L: PAROI ANTÉRIEUR
Les lèvres sont deux réplis musculo-cutanés situés en avant des arcades dentaires et circonserivant l'orifice buceal.
Goxronsariox ExrÉmEURE. — Chaque lèvre présente une face cutanée, une face muqueuse, un hord adhérent, un bord libre ; les angles de réunion des deux lèvres portent le nom de commissures ; les bords libres des lèvres sont pais, arrondis, un peu renversés en dehors, et recouverts par un tégument Hin et rosé, continu insensiblement avec la muqueuse et séparé de la peau par une ligne de démareation bien tranchée. Chez l’homme adulte leur face cutanée est couverte de poils; leur face postérieure est lapissée par la muqueuse, qui se réfléchit sur les mâchoires; il en résulte un sillon de séparation profond, interrompu seulement sur la ligne médiane par un repli muqueux plus marqué pour la lèvre supérieure, frein de la lèvre. La lèvre supérieure est limitée en haut par la base du nez et le sillon naso-lubial ; elle oflre en son milieu un uitière verticale, gouttière sous-nasale ; son bord libre décrit au repos une mt sur la un tubercule saillant. La du menton par un sillon transversal, sillon mentore, plus épais que celui de la lèvre supérieure et plus renen dehors, offre une ligne onduleuse à eourbures inverses et une petite dépression médiane, L'orifice buceal peut subir, sous l'influence des muscl des lèvres et des commissures, les plus grandes variations de forme et de dim
est sépa
nsions.
Structure des lèvres. — Les lèvres sont constituées d'avant en arrière par les couches suivantes : peau, couche musculaire, couche glanduleuse, muqueuse. La peau, d'abord dense, s'amineit de plus en plus en approchant du bord libre ; elle est très-adhérente aux muscles sous-jacents el contient des follieules pileux considérables. La couche museuleuse a été décrite en myologie (voy. p. 268). La couche glanduleuse (glandes lubiales) diminue d'épaisseur vers la ligne médiane et vers les commissures. La mqueuse est fine et mi
Vaisseaur el nerfs. — Les artères placées sous la muqueuse sont, pour la lèvre ricure, la coronaire labiale supérieure et des branches des artères sous-orbi taires, alvéolaires et buceales ; pour la lèvre inférieure, la coronaire labiale inférieure et des branches des artères mentonnières, sous-mentales et transversales de la face, Les reines se rendent dans les veines faciales. Les Hymphatiques vont aux ganglions sous-maxillaires, Les mers sensitifs viennent du trjjumeau , les moteurs du facial,
M. PAROIS LATÉRALES, — JOUFS.
Extérieurement, les joues, considérées comme parois de la cavité buccale, sont limitées, en haut par la base de l'orbite et la saillie de la pommette, en bas par le bord de la mâçhoire inférieure, en avant par le sillon naso-Hl en arrière par la saillie du bord antérieur du masséter. Intérieurement, elles sont limitées par la réflexion de la muqueuse buccale sur les maxillai
406 SPLANGINOLOGIE,
Les joues comprennent de dehors en dedans les couches suivantes : 1e la peau, assez mince, très-vasculaire, recouverte dle poils en bas et en arrière : dune couche adipeuse, rès-épaisse, surtout en arrière, où elle fornie en nt du masséter une boule graisseuse, qui ne disparait jamais, même chez Jes individus émaciés; 3e la couche musculaire, constituée essentiellement par le buceinatenr et accessoirement par le peaucier el les grands et petits zygoms tiques ; 4 la couche glanduleuse : elle se compose de petites glandes, glandes Buccales, dont les plus grosses pénètrent entre les fibres du huccinateur ; elles sont plus nombreuses autour de l’orifice du canal de Slénon ; quelques-unes , glandes molaires , forment un amas compacte en dedans de la dernière mo= lire inférieure et soulèvent la muqueuse sous forme de crête; 5 la nrngueuse sur laquelle vient s'ouvrir le canal de Sténon après avoir Lraversé couches sous-cutanées.
toutes les
Vaisseaux et nerfs. — Les artères des joues viennent de la maxillaire interne artères buccales, sous-orbitaires, alvéolaires, mentonnières), de la faciale et de la temporale (Iransversale de la face). Les veines se jettent dans les voines faciales. Les Iymphatiques vont aux ganglions parotidiens et sous-maxillaires. Les nerfs moteurs viennent du facial ; les nerfs sensitifs du trijumeau (nerfs buccal et sous-orl taire).