‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 3)Chapitre 61 sur 382 · DES MUSCLES EN GÉNÉRAL. A · texte numérisé non relu

DES MUSCLES EN GÉNÉRAL. A

La ténacité du muscle est assez considérable, moins pourtant que celle des tendons; un plantaire grêle peut supporter, sans se rompre, un poids de 40 kilogrammes.

L'élasticité du muscle es plus faible que celle du caoutchouc, mais aussi cette élasticité est parfaite ; en d'autres termes, il se laisse distendre tractions, mais reprend ensuite exactement sa forme primitive. À l'état de repos le muscle est cependant toujours dans un certain état de tension ('); aussi voit-on, en

coupant un musele par le muscle à l'é

muscle inactif, c'est-à-dire qu'il est plus facilement extensible, Cette faiblesse d'élasticité des muscles fait qu'ils n'opposent presque pas de résistance aux muscles antagonistes et qu'après la cessation d'action des antagonistes ils reprennent leur première forme sans mouvements violents et désordonni

Propriétés vitales. — La nutrition et la sensibilité musculaires ne concernant que &rès-indirectement le mécanisme même de la contraction musculaire, n'ont vas à nous occuper à

Gontractitité museulaère, — La contractilité est cette propriété que possède la fibre musculaire, de se raceourcir sous l'influence d'un excitant (influx nerveux, électricité, agents mécaniques ete.). Cest elle qui produit le phénomène appelé contraction musculaire,

La contraction musculaire s'accompagne de modifications physiques (thermiques, électriques, sonores ete.) et chimiques; mais nous ne parlerons ici que des phénomènes anatomiques de la contraction musculaire et des modifications physiques ot mécaniques indispensables pour comprendre les mouvements qu'elle est destinée exécuter.

Phénomènes anaton laire est fixée par ses deux ext

ques de la contraction musculaire, — Si là fibre muscu-

émités à des points mobiles qu'elle soit en état de rapprocher, au moment ge sa contraction elle se raccoureit en masse en augmentant d'épaisseur, en même temps que ses stries transversales se rapprochent ; c'est abs0lument la même chose que pour un fl de exoutchouc auquel on laisse reprendre sa forme après l'avoir étiré, Si, au lieu d'être fée, la fibre primitive est libre par ses deux extrémités où par l'une d'elles, le raccourcissement semble se propager, par une série d'ondulations, dans les diverses parties de la fibre. De la réunion de tous ces raccourcissements partiels résulte le raccourcissement tolal du muscle. Seulement il est plus que probable que toutes les fibres d'un muscle ne se contractent pas en même temps pour produire le raccourcissement, et qu'à un moment donné, une partie seulement des fibres est en état de contraction.

Le raccourcissement du muscle sur le vivant ne dépasse guère un liers de la longueur primitive (longueur des faisceaux musculaires); plusieurs causes empêchent le raccoureissement d'être porté plus loin: résistance des muscles antagonistes dont la tension augmente à chaque instant, configuration des articulations, poids des leviers osseux à mouvoir, tension des parties molles; au contraire , une fois détac du corps et libres de toutes connexions, les muscles peuvent s ourcir des huit t, il augmente d'épaisseur et forme alors, du moins pour les muscles superficiels, une saillie parfaitement apparente sous la peau; en même temps il acquiert reté considérable chez les sujets vigoureux, dureté due à la résistance opposée aù raccourcissement

‘auteurs fonieité: , mais faible, et ï sanguine, état

{:) Crest celte tension passive, élastique, qui a été appelée par beaucoup mais. ce nom doit être réservé à un élat de contraction active, permanent serait sous la dépendance de l'innervation médullaire et de la circulati sur lequel les auteurs sont loin de s'accorder,

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par ses deux points d'attache et à la tension qu'elle lui communique; en effet, un muscle détaché et libre, en état de contraction, constitue une masse molle et sans consistance.

Mécanique musculaire, — Quand deux os sont réu ne articulation et qu'un muscle va de l'un à l'autre, il peut se présenter deux cas : où bien le muscle est rectiligne, où bien il est réfléchi

Dans le premier cas, le muscle en se contra points d'insertion, et la résultante du raccourcissement de toutes ses fibres pou représentée par une ligne idéale allant du centre d'une des insertions au centre de l'autre, ligne qui suffira pour figurer graphiquement le muscle Iui-même et sa direction. De même les os peuvent être représentés par des lignes idéales figurant l'axe de l'os(voy. Fig. 61). Le muscle en se contractant exerce une traction égale ses deux points d'insertion, et tend à les déplacer l'un vers l'autre d'une quantit égale ; mais les obstacles qui s'opposent à ce déplacement peuvent différer l des deux points ion, de façon que l'un d'eux peut se déplacer seulement d'une quantité très-faible 0 des inser= tions d'un muscle en insertion fire et insertion mobile; mais ces mots m'ont en qu'une valeur tout à fait relative; l'insertion fixe pourra dans certaines

reonstances. devenir insertion mobile et v t pour la plupart des une des insertions joue le plus 1x nent le rôle de point fixe, et c'est en général celle qui est la plus rapprochée de l'axe du tronc où de la racine des membres

Sie muscle est réfléchi, il pourra arriver deux cas : 1 où bien le point 4 ion est mobile et les insertions sont fixes; alors ce point de réflexion se rapprochera d'une droite joignant les deux points d'insertion du muscle ; c'est de cet ss muscles curvikgne ions fixes qui compriment les organes 2e ou bien le point de réftexion est fixe; alors chacune des insertions se rapproche du point de réflexion et nous rentrons dans le cas des muscl igne; ici du reste, comme ci-dessus, une des insertions du mur peut être fixe et l'autre se rapproche seule du point de réflexion; dans ce cas, le inusele, au point de vue physiologique, peut être considéré comme partant de son point de réflexion, et on peut faire abstraction de toute la partie intermédiaire entre ce point et l'insertion fixe

Si maintenant nous examinons les différentes positions qu'un muscle en état de contraction peut imprimer à un os mobile par rapport à un os fixe, nous trouver les cas suivants (Fig. 61):

ndra à rapprocher ses deux

49 Le musele fait avec l'os mobile un angle aigu MM'A (Fig. 61, 1).

Le muscle M M' tire le point mobile M° dans la direction M' M; il rop force qu'on peut décomposer en deux composantes : 1° l'une Ma, paralléle à l'os mobile et se confondant avec son axe, tend à presser cet os contre l'os fixe dans l'articulation À; cette partie de la force est done complétement perdue pour le mouvement ; 2e l'autre composante M' D, perpendiculiire à l'os mobile, entraîne le point mobile M dans la direction M' b} celle-là est scule utile. En comparant les deux figures Le 1, on voit que plus l'angle intercepté par les deux os est ubtus, plus il y a de force perdue et qu'à mesure que cet angle se rapproche d'un angle droit, la quantité de force utilisée devient plus grande.

nte une

2 Le muscle fait avec l'os mobile un angle droit (11). a force est utilisée et le point mobilo M! est M°M; c'est ce qu'on appelle le moment d'a

Dans ce eas , toute tion même du muse

ë dans la direc= muscle.

3e Le muscle fait avec l'os mobile un angle oblus À M° M (111).

Nous relrouvons li encore les deux composantes comimé dans le prernict M a tire le point mobile M' dans la direction M «et tend à € fixe dans l'articulation À; c'est done l'inverse de ce que nous avons vu préc ment; mais son effet est Loujours perdu pour le mouvement de l'os; 2 l'autre posante Mb tire le point M dans la direction M'b et posséde seule un effet utile. On comprend maintenant l'utilité des saillies articulaires sur lesquelles Les tendons se réfléchissent; en augmen- ù 1 tant l'angle d'incidence du muscle sur l'os mobile, elles favorisent d'autant l'action de la force motrice, IL est important de remarquer que, suivant qu'un muscle sera au début ou à la fin de sa contraction, il ÿ aura pression des surfaces articulaires les unes contre les autres, où tendance à l'évartement de ces surfaces. Beaucoup de muscles ne passent pas par les trois positions que nous avons étudiées et cessent d'agir avant d'avoi moment, c'est-à-dire le point où leur traction s'exerce perpendieulairement à l'os mobile. Quoi qu'il en soit, tous les mouvements imprimés à d'un muscle peuvent être ramen précédents. :

ous avons supposé un muscle tendu sur me soule articulation et allant d'un os à l'os contigu; mais il ÿ a

s muscles tendus sur plusieurs articulations et dont les contractions peuvent par conséquent s'exercer sur plusieurs os à la fois, lei le problème est plus co on peut toujours, il est vrai, app muscle sur une articulation donnée, en supposant toutes les autres fixes et les passer ainsi en revue les unes après les autres ; mais on n'a pas IA 6 qui se pass el ces mouvements, que nous supposons se sivement, se font simultanément et s les autres,

Dans tous ces mouvements l'os mobile représente uni levier dont le point d'appui est à l'articulation avec l'os d fixe, la puissance au lieu d'insertion du muscle moteur, la résistance en un point quelconque vari s'appliquer la résultante des actions de la pesanteur

au déplacement de l'os mobile (résistanec tension des parties molles ete.) Snisant les positions respectives de ces trois points, l'os mobile représentera un levier du premier, du deuxième où du troisième genre; les leviers du troisième genre sont les plus usités dans l'économie animale, et s'ils 4: sont défavorables au point de vue de la force, ils sont du moins très-favorables au point de vue de la vitesse du mouvement.

Un muscle n'agit jamais seul, lous les segments 0$seux dont se compose le squelette ayant une cortaine mobilité les uns sur les autres; pour qu'un. muscle déplace par une de ses extrémités un os donn que l'autre extrémité soit immo= ile et que par suite l'os qui lui donne attache soit fixé par d'autres muscles, et ainsi de suite de proche en proche jusqu'aux parties eentrales du squelette; pour les mou

Woïs. cas

plexe; action d'un

en réalité, n ire succes Le e modifient les uns

Fig. GI.

Pouitions d'un 04 mobite par rapport à un os fre

a18 MYOLOGIE,

sements peu énergiques cette fixation n'ayant pas besoin d'être absolue , s'opère soit par l'influence mécanique de la pesanteur, soit par des contractions tellement faibles qu'elles passent inapereues et que tout se fait à notre insu; mais celle énergie parait dans tout sité quand nous voulons exécuter un mouvement exigeant un {rès-grand déploiement de force musculaire ; alors tous les muscles entrent en contraction , et Le squelette forme un tout rigide et inflexible qui donne un point d'appui solide aux muscles spécialement chargés du mouvement à exéenter; c'est ce qu'on voit, par exemple, dans l'effort.

Les mouvements produits par ln contraction musculaire peuvent être envisagés de deux façons différentes : 49 on pent avoir égard aux mouvements d'un os isolé sur un autre os, autrement dit aux mouvements se passant dans une articulation ; 2» on peut avoir égard aux divers mouvements que peut produire ur muscle donné en le supposant agir isolément.

Les mouvements d'un os sur un autre sont en général le fait non pas d'un seul, mais de plusieurs muscles dits congénéres ; c'est ainsi qu'on a pu créer des groupes de féchisseurs , d'extenseurs ete. qui agissent probablement tous ensemble pour produire un mouvement donné. JL est du reste très-diflcile de faire la part de cha= eun des muscles qui composent un groupe dans l'exécution d'un mouvement.

Les mouvements que peut accomplir un muscle agissant isolément ont de recherches assez nombreuses; visager l'action d'un muscle ; car sur Le vivant la contraction isolée d'un muscle en vue d'un mouvement donné est un fait tout à fai . Cependant il ÿ a là des indications précieuses et qu'on aurait tort de négliger; malheureusement pour beaucoup de muscles nous sommes encore dans l'incertitude la plus absolue. tion d'un muscle on peut employer plusieurs procé= davre, les autres sur le vivant. À priori, la direction d'un muscle indique déjà le déplacement qu'il pourra faire subir à l'os mobile et le sens de ce déplacement. On peut y arriver encore en cherchant dans quelle situation les fibres musculaires éprouvent le plus grand relichement possible. Sur le vi- Mode de faradisation localisée de Ducheune, de Boulogne, à permis d'élecgrande quantité de muscles et d'étudier les mouvements qu'ils produisent. Enfin on utilise encore à ce point de vue Les faits pathologiques; c'est ainsi que les paralysies musrulaires en abolissant € mouvements et les contractures où contractions permanentes des muscles, en plaçant les os dans des positions dé minées, ont fourni des données } es sur ce point de physiologie musculaire.

Un seul et même muscle peut avoir une action ente par ses différents faisceaux, el il est prouvé que, malgré l'homogénéité apparente d'un corps charnu , certaines portions de ee corps peuvent rester pendant que les autres 80. contractent; il peut même y avoir anta tre deux portions d'un même muscle, et dans ce cas, si le muscle entier se contracte, les actions contraires s'annulent. F'est à ce point de vue qu'on considère souvent dans les muscles une action principale dans laquelle toutes les fibres interviennent, et des ns lesquelles une partie seulement des fibres se contractent, On dit encore qu'un muscle agit accessoirement quand il ne fait que contribuer pour une faible part à un mouvement exécuté plus spécialement par un autre muscle.

Les muscles produisant des mouvements absolument contraires sont appelés muscles antagonistes; tels sont Les Réchisseurs el es extenseurs, À l les os prennent une position mo iédiaire entre les deux’ positions extrêmes amendes par la contraction des antagonistes ; cette position moyenne peut du reste varier suivant la prédominance de tel ou tel groupe, car il ÿ a rarement égalité de masse et par suite de tension élastique entre deux groupes opposés ; ainsi pour les membres infé: rieurs le poids des extenseurs est plus du double de celi des fléchisseurs (Weber).

Rigidité cadavérique. — Le muscle conserve encore un certain temps après ln mort phénomène

du muscle est la rigidité dite cadarérique. Elle parait à une époque très-variable et qui peut osciller d'un quart d'heure à vingt heures après la mort, et marche en général dle haut en bas; les membres prennent l'attitude demi-fléchie ; les muscles deviennent durs, rigides; en même temps ils perdent leur exeitabilité ; leur élasticité dev moins parfaie; leur cohésion diminue et ils se déchirent assez facilement. Cet état cure plus où moins longtemps et est en que le dé

dé plus rapide. Dès qu'il a cessé

de la décomposition putride. Cette nine ou du contenu de la fibre nv

use:

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