoglosse un nouveau raneau qui se dirige obliquement en bas, en avant et en dedans, et qui va se terminer dans le muscle thyro-hyoïdien (Fig. 202, 19).

3° Le rameau génio-hyoidien. — 1} nait de la convexité du tronc de la douzième paire, un peu au delà du précédent et va se perdre dans le muscle génio-hyoïdien.

Usages. Le nerf grand hypoglosse est le nerf moteur de la langue; il préside donc aux mouvements de cel organe et à l'articulation des sons. Dans ce dernier cas, les mouvements se font toujours ilatéralement et les deux nerfs entrent par conséquent en action simultanément, Mais, d'autre part, nous possédons la faculté de mouvoir la langue dans un sens déterminé , à droite ou à gauche, et de ne contracter, par conséquent, qu'un seul muscle à la fois ; ce mouvement s'exéeute après la mastication quand la langue va les parcelles alimentaires égarées dans la bouche. C'est précisé férence dans l'action des nerfs hypoglosses que Schrüde

é à expliquer par la différence d'origine des ilets de ces nerfs, filets dont les uns proviendraient, suivant lui, du corps rhomboïdal de l'o deraient aux mouvements bilati de l'articulation des sons, tandis que les autres auraient leur origine dans le noyau spécial dé l'hypoglosse et rés raient les mouvements de la langue en tant qu'organe de gustation et de déglutition.

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