DIFFÉRENTES FORMES DE SURFACES ARTIGULAIRES
À. Surfaces articulaires dérieies du plan, — Le plan peut étre engendré de deux façons : où par la progression d'une droite qui glisse en avançant ct parallélement à elle-même, où par la rotation d'une droite tournant autour d'un axe qui lui est pervendiculaire. Nous avons dans ce genre d'articulations deux sortes de mouvements
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correspondant aux deux modes de
ession, par lequel la surface supérieure gliss Finférieure, et 2 un mouvement de rotation autoi deux surfaces osseuses ; cet axe s'appell rotation le plan dans lequel se meut un point quelconque pri le plan de rotation est toujours perpendiculaire à l'axe et se confond tourante.
Aux surfaces planes correspond un premier genre de diarthroses, le plus simple et le moins important. Dans les arthrodies les surfaces articulaires sont en général très-peu étendues ; aussi se joint-il souvent aux glissemt table balancement avec écartement des surfaces. Du reste, ces mouven toujours très-Himités. Comme moyens d'union, on trouve habituellement une simple capsule fibreuse renforçant Ia synoviale.
L. Surfaces articulaires dévivées du cylindre. — Ces surfaces peuvent être simples où composées, Dans le premier cas, les surfact cylindre ou une portion de cylindre de même rayon; dans le second , elles sont formées par la
union de plusieurs portions de cylindres de rayons différents.
a) Surfaces cylindriques simples.— 1 façons différentes : 1e par In progression d'un cercle avançant parallélement à lui-même, en décrivant avec son eentre une li le mouvement de rotation 4” droite parallèle à une autre droite servant d’axe et tournant autour de cet axe en e restant toujours à la même distance ; 3 par le mouvement en hélice de cette droite Len même temps que se fait son mouvement de rotation. Aux trois modes ion dn cylindre correspondent trois espèces de mouvements : 1° un cylindre creux pent glisser sur un cylindre plein comme les tubes d'une lorgnette ; 2 il peut tourner simplement autour du cylindre plein sans avancer ; 3 11 peut combiner les ents et exécuter un mouvement en spirale, c'est-à-dire tourner en
Aucylindre appartient un deuxième genre de diarthroses: In trochoide (ginglyme (+) latéral de quelques auteurs). Dans cette artieulat des surfaces osseuses e formée par un cylindre osseux plein, l'autre par un cylindre creux où plutôt par u anneau qui en général est seulement en partie osseux et complété par semi-annulaire ; tantôt c'est le cylindre plein qui tourne dans le € culation radio-carpienne supérieure), tantôt c'est liner (aultion le 'apophce oise af du als), mx tajine 3e de run 29
loin d'êt approcheraient plutôt d'un tr ee au point de vue du nu ent de la
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s les surfaces articulaires sont une ligne irrégulière, brisée où à l'axe de rotation et mené
s non plus par une Jigne droite, sinueuse, de façon que des coupes perpendiculaire» des endroits différents représentent toujours des e sont pus de mème rayon, landis que jar dos coupes passant per l'axe de rolalion perpendi
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Ci Trochoïdes, de +pàx, roue, et Lx, formes ginglyme, de YiYTvute, clamiére
Aux surfaces cylindriques composées correspond le troisième genre de diarthroses, la charnière où ginglyme angulaire. Dans ce cas, les axes des cylindres où des surfaces cylindriques articulaires sont perpendiculaires à l'axe même des os qui les supportent, tandis que dans la trochoïde ils se confondent avec cet axe; il en résulte que , dans la rotation de ces surfaces cylindriques, l'os mobile subit un déplacement
gulaire , par lequel il se rapproche ou s'écarto de l'os fixe. L'axe de rotation dans la charnière coïncide toujours avec l'axe de rotation du cylindre plein, et cet axe est toujours unique ; aussi n'y a-L-il de mouvements possibles que dans un seul plan de rotation, mouvements angulaires de flexion et d'extension, Les ligaments sont tou jours latéraux , c'est aux deux extrémités de l'axe de rotation, des
ion du coude), et la mortaise (ex. : articulation fibio-tarsienne) ; mais cette distinction est tout à fait superflue, et le mécanisme est absolument le même pour tous les deux.
C'est dans ces articulations en charnière qu'on rencontre souvent des surfaces en hélice , par exemple au coude , et, dans ce cas, un point donné de la surface tournante, au lieu de décrire un cercle, décrit une hélice et par suite ne reste pas dans le même plan; mais ces écarls, quoique quelquefois assez marqués, peuvent être négligés sans que les résullats soient faussés,
rivées de la sphère, — Elles sont au nombre de les surfaces sphériques pures, les gurfaces condytiennes ou condyles, et les surfaces en selle.
2) Surfaces sphériques pures, énarthrose (ex. : articulation coxo-fémorale). — La sphère peut être engendrée par la rotation d'un cercle autour de Lous les axes passant par le centre de la sphère. Il y a donc, pour les surfaces sphériques concordantes une infinité d'axes de rotation et de plans de rotation, et par suite une sphère creuse peut tourner sur une sphère pleine dans tous les sens et dans toutes les directions possibles.
A ces surfaces correspond l'énarthrose; dans ce cinquième genre de diarthroses il y a une infinité d'axes de rotation; mais pour analyser les mouvements de l'os qui supporte le segment de sphère mobile, on peut considérer trois axes princi respondant aux {rois dimensions du solide sphérique ou à trois de ses diamètres se coupant à angle droit. De là vient qu'on classe souvent les énarthroses dans les articulations à trois axes , en négligeant tous les axes intermédiaires. On a alors trois directions de mouvement , correspondant à ces trois axes , deux mouvements dans lesquels la surface sphérique mobile se déplace angulairement avec l'os qui la porte, mouvements angulaires se croisant réciproquement à angle droit, et un troisième mouvement par lequel la surface sphérique mobile tourne sur elle-même par un mouvement de rotation. Ainsi dans la Fig. 32, le mouvement angulaire consiste en un déplacement de l'os À, qui se porte en À’ en tournant autour de l'axe a, et le mouvement de rotation consiste dans un mouvement par lequel l'os À tourne sans se déplacer autour de l'axe a X. Dans ce dernier cas l'axe de rotation ou le diamètre prolongé de la sphère fixe, au lieu d'être perpendiculaire à l'axe de l'os mobile, coïn- Gide avec cet axe. Dans les deux autres cas, au contraire, l'axe de l'os mobile est toujours perpendiculaire aux axes de rotation de la surface sphérique fixe.
Ces deux genres de mouvements, mouvements angulaires et mouvements de rotaton, peuvent en définitive se faire autour de tous les diamêtres intermédiaires. Mais outre ces deux genres de mouvements il en est un troisième que l'os mobile peut exécuter sur l'os fixe, c'est le mouvement par lequel la surface osseuse mobile glisse sur la périphérie de la surface fixe, de façon que l'os passe successivement par toutes les positions extrêmes des différents mouvements angulaires et décrit un cône dont
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lé sommet est au centre de la sphère fixe et dont la base cireulaire (ou plus ou moi exactement circulaire) est-tracée par l'extrémité opposée de l'os mobile; c'est In unduction. Tous les mouvements de l'énarthrose se font dans la eavité de ce d'autres lermes, il circonserit l'excursion de tous les mouvements de l'a
use.
D) Surfaces condyliennes, condyles (ex. : articulation radio-carpienne), — Les surfaces condyliennes sont engendrées par la rotation d'un cercle autour d'un axe traversant ee cerele sans passer par son centre; suivant que la ligne génératrice ou l'arc plus où moins de 180», le solide en une forme comparable à celle d'une orange ou à celle d'un ot aiguës. Les surfaces condyliennes sont constituées par un segment d'un solide de ce genre. Elles présentent done , et ceci se voit très-bien sur deux coupes perpendiculaires l'une à l'autre, dans un sens une courbure faible où à #1 on, dans un sens perpendiculaire au précédent une courbure forte ou à petit rayon, et par suite deux axes de rotation se eroisant à angle droit sans se couper et situés tous les deux du même côté de l'interligne articulaire ais à des hauteurs différentes. 11 y a done deux plans de rotation et deux sortes de mouvements se croisant à angle droit dans quatre directions différentes ; ordinaire at le mouvement qui a le plus d'étendue est celui qui correspond à l'axe de rotation de la plus forte courbure.
Comme moyens d'union on trouve une capsule fibreuse habituellement renforcée aux quatre extrémités des deux axes de rotation et surtout aux extrémités de l'axe espondant à la plus forte courbu
faces en selle, articulations en selle ou par emboitement réciproque (ex articulation du trapèze et du premier métacarpien). — Les surfaces en selle sont engendrées par un are de cercle qui tourne autour d'un axe, en dirigeant sa convexité du côté de Paxez il en résulte un solide dont la surface a la forme d'une selle ou d'une ceinture; si l'on suppose l'axe de rotation vertical, elle sera conenve de haut en bas, convexe transversalement,
Ges surfaces forment un dernier genre de diarthroses , artieulations en selle où par emboitement réciproque (ex. : articulation du trapèze et du premier mélacarpien). Dans ces articulations la surface de chacun des deux os est alternativement convexe et concave : convexe dans un sens, concave dans le sens opposé, de façon que nous retrouvons à, comme dans les condyles, deux axes de rotation perpendiculaires l'un à l'autre; mais la différence existe en ce que dans les condyles les deux axes de rotation sont situés du même côté de l'interligne articulaire et passent par le même os, tandis que dans les surfaces en selle un des axes de rotation passe d'un côté de l'intertigne et l'autre du côté opposé. Pour cette articulation on a, comme pour la précédente, deux axes et deux plans de rotation el par suite deux genres de mouvements dans quatre directions différentes opposées deux à deux. Comme liga ments, on à habituellement une capsule fbreuse.
Articulations discordantes. — Nous avons supposé jusqu'ici que toutes les surfaces articulaires diarthrodiales sont parfaitement concordantes et que le contact de ces surfaces est intime el ne s'abandonne jamais. Mais ces deux conditions ne se présentent pas toujours. urfaces (par exemple la cupule du radius et le co dsle huméral) peuvent être parfaitement concordantes dans certains mouvements et ne l'être pas dans d'autres; leur contact, intime dans le premier cas, s'abandonne dans le second. Dans d'autres articulations la concordance n'est jamais parfaite ; ce= pendant l'écart est si faible qu'on peut le négliger, Mais il en est d'autres dans lesquelles la discordance est la régle, et qu une classe à part
sous le nom d'articulations à surfaces discordantes ou plus simplement d'articulations discordantes.
‘Dans ces articulations (par exemple articulation temporo-maxillaire) à une-surface convexe correspond une autre surface convexe, ou simplement une surface concave de plus grand rayon , de façon que les deux surfaces ne se touchent que par quelques points. Pour avoir une idée nette de ces surfaces, il faut les examiner non pas sur les os secs, où la couche cartilagineuse desséchée a perdu son épaisseur et la surface articulaire sa forme, mais sur les os frais. Ces articulations discordantes peuvent se er en deux classes : les, articulations à ménisque et les articulations sans ménisque.
4e Articulations à ménisque (ex. : articulation temporo-maxillaire). — Dans eotté classe , entre les surfaces articulaires discordantes vient s'interposer un ménisque ou ligament interarticulaire, dont les deux faces concordent avec chacune des surfaces osseuses el qui par suite a généralement la forme biconcave. Il en résulte que le ménisque transforme en réalité cette articulation en une articulation double et que chacune des articulations secondaires représente une articulation à surfaces concordantes, qui doit être étudiée à part et qui peut, être rangée dans l'un des genres admis plus haut pour les diarthroses. Seulement, à cause de l'élasticité du ménisque , l'inariabilité de formes d’une des surfaces articulaires n'existe plus, ce qui modifie les résultats et augmente le jeu de chacune des deux articulations. En résumé , ces articulations peuvent rentrer dans,la classe des diarthroses à surfaces concordantes sous le nom d'articulations doubles. Il arrive souvent (ex. : genou) que le ménisque est incomplet et que la division en deux articulations secondaires n'est qu'ébauchée ; mais si l'articulation“reste simple anatomiquement, puisqu'elle n'a qu'une seule synoviale , elle peut ; au point de vue physiologique, se dédoubler comme les précéentes °
2 Articulations sans ménisque (ex. : articulation atloïdo-axoïdienne). — Dans ce as les deux surfaces discordantes, habituellement convexes, ne sont pas séparées par unménisque interarticulaire et n'ont que quelques-uns de leurs points en conlet; l'articnlation reste simple et le vide partiel existant entre les deux surfaces, vide qui varie d'étendue suivant les mouvements, est rempli par la synovie et par les parties molles ambiantes, g
dusqu'ici, pour simplifier les cas, nous avons considéré les deux surfaces artieulaires en contact comme des surfaces continues appartenant chacune à un seuk os mais cela n'arrive pas loujours et, en réalité, il peut se présenter des cas plus com blexes. T1 peut se faire que plusieurs os se réunissent pour constituer une surface articulaire; on eh a un exemple au poignet (articulation radio-carpienne), où le condyle earpien résulte de la réunion de trois os ; on a alors une articulation composée. Une autre construction est celle dans laquelle les surfaces articulaires , au lieu d'être continues, se dédoublent , de façon à figurer deux articulations distinctes , tout en appartenant à un os. Dans ee cas, les surfaces articulaires sont séparées par une simple échancrure plus ou moins profonde (ex. : articulation de l'astragale et du caleanéum). On peut appeler ces articulations articulations dédoublées. D'autres fois enfin les surfaces articulaires appartenant au même os sont complétement distinctes et séparées l'une de l'autre aratomiquement ; tels sont les condyles du maxllaire inferieur, les condyles de l'occipital ; mais ces deux articulations sont physiologiquement solidaires, soit qu'elles aient un axe de rotation, commun comme les condyles de l'occipital, soit que chacune ait son axe de rotation distinct, comme pour les condyles du maxillaire inférieur, Ce sont là les articulations conjuguées, dans lesquelles on peut fire rentrer aussi les surfaces articulaires appartenant non plus à un seul 08,
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mais encore à un système composé de plusieurs pièces osseuses solidement attachées et se mouvant tout d’une pièce; telles sont les articulations des ares sterno-costaux avec le rachis
Dans le mécanisme d'une articulation les points importants à connaître sont lès axes de rotation, les plans de rotation et l'étendue ou l'exeursion des mouvements. Ces données une fois acquises, le mécanisme de l'articulation est complétement connu,
46 Pour trouver l'axe de rotation, ou les axes de rotation d'une articulation s'il y en a plusieurs, on peut employer plusieurs moyens. Un premier fait, c'est que toujours l'axe de rotation traverse l'os qui supporte la surface convexe ou du moins se trouve tion de l'axe est indiquée approximativement par la direction des. mouvements qu'exécute l'os mobile; ces mouvements se font dans un certain plan, plan de rotation, et l'axe est toujours perpendiculaire à ce plan. L'examen des courbures de la surface osseuse, quand elles sont très-précises et régulières, peut aussi à première vue indiquer la position de l'axe de rotation, qui passe forcément par leur centre. Mais pour arriver à une précision absolue, il faut employer les moyens suivants, qui se contrôlent l'un par l'autre et sont indispensables quand on veut connaitre parfaitement le mécanisme d'une articulation donnée. Le premier moyen consiste à enfoncer des aiguilles dans l'os traversé par l'axe de rotation aux deux points de sortie de cet axe, dont on connait déjà approximativement la direction par les moyens précédents. On cherche alors par tâtonnement le point où l'ai- &uille, lorsqu'on imprime des mouvements à l'os qui la porte, reste sans se d cer et ne fait que tourner sur elle-même ; cette aiguille prolongée indique la direction de l'axe de rotation. Le deuxième moyen consiste à trouver le plan de rotation d'une surface articulaire ; la perpendiculaire passant par le centre du plan de ro tion cvincide avec l'axe de rotation. :
Pour trouver le plan de rotation on se sert du procédé suivant : on enfonce en des endroits différents des aiguilles assez fortes dans l'os qui supporte la surface conave, de façon que la pointe de l'aiguille, dépassant un peu Ja surfa égratigner la surface convexe. Alors on imprime des mouvements à l'articulation ; les pointes des aiguilles entraînées dans le déplacement de la surface osseuse cor gravent sur le cartilage de l'autre surface osseuse des ligues superficielles ou des tracés. Comme ils sont situés dans le plan de rotation , il suflit de mener des coupes par ces tracés pour avoir la forme exacte des courbures articulaires et trouver facilement l'axe de rotation. Il peut arriver que le tracé, comme dans la trochlée humérale, décrive non plus un cercle ; mais un pas de vis; alors il ne se trouve plus dans un seul et même plan et il est impossible de mener une coupe en le suivant, ce qui. it immédiatement reconnaitre que l'on a alfaire à une surface en hélice ; cependant si le pas de vis est peu prononcé et l'écart du tracé faible, on peut mener une coupe approximative et chercher l'axe de rotation comme dans les cas simples.
3 L'étendue du mouvement ou l'ercursion du mouvement est soumise à plusieurs conditions, qui peuvent la faire varier. Une condition sine qua non du mouvement des diarthroses, c'est que les deux surfaces osseuses n'aient pas la même étendue ; il n'y a d'exception que pour les arthrodies, dans lesquelles les glis s sont très= limités. Dans toutes les autres une des surfaces, et c'est toujours la surface convexe , est plus étendue que l'autre; il en résulte qu' ie de la surface convexe, lan tôt d'un côté, lantôt d'un autre, est Loujours à découvert; ceci est surtout sensible pour la tête de l'humérus par rapport à la cavité gl
Les mouvements des articulations trouvent leur limite ou dans les os eux-mêmes où dans les parties molles, surtout les ligaments. Dans le premier cas les mouve-
ments sont limités par la rencontre de parties osseuses p heurter l'une contre l'autre et agissant comme surfaces d'arrêt ; telle est la rencontre de l'olécräne et de la cavité oléeranienne dans l'articulation du coude ; dans ca cas, une fois les deux surfaces d'arrêt en contact, le mouvement ne peut continuer; en effet, sil continuait, il faudrait que du eôté opposé à l'arrêt les surfaces osseuses pussent s'écarter el c'est justement à quoi les ligr ques s'opposent par leu tension. Dans le second cas les surfaces osseuses n'interviennent en rien dans la limitation des mouvements, qui est due à la seule résistance des ligaments. Les ligaments du reste n'agissent pas seuls ; les parties molles ambiantes interviennent aussi, et l'exeursion des mouvements est en général plus limitée sur le vivant que sur Je cadavre, sur un membre intact que sur une articulation dépouillée de ses parties molles ambiantes.
11 résulte de tout ceci que, dans les deux positions extrêmes d'un mouvement donné autour d'un axe de rotation, la tension des ligaments et des parties molles atteint son maximum, et qu'elle décroit peu à peu à mesure que l'os mobilé prend une position intermédiaire à ces deux positions extrêmes, où alors cette tension est réduite au minimum ; £'est cette position intermédiaire qu'on appelle position moyenne des artienlations ; c'est celle dans laquelle les ligaments et toutes les parties ambiantes sont dans le plus grand relâchement possible, et dans laquelle nous éprouvons le moins de fatigue; c'est celle que nous prenons instinctivement pendant le- sommeil ; celle enfin que prennent les membres lorsque des liquides pathologiques viennent à remplir et à distendre la cavité articulaire.
11 faut distinguer dans le mouvement d'une articulation le mouvement de la surfee articulaire et le mouvement de l'os lui-même qui supporte cetle surface. Il peut se faire que ces deux mouvements soient différents et que, par exemple , à un mouvement de rotation de la première corresponde un mouvement angulaire du second ex: flexion du fémur sur le bassin). Ceci arrive pour les os dans lesquels lé-partie osseuse qui supporte la surface articulaire n'est pas dans l'axe même de l'os, mais fait un angle avec lui; le fémur en offre l'exemple le plus remarquable; il forme avec son col qui supporte la tête du fémur un levier coudé, grâce auquel les mouvements de rotation de la tête peuvent se transformer en mouvements angulaires de l'extrémité inférieure du férur et vice versa.
Dans les mouvements qui se passent entre deux os, le plus souvent un des os est habituellement fixe, l'autre mobile; mais les rôles peuvent être intervertis et l'os fixe peut dans certaines conditions devenir à son tour mobile sur l'autre; tel est l'humérus qui se meut sur le cubitus dans l'exercice du trapèze. Ceci, du reste, ne change rien au mécanisme articulaire,
Dans certaines régions, comme dans le pied, le poignet , il s'accumle un grand nombre d'articulations dont les mouvements partiels aménent des mouvements de totalité du segment correspondant du membre, Ces mouvements partiels des articulations ayant lonjours une très-fible excursion et se perdant dans les mouvements d'ensemble , sont quelquefois très-difficiles à analyser, tandis que pour d
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Le tableau suivant résume les classes et les genres d'articul
ARTIROLOGIE.
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